Synthèse de presse

18 août 2016

11h54 | Par INSERM (Salle de presse)

PZM21 : une molécule prometteuse contre la douleur

L’AFP souligne qu’une étude à l’initiative du Dr Brian Kobilka à Stanford (Californie) et de ses collègues américains et allemands, publiée hier dans la revue Nature, met en avant une nouvelle molécule « prometteuse » pour combattre la douleur. Aussi efficace que les médicaments opiacés, la PZM21 testée sur la souris aurait une efficacité plus longue et serait quasiment dépourvue d’effets indésirables sur la respiration, expliquent les auteurs. La molécule pourrait par ailleurs générer moins d’accoutumance que la morphine et les produits apparentés. L’Agence France Presse note que la détermination de la structure en trois dimensions des récepteurs opioïdes par une équipe franco-américaine (Sébastien Granier, Montpellier Inserm/CNRS et Aashish Manglik de l’équipe du Dr Kobilka), présentée en 2012 dans la même revue, a facilité ce travail de recherche. Toutefois, la molécule doit encore faire preuve de son efficacité chez l’humain, ce qui pourrait prendre encore plusieurs années.

AFP via Sciencesetavenir.fr, 17/08

Les méfaits de néonicotinoïdes sur les abeilles

Alors que le gouvernement français a adopté durant l’été la loi sur la biodiversité qui imposera l’interdiction des néonicotinoïdes à partir de 2018, Le Figaro précise qu’une étude anglaise publiée cette semaine dans la revue Nature Communications, portant sur la période 1994-2011, montre une baisse des populations d’abeilles sauvage après l’introduction de ces pesticides. Ben Woodcock, l’un des auteurs de l’étude, chercheur au centre d’écologie et d’hydrologie du Natural Environment Research Council britannique, souligne : « Nous constatons que le déclin de populations a été trois fois plus rapide pour les espèces qui se nourrissent de pollen et de nectar de colza comme les bourdons terrestres par exemple, par rapport à celles qui préfèrent d’autres fleurs ».

Le Figaro, 18/08

En Bref

Le Parisien s’interroge : faut-il réglementer les « médicaments-bonbons » ? Un nombre croissant de médicaments (antidouleur, antifièvre, antidiarrhée, antitoux…), le plus souvent en vente libre, sont dotés de saveur supposées agréables (fraise pour les enfants, cappuccino pour les adultes…). Si le procédé est connu (aromatiser un traitement pour le rendre plus tolérable), il inquiète la députée Michelle Delaunay et des pharmaciens. Ces derniers invoquent la banalisation des médicaments, des mésusages, une surconsommation, voire des accidents, si le médicament est réellement assimilé à un bonbon.

Le Parisien, 18/08

Initialement destinés aux patients souffrant de douleurs sévères, l’explosion de la consommation d’antidouleurs opiacés inquiète les autorités américaines, soulignent Les Echos. Outre-Atlantique cette surconsommation, qui est responsable de nombreux décès, est devenue un problème de santé publique. Toutefois l’encadrement de la prescription de cette catégorie de médicament en 2014 et la publication de recommandations en mars dernier semblent contribuer à une prise de conscience de la part des médecins. Plusieurs études montrent que les ventes amorcent un recul.

Les Echos, 18/08

Archives

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