Synthèse de presse

15 janvier 2018

12h03 | Par INSERM (Salle de presse)

Retard de la France dans le suivi des données des malades

Les Echos expliquent qu’« avec son tout nouveau système national de données de santé (SNDS), instauré par la loi Santé de 2015, la France dispose d’un trésor à l’âge du Big Data ». Le quotidien ajoute que « cette plate-forme vient de s’enrichir des données sur les décès. Elle doit s’élargir au handicap, et à des échantillons fournis par les complémentaires santé ». Mais Bernard Bégaud, Dominique Polton et Franck von Lennep, auteurs d’un rapport sur ce thème qui vient d’être publié, constatent que le recueil et l’exploitation des données sur les patients « en vie réelle » laisse à désirer. Ils s’alarment du retard de la France : « La France a des atouts mais ne prend pas la mesure de l’enjeu ». Ainsi, la France manque de données cliniques après la mise en œuvre de nouvelles solutions thérapeutiques.

Les Echos, 15/01

Les dangers de la sédentarité

L’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (Onaps), estime que le seul fait d’être assis plus de trois heures par jour est responsable de 3,8% des décès, toutes causes confondues et quel que soit le niveau d’activité physique en parallèle, indique Le Figaro qui consacre un article sur les dangers de la sédentarité. Selon François Carré, cardiologue et médecin du sport à l’hôpital Pontchaillou de Rennes, « être sédentaire, c’est être assis au moins sept heures par jour en moyenne. Or, pour compenser les seuls effets délétères de la sédentarité, il faut avoir au moins 1h30 à 2 heures d’activité physique par jour ». Michel Galinier, chef du service de cardiologie au CHU de Toulouse, souligne : « Au-delà de quatre heures passées en position assise par jour, chaque nouvelle heure augmente la mortalité de 2% ; et au-delà de huit heures en position assise par jour, la mortalité augmente de 8%. Au-delà de dix heures par jour, elle est même majorée de 34% (…) ».

Le Figaro, 15/01

En Bref

Jeudi prochain, s’ouvre la première séance de négociations entre l’Assurance Maladie et les syndicats de médecins, avec comme objectif que la télémédecine soit effective en fin d’année. Deux types d’actes sont visés : la téléconsultation (la consultation médicale d’un patient à distance) ainsi que la télé-expertise (un médecin interroge un autre médecin spécialiste pour mieux orienter son patient). Dans les deux cas, la loi prévoit déjà que l’échange doit se faire par vidéotransmission.

Le Figaro, L’Opinion, 15/01

Catherine Vidal, neurobiologiste et membre du comité d’éthique de l’Inserm explique, dans un livre intitulé « Femmes et santé, encore une affaire d’hommes ? », cosigné avec l’historienne Murielle Salle, en quoi les stéréotypes de genre influencent le monde médical et conduisent ainsi à des situations d’inégalité. Dans une interview accordée à NouvelObs.com, elle explique que « les stéréotypes liés au genre féminin ou masculin jouent sur l’attitude des médecins, comme des patients ».

NouvelObs.com, 13/01

1 000 médecins et experts, venus de 70 pays différents se réunissent aujourd’hui au palais des Congrès de Paris pour parler de maladies liées au foie. Son organisateur, Patrick Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine), annonce dans une interview au Parisien qu’il y demandera « la mise en place de mesures urgentes et à grande échelle, notamment le dépistage de masse ». En effet, un dépistage par dosage systématique des transaminases est simple, pas cher et permettrait d’enrayer la progression des hépatites et cirrhoses.

Le Parisien, 15/01

Sylvie Escolano, épidémiologiste, ingénieure de recherche à l’Inserm, revient dans l’émission « Votre santé m’intéresse » diffusée le 13 janvier sur BFM TV sur l’étude de l’Inserm révélant que la consommation de médicaments pendant la grossesse est très élevée en France. Le fer est très prescrit, tout comme le paracétamol et le Spasfon.

BFM TV, 15/01

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Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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