Synthèse de presse

16 juin 2014

13h02 | Par INSERM (Salle de presse)

Des membres de l’Inserm répondent aux questions santé

Alain Thierry, chargé de recherche Unité Inserm 896 (Montpellier), se penche sur la question : « Cancer du côlon : peut-on déterminer le bon traitement par une prise de sang ? » Il souligne : « Nous venons de montrer que la détection des mutations [des gènes KRAS et BRAF] est désormais possible par un simple test sanguin ». Le Pr Bruno Falissard, directeur de l’unité Inserm 669 à l’université Paris-Sud, estime, concernant les médecines alternatives, qu’« un minimum de prudence s’impose » car elles se révèlent au mieux inefficaces et au pire dangereuses. Marc Poirot et Sandrine Silvente-Poirot, directeurs de recherche, coresponsables de l’unité Inserm 1037 (Toulouse), expliquent que « la question de l’implication [du « mauvais cholestérol »] dans le cancer du sein n’est pas simple ». Des études révèlent « que certains dérivés du cholestérol agissent sur la progresseion des cancers mammaires tandis que d’autres les suppriment ».

Le Figaro, 16/06

« Tuer » un patient pour le soigner

Dans un article intitulé « ‘‘Tuer’’ un patient pour mieux pouvoir le soigner », Le Figaro rend compte d’un essai piloté par le Dr Samuel Tisherman, à l’hôpital presbytérien de Pittsburg (Pennsylvanie), qui consiste à suspendre la vie de victimes d’hémorragie afin de soigner leurs blessures. Le Dr Tisherman souligne : « Nous sommes prêts et attendons le bon patient ». Sa technique consiste à « induire une hypothermie très profonde et en très peu de temps ». En 15 minutes, la température du patient chute à 10 °C. Avec le Dr Peter Rhee (Université de l’Arizona), il a mis au point cette technique « sur des cochons qui ont survécu sans séquelles neurologiques », souligne le quotidien. Renaud Tissier, chercheur à l’Inserm, indique cependant : « Il n’existe pas à ma connaissance d’études sur les conséquences d’un refroidissement aussi violent ». Les résultats de l’étude du Dr Tisherman, qui portera dans un premier temps sur dix patients dont le devenir sera comparé à dix autres patients soignés avec les techniques classiques, seront présentés « pas avant au moins deux ans », précise le médecin.

Le Figaro, 16/06

En Bref

France 3 a indiqué vendredi qu’« une équipe de l’Inserm étudie en ce moment le fonctionnement du cerveau des lycéens, candidats au Bac ». La chaîne télévisuelle a notamment interviewé Francis Eustache, neuropsychologue à l’Inserm-directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études (EPHE). France 3, 13/06

Le Figaro explique que « l’enjeu de demain » est de « mettre au point des outils pronostiques pour le réveil [après un coma] et ses suites ». Le quotidien présente « la piste suivie par l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière qui semble particulièrement intéressante ». Il s’agit de « permettre, grâce à des données très précises récoltées en imagerie, d’identifier les risques de mauvais pronostic d’une personne dans le coma ». Le journal précise que, « pour l’instant, cet outil fait encore l’objet de recherches ». Par ailleurs, le Pr Jean-Etienne Bazin, chef du service de réanimation de l’hôpital Beaujon et responsable du Comité réanimation de la Société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar), indique : « (…) Tout ce qui peut être fait pour protéger le cerveau dans les suites immédiates de l’accident et ce, jusqu’au réveil, est un vrai plus ». Le Figaro, 16/06

Le Parisien a pu visiter « un cœur géant, en 3D qui permet de mieux comprendre comment fonctionne notre organe vital ». Ce dispositif a été conçu par la société Dassault Systèmes à Vélizy-Villacoublay (Yvelines). Le projet baptisé « Living Heart », réalisé notamment par des chercheurs spécialisés dans les maladies cardiovasculaires, vise à « pallier le manque de modèles en 3D devant simuler la réaction d’un cœur en fonction du choix d’une opération ». Jean Colombel, vice-président de Life Sciences Industry Dassault Systèmes, indique : « La prochaine étape de nos recherches est de personnaliser ce cœur par type de pathologies et de malades (…) ». Le Parisien, 16/06

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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