Synthèse de presse

13 mai 2013

11h56 | Par INSERM (Salle de presse)

NCoV, le nouveau coronavirus

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a fait le point hier sur la situation et les mesures prises, suite à la détection dans la nuit de samedi à dimanche d’un deuxième cas en France d’infection au nouveau coronavirus, indiquent Les Echos et 20 Minutes. Un premier malade a été confirmé le 7 mai. Ce nouveau coronavirus, NCoV, identifiée pour la première fois en juin 2012 chez des personnes ayant résidé ou voyagé dans la péninsule Arabique, est proche du Sras, avec des symptômes de détresse respiratoire. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé hier qu’« en cas de contact rapproché, ce nouveau coronavirus peut se transmettre de personne à personne ». A Lille, un dispositif spécifique, avec le renfort « d’équipes dédiées » a été mis en place en vue d’éviter une éventuelle contamination. Par ailleurs, dans une interview accordée à 20 Minutes, Marisol Touraine indique que l’Institut de veille sanitaire (InVS) a lancé trois enquêtes épidémiologiques : « La première porte sur 124 personnes qui ont été en contact avec le premier malade, la seconde sur 39 personnes, qui ont voyagé avec lui aux Emirats arabes unis, et la troisième sur 38 personnes de l’entourage du deuxième malade ». Un numéro vert est à disposition depuis la semaine dernière et des conseils  seront donnés dans les aéroports aux voyageurs se rendant au Moyen-Orient.

Les Echos, 20 Minutes, 13/05

En Bref

Selon une étude réalisée par plusieurs universités au Japon, publiée dans la revue Stroke, « une seule tasse de café par jour » permet de « réduire de 20% le risque d’accident vasculaire cérébrale (AVC) », souligne Le Figaro. Par ailleurs, deux ou trois tasses de thé vert par jour permettent de réduire de 14% les AVC. Ce travail a été mené, auprès de 53 000 femmes et 47 000 hommes japonais, âgés de 45 à 74 ans, qui ont répondu à des questionnaires, en 1995 et 1998. Le Dr Olivier Cuvillier, directeur de recherche à l’Inserm dans une unité CNRS à Toulouse, souligne les bienfaits du thé vert, indiquant notamment qu’il « a peut-être un impact dans la prévention du cancer de la prostate (…) ». Le Figaro, 10/05
Une étude espagnole, réalisée par une équipe de l’Institut de recherche biomédicale de Barcelone et parue le 18 avril dans la revue Chemistry & Biology, souligne que « dans les pays occidentaux, la mortalité et la morbidité liées aux effets indésirables des médicaments sont presque équivalentes à celles du cancer ou des maladies cardiovasculaires ». Le Monde consacre un article à cette étude, dans le cadre de laquelle les chercheurs ont établi les profils chimiques et biologiques de 996 médicaments. Reste que, comme le souligne l’un des auteurs, « de nombreux effets secondaires apparaissent liés à la même cible biologique que celle qui déclenche l’effet thérapeutique. Effets désirés et indésirables sont alors inséparables ». Le Pr Philippe Beaune, chef du pôle biologie à l’hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris, et expert à l’Inserm, souligne : « (…) cette étude ignore une dimension importante : la variabilité interindividuelle de la réponse aux médicaments ». Le Monde, 08/05
Les Echos s’alarment de « l’inquiétante panne de la recherche pharmaceutique » en matière d’antibiotiques, au vu du nombre toujours plus faible de produits homologués (2 entre 2008 et 2012, contre 16 en milieu des années 80). Le nombre de laboratoires cherchant à être innovants dans ce domaine s’est également amenuisé : Astra-Zeneca, GSK, Merck et Schering-Plough sont désormais les seuls à posséder des candidats médicaments en Phase II ou III de développement clinique, contre une dizaine de laboratoires il y a quinze ans. Ce, dans un contexte où les résistances et multirésistances des bactéries se développent davantage que par le passé, et de manière plus virulente. Les experts s’en inquiètent donc, notamment lors du dernier Congrès de la Société européenne de microbiologie clinique, qui a eu lieu fin avril en Allemagne. Les Echos, 13/05

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