Synthèse de presse

15 octobre 2012

12h03 | Par INSERM (Salle de presse)

Le stress périnatal et son influence chez l’enfant

L’édition Science & techno du Monde rend compte des études présentées lors du congrès « Agir ensemble en périnatalité », « organisé par la société Marcé avec le soutien de l’Inserm ». L’étude Capdep, menée par l’équipe d’Antoine Guedeney, professeur de pédopsychiatrie à l’hôpital Bichat, et dont les premiers résultats ont été rendus publics le 5 octobre durant le congrès, a analysé « l’intérêt d’une intervention psychosociale auprès de 415 familles de la région parisienne en grande précarité ». Les résultats ont montré que « même si elles restaient déprimées, les jeunes mères ont modifié leur comportement de façon à procurer à leur bébé un attachement plus sécurisant ». Une autre étude américaine, publiée le 8 octobre dans le PNAS, révèle que la dépression maternelle durant la grossesse influence le développement du langage des enfants à l’âge de 6 à 10 mois. En outre, Vivette Glover, de l’Imperial College à Londres, qui a suivi 7 363 enfants de la région de Bristol de 1990 à aujourd’hui, souligne dans Le Monde qu’« un niveau élevé d’anxiété ou de dépression maternelle, à la 18e et à la 32e semaine de grossesse, double le risque de troubles affectifs et comportementaux chez l’enfant de 13 ans ». Selon la chercheuse, « le placenta laisse passer des quantités accrues de cortisol [l’hormone du stress] quand la mère est stressée. Et le niveau de cortisol dans le liquide amniotique apparaît associé à un taux plus élevé de troubles ultérieurs chez l’enfant ». Elle appelle à un « dépistage renforcé des troubles anxio-dépressifs maternels autour de la grossesse ».

Le Monde, édition Science & techno, 13/10

 

En Bref

Libération souligne que la Cour des comptes européenne se penche sur « la politique de gestion des conflits d’intérêts de quatre agences européennes ». Un rapport souligne en effet des « dysfonctionnements dans plusieurs [de ces] organismes », notamment l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA). Une proposition de loi sur l’expertise scientifique, présentée au Sénat, vise à créer en France une Haute Autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte en matière de santé et d’environnement, ajoute le quotidien. Libération, 13/10

Dans Le Figaro, Francis Eustache, directeur de l’unité Inserm-EPHE-université de Caen Basse-Normandie 1077 « Neuropsychologie cognitive et neuroanatomie fonctionnelle de la mémoire humaine », s’interroge sur les troubles bénins de la mémoire et sur leurs significations. Il explique « le travail complexe de synthèse de la mémoire ». Par ailleurs, le Dr Jean-Noël Vergnes, docteur en chirurgie dentaire, et chercheur à l’unité mixte de recherche Inserm 953 « Recherche épidémiologique en santé périnatale et santé des femmes et des enfants », se penche, dans le quotidien, sur les caries dentaires et la nécessité d’améliorer la prévention durant la grossesse. Il explique les résultats de l’étude Epipap de l’Inserm et de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Le Figaro, 15/10

Marisol Touraine, la ministre de la Santé, a accordé une interview à Metro, à l’occasion notamment de la Journée mondiale contre la douleur qui a lieu aujourd’hui. Elle explique que la douleur « est un enjeu de santé publique. Il y a déjà eu en France trois plans antidouleur et cela n’a pas été suffisant ». Metro, 15/10

Le Figaro, qui publie un dossier sur les maux de tête, explique que six gènes impliqués dans les migraines sans aura viennent d’être découverts. Le Pr Elisabeth Tournier-Lasserve, chef de service du laboratoire de génétique moléculaire de l’hôpital Lariboisière, à Paris, et directrice d’une unité Inserm de génétique des maladies vasculaires, souligne : « Nous savons désormais que des facteurs de susceptibilité génétique et environnementale favorisent le déclenchement des crises de migraine ». Le quotidien souligne que la migraine touche près de 10% des enfants âgés entre 5 et 15 ans. Le Figaro, 15/10

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur va lancer début 2013 son « pass santé », qui doit permettre de « faciliter l’accès à la contraception des jeunes gens », explique l’AFP. Cette région du sud a d’autant plus besoin de ce dispositif qu’elle « se distingue par son taux d’avortements record en France métropolitaine », ajoute l’agence de presse. Le « pass santé », qui se présentera sous la forme d’un chéquier de coupons, sera proposé aux jeunes de 16 à 25 ans de la région, de façon anonyme et gratuite, afin qu’il puisse acheter des contraceptifs pendant un an, accéder à des consultations médicales et à des analyses biologiques. AFP, 14/10

Archives

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