Synthèse de presse

21 février 2013

12h04 | Par INSERM (Salle de presse)

Le manque d’information des malades du cancer sur les risques pour leur fertilité

Un rapport commun de l’Agence de la biomédecine et l’Institut national du cancer (Inca) souligne que « les jeunes patients ne sont pas bien informés du risque de stérilité lié aux traitements [contre le cancer] et des moyens de les prévenir », explique Le Figaro. Selon l’Agence et l’Inca, « le risque d’altération de la fertilité est assez bien pris en compte chez les hommes, mais il n’en est pas de même pour la femme, l’enfant et l’adolescent ». Environ 4 500 cas de cancer sont diagnostiqués chez la femme  de moins de 35 ans et 2 000 chez l’adolescent. Un enfant sur 500 est touché par un cancer avant sa seizième année. Dans le même temps, le taux de survie a progressé. Selon le Dr Natalie Hoog-Labouret de l’Inca, « on estime qu’entre 20 et 30 ans, un Français sur mille a survécu à un cancer de l’enfance et doit faire face aux complications induites par les traitements ». Il existe cependant « un panel de techniques, mises en œuvre avant le début du traitement, qui permettent de sauvegarder la fertilité », souligne le quotidien. Il est en effet possible de conserver sans dommage spermatozoïdes, embryons et ovocytes pour qu’ils soient réutilisés après la guérison. Le rapport recommande une information complète des malades et de leurs familles, car « actuellement, la révélation de l’infertilité se fait encore trop souvent au moment où le malade souhaite concevoir », souligne le Dr Françoise Merlet, à l’Agence de la biomédecine.

Le Figaro, 21/02

Restauration partielle de la vision grâce à un œil artificiel

Des chercheurs, dirigés par le Pr Eberhart Zrenner, de l’université de Tübingen en Allemagne, dont les travaux sont publiés dans les Proceedings of the Royal Society, ont réussi à « restaurer une partie de la vue de six patients sur neuf traités grâce à une prothèse appelée Retina », indique Le Figaro. L’opération a consisté à « introduire chirurgicalement dans l’épaisseur de la rétine un implant d’une surface de 3 mm sur 3 mm, muni de 1 500 microphotodiodes, capables de capter la lumière et de transmettre un signal électrique aux cellules profondes de la rétine (…) », explique le quotidien. Grâce à cet essai, huit patients peuvent désormais percevoir de la lumière, sept la localiser, six ont vu réapparaître une certaine acuité visuelle dont trois réussissent même à déchiffrer des lettres. Le Pr José-Alain Sahel, directeur de l’Institut de la vision et chef du service d’ophtalmologie à l’hôpital des Quinze-Vingts à Paris, souligne : « Le système Retina est l’un des deux systèmes prometteurs de prothèse rétinienne. L’autre est le système Argus [américain], déjà implanté chez plus de 60 patients. Les résultats publiés confirment ceux présentés il y a trois ans par la même équipe allemande et sont analogues à ceux obtenus avec Argus ». Les deux procédés sont destinés aux patients aveugles atteints de rétinite pigmentaire. Ils visent à « suppléer la défaillance des photorécepteurs de la rétine due à la maladie », explique le quotidien.

Le Figaro, 21/02

En Bref

La Croix souligne que 39% des Français utilisent des médecines douces, selon le dernier sondage sur le sujet réalisé par l’Ifop et publié en 2007. 47% des femmes et 31% des hommes déclarent avoir eu recours à une médecine non conventionnelle durant les douze derniers mois. L’homéopathie arrive en tête des médecines naturelles utilisées, suivie de l’ostéopathie et de la phytothérapie. L’objectif premier, selon l’enquête, pour 39% des cas est de « vouloir prendre moins de médicaments ». Boris Hauray, sociologue à l’Inserm, explique : « Toutes ces pratiques, notamment l’ostéopathie, sont beaucoup moins controversées qu’elles ne l’ont été dans le passé. Ce qui rassure les patients et contribue sans doute à leur diffusion à un plus large public ». La Croix explique que « dans la majorité des cas, il s’agit de pallier les manques de la médecine traditionnelle, pas de la remplacer ». La Croix, 21/02
Philippe Gabriel Steg, professeur de médecine à l’université Paris-Diderot, cardiologue à l’hôpital Bichat et chercheur à l’unité Inserm U-698, estime, dans Le Monde, qu’« il n’y a ni scandale ni controverse » sur le cholestérol. Contrairement à ce qu’affirme le Pr Philippe Even, dans son livre « La Vérité sur le cholestérol » à paraître demain (cf synthèse de presse du 14 février), Philippe Gabriel Steg souligne que « les statines sont un médicament efficace » permettant de baisser le cholestérol et prévenir l’infarctus. Le Monde, 21/02
Le Programme des Nations unies pour l’environnement et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) expliquent, dans un rapport publié le 19 février à Nairobi, au Kenya, que « les perturbateurs endocriniens peuvent favoriser l’émergence de cancers ou de troubles du système nerveux », indique la journaliste Eliane Patriarca, dans Libération. Les deux agences de l’ONU souhaitent que des recherches approfondies sur ces substances soient lancées rapidement. Libération, 21/02
Le groupe Teva Pharmaceutical Industries a conclu un accord avec Gilead, le laboratoire américain qui commercialise le traitement contre le sida, Viread, rapporte La Tribune. Grâce à cet accord, les malades du sida ou de l’hépatite B pourront, à partir du 15 décembre 2017, être traités avec un générique, a priori moins coûteux. La Tribune, 21/02
Afin de lutter contre le suicide, la direction de la police compte « instaurer des contrôles inopinés d’alcool et d’usage de stupéfiants dans les services », indique l’AFP qui s’est procuré un projet d’arrêté. Dans ce projet, la direction générale de la police nationale (DGPN) souligne qu’une étude de l’Inserm, réalisée dans le cadre de la prévention au suicide au sein de la police, avait « mis en évidence le rôle des conduites addictives dans le passage à l’acte ». AFP, Europe 1, 20/02
Selon le réseau Sentinelles-Inserm, plus de 2,7 millions de personnes ont été touchées par la grippe en neuf semaines d’épidémie, rendent compte l’AFP, Aujourd’hui en France et les chaînes radiophoniques. Sentinelles-Inserm estime cependant que cette « longue » épidémie « pourrait amorcer sa décrue cette semaine ». Le Dr Thierry Blanchon du réseau souligne que « le nombre de cas [qui consultent] est plus important [cette saison]. L’épidémie est plus longue que les épidémies récentes et plus longue que la moyenne des épidémies observées depuis quasi 30 ans ». L’Institut de veille sanitaire (InVS) estime que l’épidémie n’a pas atteint son pic, même si sa progression marque le pas depuis deux semaines. AFP, France Bleu, France Info, Nostalgie, Radio Classique, Sud Radio, 20/02, Aujourd’hui en France, 21/02

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