Synthèse de presse

13 juin 2013

11h57 | Par INSERM (Salle de presse)

Les risques sanitaires des pesticides pour les agriculteurs

L’Inserm rend publique aujourd’hui une expertise collective, réalisée à la demande de la Direction générale de la Santé. Comme le soulignent Le Figaro et Libération, cette expertise porte sur les risques sanitaires associés à une exposition aux pesticides, en particulier dans le monde agricole, et sur les effets sur le fœtus et les jeunes enfants. L’expertise, qui a fait le bilan de la littérature scientifique internationale des trente dernières années, a constaté, concernant la période prénatale, « une augmentation significative du risque de fausses couches et de malformations congénitales lors d’une exposition professionnelle de la mère », indique Le Figaro. Le quotidien ajoute que d’autres études montrent « une atteinte de la motricité fine, de l’acuité visuelle et de la mémoire récente de l’enfant », ainsi qu’« un risque accru de leucémie et de tumeur cérébrale ». Les experts, qui prônent un meilleur suivi longitudinal des enfants, estiment cependant que « l’ensemble des conséquences potentielles d’une exposition aux pesticides pendant la grossesse est encore insuffisamment évalué comme par ailleurs celles d’une exposition durant la période préconceptionnelle, la petite enfance et la période pré ou pubertaire ». L’expertise collective constate notamment une hausse du risque de cancer de la prostate chez les agriculteurs, les ouvriers d’usines de production de pesticides et les populations rurales, de même qu’un risque accru de lymphomes non hodgkiniens et de myélomes multiples.

Le Figaro, Libération, 13/05 – Expertise collective de l’Inserm : « Pesticides : effets sur la santé »

La bouche, porte d’entrée du bisphénol A

Des chercheurs de l’Inra et de l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse révèlent que « le bisphénol A (BPA) pénètre directement dans le sang au niveau de la bouche, une nouvelle porte d’entrée dans l’organisme mise en évidence chez l’animal », rapporte l’AFP. Selon l’étude, menée chez le chien, le BPA traverse la muqueuse sublinguale et accède directement à la circulation sanguine. « Cette porte d’entrée dans l’organisme conduit à des concentrations dans le sang près de 100 fois supérieures à celles attendues lorsque la même quantité de BPA est absorbée au niveau intestinal », explique l’agence de presse. Selon les chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue Environmental Health Perspectives, « si cette perméabilité était confirmée chez l’homme, du BPA pourrait directement pénétrer dans l’organisme par la muqueuse buccale », explique l’AFP. Et d’ajouter : « Elle révèlerait alors une voie originale d’entrée dans le corps humain qui est utilisée comme thérapeutique pour certains médicaments et qui contourne la fonction protectrice du foie ».

AFP, 12/06

En Bref

Une équipe canadienne dirigée par le Dr Valérie Mongrain, directrice du laboratoire de physiologie moléculaire du sommeil au Centre d’études avancées en médecine du sommeil de l’hôpital du Sacré-Cœur, à Montréal, révèle qu’une substance secrétée par le cerveau, la neuroligine-1, contrôle le sommeil, souligne Aujourd’hui en France. Elle influe sur le fait de dormir profondément, ou d’être au réveil « instantanément d’attaque ». Ainsi, se réveiller difficilement peut être dû à un manque pour les synapses du cerveau de neuroligine-1, explique le quotidien. Outre les troubles du sommeil classiques, le Dr Mongrain estime que cette découverte pourrait avoir des applications notamment dans le cadre de « plusieurs maladies psychiatriques telles que l’autisme, dont les personnes atteintes éprouvent des difficultés à bénéficier d’un sommeil de qualité ». Aujourd’hui en France, 13/06

Les premiers états généraux du rein, initiés par l’association de patients Renaloo et qui réunissent patients, professionnels, établissements et institutionnels, s’achèveront le 17 juin, indique Humanité Dimanche. L’enquête, menée dans le cadre des états généraux, constate, outre des disparités régionales, un moindre accès à la greffe des personnes non diplômées lié notamment à un moins bon accès à l’information. « Seuls 12 000 des 38 000 malades dialysés, soit environ 30%, sont inscrits sur la liste d’attente », explique le journal. Après l’enquête et plusieurs mois de travaux, les états généraux, qui visent 55% de patients transplantés d’ici à 2020, proposent des solutions, comme l’élargissement du cercle des donneurs. Ils souhaitent notamment multiplier les donneurs vivants qui permettent des greffes, quand elles sont réalisées tout de suite (avant la première dialyse), avec un meilleur résultat, et les donneurs en état de mort cérébrale en abaissant le refus des familles à 20% contre 32% actuellement. Humanité Dimanche, 13/06

 Dans l’affaire Teva, le parquet de Paris a ouvert, hier, une enquête préliminaire sur le mauvais conditionnement de boîtes du diurétique Furosémide 40 mg du laboratoire, indiquent Les Echos. Le motif de l’enquête : tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires, mise en danger d’autrui et administration de substance nuisible. L’inspection diligentée par l’Agence nationale de sécurité du médicament sur le site de Sens (Yonne) n’a constaté aucun dysfonctionnement, ni aucun défaut d’organisation dans la production. L’hypothèse d’un acte de malveillance apparaît de plus en plus plausible, comme le souligne François Chast, membre de l’Académie nationale de pharmacie. Les Echos, Le Quotidien du médecin, 13/06

Les Echos présentent le projet Organ Care System (OCS), expérimenté dans le service de chirurgie thoracique de l’hôpital Nord de Marseille. Ce dispositif, imaginé par la société Transmedics, consiste à ventiler et perfuser par un branchement facile le greffon pulmonaire au lieu de le refroidir. Il « transforme l’organisation d’une transplantation, car il réduit le degré d’urgence, élargit la sélection des greffons et diminue les risques de rejet », explique le Pr Pascal Thomas, qui dirige le service de transplantation à Marseille.Les Echos, 13/06

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