Synthèse de presse

18 février 2013

12h12 | Par INSERM (Salle de presse)

Un tatouage électronique qui surveille le corps

Un patch dermique capable de mesurer certains paramètres biologiques, de les enregistrer et de les transmettre sans fil, vient de recevoir le grand prix du Forum NetExplo, organisé la semaine dernière à Paris par l’Unesco. Ce « tatouage électronique », mis au point par une équipe de l’université d’Austin au Texas, spécialisée au départ dans les matériaux, pourrait être commercialisé à l’horizon 2015. Nanshu Lu, responsable de l’équipe de recherche qui a reçu le prix à Paris, explique : « Le défi a été de rendre le silicium et le métal suffisamment fins et flexibles pour pouvoir être posés sur la peau sans gêne, et pour qu’ils tiennent sans recourir à un adhésif – ce qui risquerait de créer des interférences ». Et d’ajouter : « A l’arrivée, notre dispositif est aussi souple que la peau humaine ». Le patch est notamment capable de mesurer le rythme cardiaque, la température, le taux d’humidité de la peau ou le mouvement des muscles. Il pourrait servir « à surveiller l’état de santé de malades, de nourrissons, ou encore de sportifs de haut niveau ». Le dernier défi à relever concernant ce patch est de trouver un système d’alimentation énergétique efficace pour qu’il fonctionne de façon autonome.

Les Echos, 18/02

« Mieux vieillir sans médicaments »

Dans son édition Science & techno, Le Monde publie un dossier intitulé « Mieux vieillir sans médicaments ». Le journal y explique que « les personnes de plus de 65 ans consomment en moyenne près de quatre médicaments par jour ». Certaines maisons de retraite « luttent contre cette tendance », indique-t-il. Dans une interview accordée au Monde, le Pr Bruno Vellas, chef du service de gériatrie au CHU de Toulouse (Inserm UMR 1027), président de l’association internationale de gériatrie, et directeur du gérontopôle de Toulouse qui a été missionné par le ministre de la Santé et la  ministre déléguée chargée des personnes âgées pour réaliser des recherches destinées à prévenir la dépendance chez les sujets âgés, explique : « Les solutions pour les pathologies liées au vieillissement qui mettent des années voire des décennies à s’installer ne viendront pas que du médicament, mais d’une prise en charge multidomaines, associant la nutrition, l’exercice physique, la stimulation cognitive ». Le journal souligne qu’une étude appelée « Multidomain Alzheimer Preventive Trial » (MAPT), coordonnée par le Pr Bruno Vellas, est actuellement menée auprès de 1 680 personnes âgées de 70 ans et plus, vivant à domicile, afin d’identifier les facteurs « potentiellement protecteurs du déclin des performances cognitives de la maladie d’Alzheimer » et de fournir des arguments scientifiques complémentaires dans la prévention du déclin cognitif lié à l’âge.

Le Monde, édition Science & techno, 16/02

En Bref

Le supplément Science et techno du Monde brosse le portrait de José-Alain Sahel, médecin et chercheur, qui dirige depuis 2008 l’Institut de la vision à Paris. Cet institut, qu’il a fondé, abrite « 200 chercheurs (Inserm-CNRS-UPMC), 20 cliniciens et 15 entreprises », ainsi qu’« un centre d’investigation clinique, où plus de 50 essais cliniques ont été menés, et un centre national de référence des maladies rares de la rétine qui suit plus de 5 000 patients », indique le journal. Le Monde, édition Science & techno, 16/02
Le Figaro publie un dossier consacré aux valves cardiaques. Le journal explique que « les pathologies valvulaires touchent 10 à 15% des plus de 75 ans ». Les plus fréquentes sont le rétrécissement (ou sténose) de la valve aortique et l’insuffisance mitrale. Le quotidien rend compte des résultats d’une étude, publiés cette semaine dans le New England Journal of Medicine, qui montrent qu’« un simple variant génétique, normal, du gène codant pour la Lp (a), une lipoprotéine plasmatique, double presque la fréquence des calcifications valvulaires précédant la sténose aortique ». Le Figaro, 18/02
La Haute Autorité de Santé (HAS) a recommandé, le 13 février, dans le traitement du diabète de type 2 de privilégier les médicaments anciens, moins chers et plus sûrs, souligne Le Monde dans son édition Science & techno. Hector Falcoff, professeur de médecine générale et coprésident du groupe de travail des recommandations 2013, souligne : « Nous avons tiré les leçons des erreurs successives avec le rimonabant puis les glitazones ». Ces classes de médicaments indiqués par le diabète de type 2 ou l’obésité, que les laboratoires avaient voulu diffuser très largement, ont finalement été suspendus ou retirés du marché compte tenu d’effets indésirables graves, rappelle Le Monde. Le Monde, édition Science & techno, 16/02
Près de 4 000 médicaments peuvent désormais être vendus en ligne par les officines, contre 455 jusqu’à présent, explique Le Figaro. Le Conseil d’Etat a en effet décidé vendredi de « retoquer une ordonnance gouvernementale autorisant, de manière limitative, la vente de médicaments en ligne ». Le Figaro, 16/02

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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