Synthèse de presse

28 novembre 2013

12h25 | Par INSERM (Salle de presse)

Les prescriptions des nouveaux anticoagulants oraux mises en cause

Le Monde souligne que « les dernières données concernant les nouveaux anticoagulants oraux (NACO) préoccupent les autorités sanitaires ». Ces dernières « devaient annoncer des mesures le 26 novembre, au siège de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) », indique le quotidien. Comme l’indique Le Monde, « les anticoagulants sont indispensables pour traiter phlébites et embolies pulmonaires, et prévenir les accidents vasculaires cérébraux. Mais leur maniement est délicat (…)».  Les NACO, qui présentent l’avantage d’être des molécules plus ciblées et de ne pas nécessiter de contrôle de routine (contrairement aux anti-vitamine K (AVK)), sont surveillés par les autorités et font l’objet de débats sur leur intérêt thérapeutique par rapport aux AVK, d’autant que leur coût est cinq fois plus élevé. Selon le bilan de pharmacovigilance de l’ANSM, les NACO sont impliqués dans 3 000 effets indésirables graves et 302 décès en France. Dominique Maraninchi, directeur général, explique : « (…) Notre objectif est d’optimiser les prescriptions en attirant une nouvelle fois l’attention des médecins sur les situations à risque : âge supérieur à 75 ans, insuffisance rénale, coprescription de certains médicaments ». Le Monde indique que, « selon l’Agence de presse médicale, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a saisi la commission de transparence de la HAS pour une éventuelle restriction du remboursement des NACO à une utilisation en deuxième ligne ».

Le Monde, 28/11

Vieillir avec le VIH

La Croix explique qu’il est désormais possible pour les séropositifs, dans les pays riches, d’« atteindre 60 ans ». En France, 10% des séropositifs ont 60 ans et plus, soit environ 10 000 à 11 000 personnes. Cette avancée en âge s’explique par l’arrivée progressive, à partir de 1996, de nouvelles thérapies antirétrovirales. Selon Jacqueline Capeau, professeur de biologie à l’université Pierre-et-Marie-Curie et à l’Inserm, coresponsable d’un groupe de travail de l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) sur le vieillissement, « aujourd’hui, la première cause de décès chez les personnes vivant avec le VIH, c’est le cancer, devant les maladies cardiovasculaires ». Elle ajoute cependant : « Chez tous les patients, le virus peut aller se cacher dans le génome de certaines cellules. Au fil du temps se constituent ainsi des sortes de réservoirs viraux. Chez les patients les plus ‘‘anciens’’, ces réservoirs sont plus importants, ce qui peut avoir un effet délétère à long terme ». Par ailleurs, beaucoup de patients, même avec un virus bien contrôlé, sont sujets à de nombreuses « comorbidités », c’est-à-dire d’autres problèmes de santé tels que des atteintes cardiaques ou rénales, de l’hypertension et du diabète. Le Pr Capeau parle de « vieillissement accentué ». Selon plusieurs études, ces « comorbidités » arriveraient environ dix à quinze ans plus tôt chez les patients VIH que dans la population générale.

 La Croix, 28/11

En Bref

Selon une étude française, réalisée à Dijon, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) « augmentent chez les moins de 55 ans », explique Le Figaro. Le quotidien souligne que « dans cette région urbaine de 150 000 habitants, la seule en France à disposer d’un registre exploitable permettant de suivre l’évolution du nombre d’AVC, les cas chez les moins de 55 ans ont doublé en un peu moins de trente ans ». Le Dr Yannick Béjot, neurologue au CHU de Dijon, auteur de l’étude publiée dans le Journal of Neurology, Neurosurgery and Psychiatry, estime que cette progression, qui suit la tendance au niveau international, est inquiétante. Le Figaro, 28/11

Six professeurs de gynécologie s’inquiètent, dans une lettre adressée à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, de la mise sur le marché d’une nouvelle pilule abortive « pour lequel il n’y a pas eu d’essais cliniques dans les règles », rapporte Le Figaro. Sur le plan réglementaire, le Miffee, fabriqué par le laboratoire français Linepharma, ne peut être utilisé qu’en association avec un autre médicament, le gemeprost. Or, celui-ci n’est plus utilisé en France en raison de ses effets secondaires. La pilule abortive sera donc prescrite en France en association avec d’autres médicaments, hors des indications de mises sur le marché (hors AMM).Le Figaro, 28/11

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