Synthèse de presse

05 juin 2014

12h30 | Par INSERM (Salle de presse)

L’autodépistage du cancer du col de l’utérus

Une étude, publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), a montré qu’« un test réalisé par les femmes elles-mêmes permet de détecter les cellules précancéreuses aussi efficacement et pour le même prix qu’un dépistage par frottis habituel », indique Le Figaro. Selon le Dr Ken Haguenoer, chercheur au CHRU de Tours et auteur principal de l’étude, « malgré les recommandations nationales [d’un dépistage systématique pour les femmes de 25 à 65 ans], environ 40% des femmes échappent encore à la surveillance ». Le journal explique qu’avec l’autodépistage, la femme « prélève elle-même quelques cellules, chez elle, au moyen d’un écouvillon (une sorte de long coton-tige) qu’elle place ensuite dans un tube en plastique et envoie par courrier au laboratoire. En cas de résultat positif, un frottis doit être réalisé ». Ken Haguenoer indique : « Notre recherche montre que [le dépistage à domicile] permettra certainement de réduire encore le nombre de cancers du col de l’utérus diagnostiqués en France ».

Le Figaro, 05/06

L’ennemie des centenaires : la pneumonie

Le Figaro et Le Quotidien du Médecin présentent les résultats d’une étude anglaise, publiée dans Plos One, qui révèlent que la pneumonie est l’un des causes principales de décès des centenaires. Dans le cadre de cette étude, l’équipe du Dr Catherine Evans, du King College de Londres, a comparé « plus de 35 000 certificats de décès de personnes mortes entre 2001 et 2010 après avoir dépassé le siècle, avec ceux des personnes décédées entre 80 et 99 ans », indique Le Figaro. Un centenaire sur trois est considéré comme mort de vieillesse, et près d’un sur cinq (18%) a succombé à une pneumonie (contre 6% pour les 80-99 ans). Par contre, seulement 4% décèdent d’un cancer et 9% d’une attaque cérébrale, contre 24% et 17% pour les octogénaires. Selon le quotidien, la France compte 1 000 centenaires de plus par an. Ces centenaires seront 200 000 en 2060, estime le quotidien. Le Pr Bruno Vellas, coordonnateur du gérontopôle de Toulouse, souligne : « Nous devons absolument repérer les sujets fragiles, premier stade de la dépendance.» L’article du Figaro précise que « les prendre en charge le plus tôt possible permettraient sans aucun doute de diminuer le taux de pneumonies chez les plus âgés et d’adapter les traitements à chacun. ».

Le Figaro, Le Quotidien du Médecin, 05/06

En Bref

Le Quotidien du Médecin rend compte des « Journées portes ouvertes de l’Inserm à Nantes », qui ont lieu dans le cadre des 50 ans de l’institution. Le journal souligne que « le laboratoire de thérapie génique de Nantes figure parmi les 17 laboratoires dans 14 villes qui ont accueilli 335 personnes » souhaitant mieux comprendre le fonctionnement et les contraintes de la recherche scientifique et médicale. Véronique Blouin, de l’Institut de recherche nantais, a fait visiter au public les locaux du laboratoire de thérapie génique qui travaille sur les maladies rares. Le Quotidien du Médecin, 05/06

Le Nouvel Observateur se penche sur « les bêtabloquants pour soigner le stress ». Selon le Dr Pierre Setbon, cardiologue et auteur de l’ouvrage « Ma médecine antistress », « les bêtabloquants sont très efficaces [contre le stress] et possèdent beaucoup moins d’effets secondaires que les psychotropes ». L’hebdomadaire souligne : « Même s’il ne faut pas négliger l’utilité des psychotropes dans le traitement de la vraie anxiété ou de la dépression, les bêtabloquants constituent une piste intéressante dans le domaine du stress, qui mériterait la mise en place d’études cliniques ». Le Nouvel Observateur, 05/06
Le 25e congrès de la Société française d’hygiène hospitalière, qui a lieu à Marseille aujourd’hui, sera l’occasion de dresser le bilan de l’expérience utilisant le cuivre menée dans deux hôpitaux contre les maladies nosocomiales, souligne Le Parisien. Le centre hospitalier de Rambouillet (Yvelines) et le service de néonatalité du CHU d’Amiens (Somme) « se sont équipés de poignées de porte, rampes d’accès et autres éléments en cuivre labellisés Anti-microbial Cooper », indique le quotidien. Selon les deux établissements, le nombre de bactéries a diminué sur les surfaces de contact. Le Dr Patrick Pina, responsable de l’équipe opérationnelle d’hygiène de l’hôpital de Rambouillet, estime qu’« il faut poursuivre dans ce sens et intensifier les recherches ». Le Parisien, 05/06

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