Synthèse de presse

30 août 2012

10h40 | Par INSERM (Salle de presse)

Antidépresseurs : des précautions à prendre contre les accidents de la route

Selon une étude conduite par l’Inserm en collaboration avec l’Agence du médicament (ANSM), la prise d’antidépresseurs augmente le risque d’accident de la route, surtout en début de traitement ou lors de sa modification. L’étude de l’Inserm a porté sur 72 685 conducteurs impliqués dans des accidents corporels de la route entre 2005 et 2008, dont les fichiers de police ont été croisés avec ceux de l’assurance maladie, pour déterminer les médicaments prescrits à ces conducteurs dans les jours précédant l’accident. Le risque d’accident augmente de 34% pour les 2 936 conducteurs sous antidépresseur, la veille de l’accident. Mais la hausse du risque est nettement plus notable (+49%) au début du traitement et lors de sa modification (+32%). « Il y a des périodes pendant lesquelles il faut être particulièrement vigilant et les praticiens doivent prévenir leurs malades quand ils débutent ou changent un traitement », a déclaré à l’AFP Emmanuel Lagarde, co-auteur de l’étude parue dans la revue spécialisée Journal of Clinical Psychiatry, et directeur de l’équipe Inserm sur les traumatismes, à Bordeaux. M. Lagarde tient à relativiser les conclusions de cette étude en rappelant que la prise d’antidépresseurs n’est pas remise en cause fondamentalement : « A mon avis, il n’y a pas d’effet médicament sur le long terme, les gens qui sont sous antidépresseurs ont plus d’accidents effectivement, mais pas à cause du médicament. (…) il ne faut surtout pas dire aux gens de ne pas prendre d’antidépresseurs lorsqu’ils conduisent » car « ce serait la catastrophe ».

AFP, 29/08, Libération, 30/08

Des parasites pour lutter contre les maladies auto-immunes

L’administration de parasites à des patientes atteints de maladies inflammatoires de l’intestin (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique), est une piste de recherche exploitée par plusieurs équipes scientifiques. Aux États-Unis, un essai va débuter ces prochains jours avec les œufs d’un petit ver, Trichuris suis, présent normalement dans le tube digestif des porcs. Ce ver, qui meurt chez l’homme après environ deux semaines, a été retenu par la société américaine Coronado Bioscience, pour le donner à une centaine de patients atteints de la maladie de Crohn, à raison d’une solution de 7 500 œufs à consommer toutes les deux semaines pendant trois mois. « C’est une idée qui repose sur de nombreux arguments solides, explique le Pr Pierre Desreumaux (unité Inserm 995 de l’université de Lille-II). Le premier argument est épidémiologique : cela fait une vingtaine d’années que l’on s’est aperçu qu’il y avait moins de maladies auto-immunes telles que diabète insulinodépendant (type l), rectocolite hémorragique, maladie de Crohn, sclérose en plaques, ou polyarthrite rhumatoïde dans les pays où sévissaient le plus de parasites et de maladies infectieuses. »

Le Figaro, 30/08

En Bref

L’Usine Nouvelle publie une interview de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso. Celle-ci rejette d’emblée l’idée de créer de nouvelles structures pour relancer l’innovation en France. À l’inverse, elle estime « qu’il faut simplifier l’organisation de la recherche. Notre système est impossible à expliquer aux étrangers et il est incompréhensible pour des patrons de PME. Nous devons arrêter de superposer les structures. Pour les instituts de recherche technologique lancés par les investissements d’avenir, on pourrait (…) utiliser les organismes déjà en place plutôt que d’en susciter de nouveaux. » Elle souhaite aussi relancer la coopération des projets de recherche à l’échelle européenne, un domaine délaissé selon elle depuis quelques années. L’Usine Nouvelle, 30/08
Une équipe associant des chercheurs des Instituts nationaux de la santé (NIH) américains et de l’Université nationale de Taïwan a réalisé une étude, sur 204 patients adultes de Taïwan et de Thaïlande, présentant des signes d’infections « opportunistes ». Depuis 2004, plusieurs cas de maladies semblables ont été observés sur des patients asiatiques. À l’inverse du sida, ce syndrome d’immunodéficience serait à classer parmi les maladies « auto-immunes » et non dans la catégorie des maladies infectieuses transmissibles. Le professeur Jean-François Delfraissy, directeur de l’Institut des maladies infectieuses de l’Inserm, prévoit de réunir un groupe de travail pour étudier l’éventuelle présence de ce déficit immunitaire au sein des communautés asiatiques expatriées.  Le Monde, 30/08
Le Monde publie un dossier sur le suicide des personnes âgées, un phénomène encore difficilement pris en compte par les structures médicales et sociales. La ministre en charge des personnes âgées, Michèle Delaunay, a affiché sa volonté de prendre ce problème à bras-le-corps, déplorant ces dernières semaines un « été meurtrier » en la matière.  Le Monde, 30/08

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube