Synthèse de presse

31 janvier 2013

12h51 | Par INSERM (Salle de presse)

Diane 35 suspendue par les autorités 

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a décidé de suspendre dans trois mois l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de Diane 35 et de ses génériques, rapportent Les Echos. Les 315 000 patientes qui utilisent le traitement de Bayer en France sont invitées par l’Agence à consulter leur médecin. Selon l’ANSM, depuis le lancement de Diane 35 en 1987, médicament destiné à traiter l’acné, tout en ayant un effet contraceptif, 4 morts et 125 cas de thrombose lui seraient imputables. L’Agence souligne que « l’usage important de ces médicaments en tant que contraceptifs n’est pas conforme à l’AMM et leur efficacité comme contraceptif n’a pas été démontrée par des études cliniques appropriées ».

Les Echos, 31/01

Le difficile accès aux données de santé 

Le Monde rend compte de la « bataille autour de l’accès aux données de santé ». Le Système national d’information interrégimes de l’assurance-maladie (Sniiram) possède des « milliards d’informations sur les prescriptions de médicaments, les consultations médicales, les tarifs, etc », souligne le journal. Dans un manifeste, lancé le 24 janvier et intitulé « Liberté pour les données de santé » de l’UFC-Que Choisir, 60 millions de consommateurs, le CISS (associations de patients) et des entrepreneurs, les signataires réclament de « pouvoir exploiter à leur guise les données anonymisées [de la base de la CNAM], afin d’informer le public (analyse des dépassements d’honoraires…), d’effectuer des recherches sur le système de soin ou à des fins commerciales », indique le journal. Parmi ces signataires figurent des journalistes, des économistes et des épidémiologistes. Marcel Goldberg, professeur d’épidémiologie et de santé publique (Inserm), estime que « de gros efforts ont été faits », mais certains organismes de recherche ont pu être oubliés et ne figurent donc pas sur la liste de ceux habilités à utiliser la Sniiram sans passer par une procédure complexe. Pour le Pr Antoine Flahault, biostatisticien, « on ne peut pas aller d’affaire sanitaire en affaire sanitaire et dire que les données existaient mais qu’on ne les a pas regardées ». Le Monde souligne que, dans l’affaire des pilules, « si l’on sait aujourd’hui que la moitié des jeunes filles se voient prescrire des pilules de 3e et 4e génération en première intention », c’est grâce à « une enquête socio-épidémiologique en population générale (Inserm-INED) non encore publiée, retraçant des ‘‘biographies contraceptives’’ ».

Le Monde, 31/01

En Bref

A l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, qui aura lieu le 4 février, la Fondation Arc, qui financera sur les trois prochaines années à hauteur de 15 millions d’euros des programmes de recherche, rend publique une étude, lancée en octobre dernier auprès des Français, concernant la prévention des cancers. Jacques Reynaud, président de la Fondation Arc, indique que, selon les résultats de cette étude, menée par l’institut Ipsos, « non loin de 80% [des Français] se disent bien informés sur le cancer, mais seulement 10% prennent des mesures actives pour prévenir la survenue d’un cancer et 70% ne font rien du tout ! ». Aujourd’hui en France, 31/01
Le Quotidien du médecin rend compte d’une enquête, menée à l’initiative du Pr Claude Jaffiol, endocrinologue et membre de l’Académie de médecine avec notamment Annick Fontbonne (épidémiologiste Inserm), visant à évaluer la prévalence et les conséquences de la précarité sur le diabète. Cette étude, menée en Languedoc-Roussillon et dont les résultats peuvent être extrapolés sur le plan national, révèle « de façon inattendue » que « les diabétiques précaires sont plus jeunes, plus souvent célibataires, de sexe masculin, fumeurs, avec un niveau d’éducation élevé », explique le journal. L’Académie recommande notamment aux pouvoirs publics et institutions de dépister le diabète dès le stade du prédiabète. Le Quotidien du médecin, 31/01
Selon les organismes chargés de la surveillance de la grippe, l’épidémie « continue à s’intensifier en France métropolitaine, avec des consultations en forte augmentation, mais moins de cas graves ont été hospitalisés au cours de la semaine dernière », rapporte l’AFP. Le réseau Sentinelle-Inserm indique qu’après six semaines consécutives de hausse, « l’activité épidémique pourrait continuer à augmenter cette semaine ». Par ailleurs, selon Sentinelles-Inserm, « la décrue de l’épidémie de gastro-entérite, qui a conduit 1 045 500 personnes à consulter un médecin en cinq semaines, se confirme en France métropolitaine », expliquent l’AFP et Libération. Le réseau estime que cette décrue devrait se poursuivre cette semaine et permettre au nombre de cas de passer sous le seuil épidémique. AFP, 30/01, Libération, Paris Match, 31/01

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