Synthèse de presse

11 février 2013

12h35 | Par INSERM (Salle de presse)

L’altruisme des enfants

Dans son édition Science & techno, Le Monde rend compte d’une étude qui « a comparé la générosité des enfants chinois avant et après le tremblement de terre meurtrier de 2008 » dans la province de Sichuan. Ce travail, débuté sur place, avant la catastrophe, par une équipe internationale associant Jean Decety, professeur de psychologie et psychiatrie à l’université de Chicago, deux universités chinoises et l’université de Toronto, a consisté à analyser les comportements de partage (d’autocollants) de 30 enfants de 6 ans et de 30 enfants de 9 ans, et a été « adapté pour évaluer l’impact de ce séisme (…) ». Les chercheurs, dont l’étude doit paraître dans Psychological Science, ont constaté que, un mois après le séisme, « les effets observés sont très différents selon l’âge. Les enfants de 6 ans sont un peu plus égoïstes, leurs dons [d’autocollants à leurs camarades] se réduisant d’un tiers. Mais les « grands » de 9 ans sont trois fois plus généreux ». Nicolas Danziger, chercheur à l’Inserm et neurologue à la Pitié-Salpêtrière, souligne que ces résultats montrent « à quel point les comportements prosociaux sont ancrés dans l’être humain ». Jean Decety ajoute : « Sans ce souci de l’autre, notre espèce n’aurait pas survécu ». Il explique la différence de résultat entre les deux âges par le fait qu’« à 6 ans, l’enfant a plus de difficulté à réguler ses émotions, car son cortex préfrontal n’est pas mature. Après un traumatisme, il se replie sur lui-même. Le cerveau d’un enfant de 9 ans, en revanche, est suffisamment mature pour réprimer ses sentiments négatifs ».

Le Monde, édition Science & techno, 09/02

Le cerveau réclame des pauses ou repousse ses limites lors d’une incitation financière

L’étude, réalisée par Florent Meyniel et Mathias Pessiglione, de l’unité Inserm 975 du Centre de recherche en neurosciences de la Pitié-Salpêtrière (Inserm – université Pierre-et-Marie-Curie/CNRS) et publiée dans la revue PNAS en janvier, montre qu’« un cerveau fatigué réclame des pauses, à moins qu’une incitation financière n’en repousse les limites », indique Le Monde dans son édition Science & techno. Lors d’un test mené auprès de 39 personnes volontaires, en utilisant deux techniques d’imagerie cérébrale (IRM et MEG), les images obtenues montrent que le signal cérébral de fatigue qui, accumulé, déclenche la décision d’arrêter l’effort ou à l’inverse qui, dissipé, fait poursuivre le travail en cours, « correspondrait à l’activité d’une région particulière du cerveau, l’insula postérieure, qui est par ailleurs impliquée dans la perception de la douleur », explique le journal. Mathias Pessiglione souligne que « la perspective d’un gain monétaire important permet de repousser littéralement les limites, c’est-à-dire d’élever le seuil de fatigue à partir duquel le cerveau déclenche la pause, au risque d’épuiser ses ressources ». 

Le Monde, édition Science & techno, 09/02
Brève : Quand le cerveau décide quand on doit faire une pause

En Bref

Une vaste étude américaine, montre, pour la première fois, qu’une alimentation variée favorise une bonne quantité de sommeil, rapporte Le Figaro. Le Pr Michael Grandner, coordinateur de l’étude au Centre d’étude du sommeil et de neurobiologie circadienne à l’université de Pennsylvanie, qui a soumis à une enquête nationale plus de 4 500 Américains entre 2007 et 2008, souligne : « La première conclusion que l’on peut tirer de cette étude est tout simplement que nos habitudes alimentaires et de sommeil sont liées ». Le Pr Grandner et ses collègues ont constaté que les très petits dormeurs (moins de 5 heures par nuit) avaient aussi tendance à manger moins de glucides (pain, pâtes…) et de lycopènes que les autres, ajoute le quotidien. Le Figaro, 11/02
Michel Desmurget, directeur de recherche en neurosciences à l’Inserm, Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale, et Sophie Jehel, maître de conférence en sciences de la communication, donnent leur point de vue, dans Le Monde, concernant les enfants et les écrans. Ils s’étonnent de l’avis émis le 17 janvier par l’Académie des sciences qui « minimise les effets » des écrans. Ils soulignent : « Des milliers de recherches scientifiques signalent des influences délétères importantes de la télévision, d’Internet ou des jeux vidéo sur le développement intellectuel, la sociabilité et la santé, bien au-delà des premiers âges de la vie et pour des consommations largement inférieures à deux heures quotidiennes ».Le Monde, 09/02
Le Monde publie dans son édition Science & techno un reportage intitulé « Singapour, paradis de la recherche ». L’Ile-Etat entend devenir un nouveau pôle mondial de la recherche scientifique et technologique. Elle cherche à « attirer les meilleurs cerveaux dans des laboratoires flambant neufs et suréquipés », explique le journal. Grâce à une croissance économique de 10% annuels, Singapour consacrait 2,65% de son PIB à la recherche en 2008, contre 1,34% un peu plus de dix ans auparavant. Le gouvernement s’inspire du modèle anglo-saxon en termes d’appels d’offres, de transferts technologiques avec incubateurs, de partenariat avec les industriels et de création de brevets destinés à accélérer la mise en pratique des découvertes. Le Monde, édition Science & techno, 09/02

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