Synthèse de presse

17 décembre 2012

12h05 | Par INSERM (Salle de presse)

Le cerveau différent des parfumeurs professionnels

Des chercheurs du CNRS et de l’Inserm de l’équipe Codage et mémoire olfactive du Centre de recherche en neurosciences de Lyon, montrent dans des travaux, publiés dans la revue spécialisée NeuroImage, que « les régions du cerveau associées à l’olfaction sont plus développées chez les parfumeurs professionnels que chez le commun des mortels », rapporte l’AFP. Les chercheurs ont étudié l’IRM de 14 experts parfumeurs. Ils les ont comparés à l’IRM de « 13 étudiants de l’Institut supérieur international de la Parfumerie, de la Cosmétique et de l’Aromatique de Versailles (Isipca), et 21 sujets dits « naïfs », c’est-à-dire n’ayant aucune formation olfactive particulière », ajoute l’agence de presse. Selon le CNRS, ces travaux soulignent que le volume de matière grise « est directement corrélé avec l’expérience des parfumeurs ». Ainsi, « plus ces experts ont une longue carrière derrière eux, plus grande est la quantité de matière grise dans leurs aires olfactives », explique l’AFP.

AFP, 14/12
Communiqué de presse: Le cerveau des parfumeurs se modifie en fonction de leur expérience 

Alerte sur la pilule : une jeune Française dépose plainte contre Bayer

Marion Larat, une Française âgée de 25 ans, lourdement handicapée, a déposé plainte au pénal contre Bayer, laboratoire qui fabrique Meliane, une pilule de troisième génération, indique Le Monde. Elle accuse ce contraceptif d’avoir provoqué son accident vasculaire cérébral. Elle a déposé plainte non seulement contre le directeur général de Bayer Santé, pour « atteinte involontaire à l’intégrité de la personne humaine », mais aussi contre le directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui n’a pas demandé le retrait de cette pilule du marché, « en violation manifestement délibérée du principe de précaution ». Me Jean-Christophe Coubris, avocat de cette jeune femme, souhaite « sensibiliser la population aux dangers de la pilule ». Il s’interroge : « Pourquoi les pilules de troisième génération, qui sont plus coûteuses, plus dangereuses et pas plus efficaces que les précédentes, demeurent-elles sur le marché ? » Nathalie Bajos, directrice de recherche à l’Inserm, a accordé une interview à France Inter et donne son point de vue sur les pilules.

France Inter, 14/12, Le Monde, 15/12

En Bref

Une étude, menée auprès de 813 patients et présentée lors du 25e congrès français de rhumatologie, confirme l’intérêt du traitement précoce de la polyarthrite rhumatoïde. Le Pr Bernard Combe, rhumatologue au CHU de Montpellier et président de la Société française de rhumatologie, souligne : « Nous avons observé des résultats très favorables parce que [ces patients] ont vu rapidement un rhumatologue et pu bénéficier d’un traitement précoce efficace avec, dans la majorité des cas, un traitement de fond ». Le généticien, François Cornelis, a lancé avec l’Association française des polyarthritiques la « campagne des 100 000 » (genhotel.com), qui a pour objectif de recruter des personnes ayant un malade dans leur famille. Les chercheurs ont ainsi à leur disposition une banque pour « étudier ce qui se passe avant que la maladie ne se déclenche », explique le Pr Cornelis. Le Figaro, 17/12
Geneviève Fioraso, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Economie numérique, donnent leur point de vue dans Les Echos sur l’innovation et font part de leur « ambition » dans ce domaine. Elles soulignent que l’innovation « est le fruit de la créativité et de la combativité des chercheurs, des ingénieurs, des entrepreneurs, des designers. Aussi le gouvernement se fixe-t-il pour premier objectif de créer des conditions propices au développement de l’innovation sous toutes ses formes ». Par ailleurs, selon elles, « la culture de l’innovation doit sortir des laboratoires et des start-up pour imprégner toute la société, des écoles aux entreprises ».Les Echos, 17/12
Alors que les Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche doivent remettre aujourd’hui leur rapport final au président de la République, Les Echos rendent compte des « trois plaies de la recherche française » : « une bureaucratie kafkaïenne », « des financements déséquilibrés » et « une évaluation inadaptée ». Bernard Mazoyer, spécialiste de neuro-imagerie, dont le laboratoire dépend à 70% de financements non-récurrents, souligne : « Depuis plusieurs années, je consacre 40% de mon temps en moyenne à répondre à des appels d’offres et expertiser les dossiers de mes pairs ». Les Echos, 17/12

Archives

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