Synthèse de presse

30 septembre 2013

11h02 | Par INSERM (Salle de presse)

Une Française sur cinq a changé de contraceptif depuis janvier

Marisol Touraine, la ministre de la Santé, a indiqué, le 26 septembre, à l’occasion de la Journée mondiale de la contraception, qu’une Française sur cinq aurait changé de contraceptif depuis janvier, souligne Le Figaro. La polémique sur les risques liés aux pilules de 3e génération de l’hiver dernier a conduit 20% des femmes à consulter un médecin. Le Dr Sophie Gaudu, chef de service à la maternité des Bluets, explique : « Après la crise des pilules, on a constaté de très nombreuses demandes de consultation pour discuter du mode de contraception, en particulier des dispositifs de longue durée comme le stérilet ou l’implant hormonal ». Selon les données du ministère de la Santé, les pilules de 3e et 4e générations représentaient, en août 2013, 24% des ventes de contraceptifs oraux, contre 47% avant la polémique. Par ailleurs, les ventes de dispositifs intra-utérins (stérilets) ont augmenté de 26% d’une année sur l’autre. Les stérilets qui ne diffusent pas d’hormones ont enregistré la plus forte progression (+45%), rapporte Le Figaro, qui cite les chiffres du ministère. Le ministère de la Santé a en outre lancé, le 28 septembre, le premier site officiel d’information sur l’interruption volontaire de grossesse (ivg.gouv.fr).

Le Figaro, 30/09

Opération « Octobre rose » et dépistage du cancer du sein

A la veille du lancement de l’opération Octobre rose, Les Echos font le point sur le dépistage du cancer du sein. Le quotidien explique que « la précédente édition d’Octobre rose avait été parasitée par une polémique sur l’intérêt des programmes de dépistage automatique ». Afin d’éviter toute nouvelle « querelle », les autorités sanitaires ont décidé de « placer la campagne 2013 sous le signe de la pédagogie », souligne le journal. La présidente de l’Institut national du cancer (INCa), Agnès Buzyn, indique : « Nous continuons de vivement encourager les femmes à se faire dépister, mais en leur donnant tous les éléments d’appréciation du rapport bénéfice-risque ». Selon le Dr Jérôme Viguier, directeur du pôle santé publique & soins de l’INCa, qui rappelle les conclusions du groupe de travail Euroscreen (baisse de 15 à 21% de la mortalité des femmes qui se font régulièrement dépister), « on juge qu’une stratégie de dépistage est ‘‘coût-efficace’’ si elle coûte moins de 10 000 euros par année de vie gagnée. Dans le cas du dépistage du cancer du sein, on est autour de 5 000 ». Les Echos soulèvent cependant le risque de surdiagnostic et le problème de la fiabilité des appareils (les plus anciens). Par ailleurs, « sur le front de la recherche, l’année écoulée a été marquée par de grosses publications dévoilant les génomes complets de tumeurs mammaires », estime le Dr Suzette Delaloge, cancérologue à l’Institut Gustave-Roussy. Etablir le « profil génomique » permet alors de proposer des médicaments « ciblés ». D’importants progrès ont été réalisés en thérapies ciblées, explique le quotidien.

Les Echos, 30/09

En Bref

Environ 150 ouvriers d’Etat de l’arsenal de Brest ont travaillé, de 1972 à 1996, sans protection, sur les missiles nucléaires des sous-marins de la base navale de l’île Longue, explique L’Humanité. « Exposés, sans le savoir aux rayons ionisants, ils exigent aujourd’hui que la vérité soit faite et que justice leur soit rendus », souligne le quotidien. Selon la sociologue et chercheuse à l’Inserm, Annie Thébaud-Mony, « la Défense et l’industrie du nucléaire étaient parfaitement au courant de la toxicité du plutonium, qui est un des pires radioéléments (…) ». Elle ajoute : « On connaissait le risque et la réglementation a été bafouée ». L’Humanité, 30/09

Jean-Michel Gracies, chef de service de rééducation neurolocomotrice, Hôpitaux universitaires Henri-Mondor, Université Paris-Est Créteil, souligne, dans Le Figaro, l’efficacité de la neuro-rééducation chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. Il indique : « Il est probable que des techniques standardisées de traitement physique deviennent bientôt un pilier de la thérapeutique des syndromes parkinsoniens, quelle que soit leur cause (idiopathiques ou atypiques) ». Le Figaro, 30/09

Version Femina publie un article sur l’inflammation qui pourrait être le « nouveau mal du siècle ». De plus en plus de chercheurs estiment que les maladies dites « de civilisation » (liées au mode de vie) telles que l’obésité, le diabète, les maladies cardio-vaculaires et le cancer, « sont aussi des maladies à composante inflammatoire », explique le journal. Ce dernier souligne que le tabac, l’excès de sucre, l’exposition trop intense au soleil et le stress sont « des générateurs d’inflammation ». Le Pr Laurent Schwartz, cancérologue, à l’origine d’une équipe de travail installée à l’Ecole polytechnique, indique : « Nous avons expérimenté certains produits (dont l’acide lipoïque, un puissant antioxydant) sur plus de 5 000 souris atteintes de cancers (côlon, mélanome, autres) et ils ont été efficaces. Il n’est que temps de débuter des essais cliniques sur l’homme ». Version Femina, 29/09

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