Synthèse de presse

25 juillet 2013

12h03 | Par INSERM (Salle de presse)

Vers un dopage génétique ?

Le Figaro se demande : « A l’heure des manipulations génétiques et des nouvelles molécules biomimétiques, le dopage pourrait-il devenir de plus en plus technique ? » Le quotidien explique que « l’usage de l’EPO (érythropoïétine), comme celui de l’hormone de croissance, a été rendu possible par les avancées de l’industrie pharmaceutique ». Le spectre du dopage est réapparu avec la publication des premiers essais cliniques utilisant la thérapie génique. Dès 2003, le Comité international olympique et l’Agence mondiale antidopage ont inscrit la thérapie génique sur les listes des produits et procédés interdits. Le Dr Stéphane Bermon, médecin à l’Institut monégasque de médecine et chirurgie du Sport, souligne : « Si de grosses équipes de recherche qui travaillent pour guérir des patients se cassent encore les dents sur des problèmes techniques, on peut douter que des professionnels du dopage, même brillants, y parviennent. A moins qu’ils n’acceptent de faire courir aux sportifs des risques qui ne seraient jamais admis dans un protocole de recherche ». Selon le Dr Bermon, également membre de la Commission médicale et antidopage de la Fédération internationale d’athlétisme, l’avenir du dopage résiderait surtout dans la modulation de l’expression génique, soit « l’utilisation de molécules capables d’augmenter la production par les propres gènes de l’athlète de protéines susceptibles d’améliorer ses performances », explique Le Figaro. Par ailleurs, la publication d’une liste de 214 gènes potentiellement « liés » à la performance sportive chez l’homme induirait une sélection des jeunes athlètes selon leur patrimoine génétique.

Le Figaro, 25/07

Contrôler la composition des crèmes solaires

Humanité Dimanche se penche sur les crèmes solaires, « décriées en raison des molécules qu’elles contiennent ». Le journal explique que « si les filtres minéraux ont été développés, pression ou pas du bio, c’est surtout parce que les filtres chimiques sont, pour certains, accusés d’être des perturbateurs endocriniens ». Mais, ajoute-t-il, les filtres minéraux (dioxyde de titane, oxyde de zinc), « pour atteindre des indices de 30 au moins et ne pas laisser des traces blanches », contiennent pour certains des nanoparticules, « elles aussi soupçonnées d’induire des mutations ou des altérations de l’ADN ». Laurence Coiffard, directrice du laboratoire de pharmacie industrielle à l’université de Nantes, préconise de ne plus considérer les crèmes solaires comme des cosmétiques mais comme des médicaments, afin de permettre aux autorités d’effectuer un contrôle plus strict de leur composition. 

Humanité Dimanche, 25/07

En Bref

La Croix consacre un article à la qualité des eaux de baignade. Le quotidien souligne qu’« au cours des dernières décennies, la France a vu la qualité de ses eaux de baignade s’améliorer ». Et d’ajouter : « En 2006, une directive européenne, traduite en droit français en 2008, a fortement abaissé les seuils d’alerte. Pour l’‘‘Escherichia coli’’ par exemple, les concentrations tolérées pour être en conformité avec les valeurs européennes ont été divisées par deux ». Selon le journal, afin d’éviter que « ces nouvelles mesures, prises en compte à partir de 2015, ne fassent basculer de trop nombreuses zones dans la catégorie de qualité inférieure, la France a mené un long travail de prévention ». La Croix, 25/07
Laurence Borde, membre des Company Doctors, réseau de consultants en entreprise, donne son point de vue dans Les Echos sur la « souffrance au travail ». Selon elle, une piste « prometteuse [qui] s’ouvre aux managers » est le « neuromanagement ». Celui-ci, qui est la « fusion des neurosciences et du management », « découle des progrès impressionnants dans la connaissance du cerveau », explique-t-elle. Elle souligne : « Le ‘‘neuromanager’’, qui sollicite et stimule la plasticité cérébrale dans la gestion de ses équipes, bénéficie d’une longueur d’avance. Il n’aura pas besoin d’un long apprentissage pour décrypter les comportements, gérer les changements et maîtriser le stress (…) ». Les Echos, 25/07
Afin de lutter contre l’obésité, le gouvernement britannique vient de lancer un nouveau système d’étiquetage, basé sur un code couleurs universel (celui du feu rouge). Des couleurs (rouge, orange, vert) permettront aux consommateurs de savoir si le produit est source de prises de poids ou pas. Les associations de santé, comme la British Heart Foundation, apprécient cette initiative. Mais, cette dernière pourrait affecter les exportations françaises. Pour l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), « les couleurs sont attribuées en fonction de la quantité de nutriments pour 100g de denrées, alors que les vrais repères devraient être les portions, différentes selon les aliments ».La Tribune, 25/07

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