Synthèse de presse

10 septembre 2012

16h57 | Par INSERM (Salle de presse)

L’ADN non codant, essentiel à la vie

Une équipe internationale de 400 chercheurs a découvert que « si 2% seulement de notre ADN servent à produire des protéines, 80% jouent un rôle biochimique », expliquent Le Monde et Le Figaro. Ces travaux, publiés dans plusieurs revues scientifiques dont Nature et Science, révèlent que la grande majorité de cet « ADN poubelle » « serait en fait une vaste table de contrôle avec des millions d’interrupteurs régulant l’activité de nos gènes. Sans ces interrupteurs, les gènes ne fonctionneraient pas et des mutations dans ces régions pourraient induire des maladies ». Dans le cadre du projet Encode lancé en 2003 visant à concevoir une « encyclopédie » de l’ADN, les chercheurs ont identifié 4 millions d’« interrupteurs » génétiques. Daniel Vaiman, chercheur Inserm à l’Institut Cochin (Paris), explique dans Le Monde qu’« Encode donne une grille de lecture du génome humain. C’est un magnifique outil perfectible. Mais il ne résoudra pas tous les problèmes liés à l’étude des maladies ».

Le Figaro, Le Monde, 08/09

Journée mondiale de prévention du suicide

Lors d’une conférence de presse tenue dans le cadre de la Journée mondiale de prévention du suicide, qui se déroule aujourd’hui, le Pr Michel Debout, ancien président de l’Union nationale de prévention du suicide (UNPS), a souligné que « si la mortalité par suicide chez les moins de 20 ans a diminué de 45% ces quinze dernières années et celle des personnes âgées de 15%, le nombre de décès par suicide des 30-60 ans est stable », rapporte Le Monde. Le spécialiste, psychiatre et médecin légiste, considère que « la France manque d’une meilleure connaissance du suicide ». Il a ainsi renouvelé « son appel pour la création d’un observatoire, lancé en mai 2011 », indique le quotidienLes initiateurs de cet appel estiment que « la prévention du suicide doit devenir une priorité de santé publique ». Une rencontre aura lieu mercredi avec le cabinet du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a souligné Jean-Claude Delgènes, directeur de Technologia, cabinet de prévention des risques professionnels, à l’origine du projet. 

Le Monde, 09/09

En Bref

Des chercheurs américains, dont les travaux sont publiés dans la revueDiabetes, ont apporté la preuve, chez la souris, qu’une enzyme, la ALDH1A1, déclencherait l’obésité abdominale des femmes après 50 ans, souligne Le Figaro. Selon le quotidien, ces recherches, dirigées par le Dr Ouliana Ziouzenkova, professeur de nutrition à l’Université de l’Ohio (Etats-Unis), ont montré que « quand on retire cette enzyme chez une souris génétiquement modifiée, même une femelle soumise à un régime riche en graisses ne grossit pas ». Le Figaro, 08/09

L’Institut de veille sanitaire a lancé une opération de surveillance en France demédicaments utilisés en diététique et fabriqués selon la technique traditionnelle indienne dite « ayurvédique ». Cette décision fait suite à la découverte, il y a quelques semaines, par les autorités sanitaires américaines de près de 200 de ces remèdes, contenant des métaux lourds, fabriqués en Inde et en Chine et vendus sur 25 sites web. Aujourd’hui en France, 08/09

Serge Stoléru, chercheur à l’Inserm (unité 669, Paris), analyse, dans une tribune publiée dans l’édition Science & Techno du Monde, le fait que lesneurosciences soient utilisées désormais au tribunal et se demande si cela constitue un « problème ou [un] progrès ». Selon lui, « ces nouvelles connaissances peuvent représenter un progrès » « en matière de justice et d’éthique ». Il ajoute : « Pour cela, il faut évidemment identifier et prévenir les usages déviants et injustifiés qui pourraient en être faits ». Le Monde, Science & Techno, 08/09

Dans son édition Science & TechnoLe Monde publie une enquête sur lecannabis, revenant sur les travaux de chercheurs néo-zélandais et anglo-saxons qui ont conclu qu’« une consommation régulière et prolongée de cannabis, commencée à l’adolescence, peut entraîner une altération des performances intellectuelles » (cf synthèse de presse du 28 août). Mickaël Naassila, directeur du Groupe de recherche sur l’alcool et les pharmacodépendances (Inserm, Amiens), souligne dans Le Monde : « C’est un très beau travail, dont l’intérêt majeur est dans la démonstration de l’interaction du cannabis dans le développement cérébral. Cela renforce l’idée qu’il faut retarder le début de la rencontre avec cette drogue ». Le Monde, Science & Techno, 08/09

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Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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