Synthèse de presse

19 novembre 2012

11h45 | Par INSERM (Salle de presse)

Les salles de consommation de drogue ouvertes « en 2013 »

Marisol Touraine, la ministre de la Santé, a annoncé hier que les salles de consommation de drogue seront expérimentées « dans le courant de l’année 2013 » et non fin 2012 comme elle l’avait indiqué il y a à peine un mois. Elle a souligné : « Il faut discuter avec des municipalités, choisir des lieux, réfléchir à la fois en termes de santé publique et en termes de sécurité ». Selon elle, « des lieux où on accompagne les toxicomanes qui sont des malades et où on leur permet de se soigner, c’est aussi plus de sécurité pour un quartier ». Et d’ajouter que « plusieurs villes, de droite comme de gauche », dont Paris, sont prêtes à participer à cette expérience. Elle a précisé qu’il ne s’agit « absolument pas » d’un premier pas vers la légalisation de certaines drogues.

AFP, 18/11

Vers un vaccin anticocaïne

Le Journal du dimanche souligne que les chercheurs sont « sur la piste du vaccin anticocaïne ». Des spécialistes américains de « l’immunothérapie passive » ont utilisé un virus « transporteur » afin de « transférer à la souris un gène qui produit une protéine capable de se lier à la cocaïne présente dans le sang pour l’empêcher de passer dans le cerveau ». Le Dr David Belin de l’Inserm explique : « On cherche à comprendre la dimension individuelle de la vulnérabilité à l’addiction, c’est-à-dire le passage de la prise récréationnelle à la prise convulsive de la drogue, [ses] mécanismes cérébraux ». Des chercheurs suisses de l’université de Genève se penchent quant à eux sur le développement d’une méthode au laser, l’« optogénétique », visant à « effacer l’empreinte laissée par la cocaïne dans le cerveau d’une souris » afin de permettre de réduire les risques de récidive.

Le Journal du dimanche, 18/11

En Bref

Des chercheurs de l’université de Pennsylvanie, dont les travaux sont publiés dans Nature Medecine, ont mené une expérimentation chez des souris qui a consisté à supprimé le gène de l’horloge biologique, BMAL1. Ils ont alors constaté que ces rongeurs, désynchronisés, se sont mis à manger à l’heure où ils devaient dormir et sont alors devenus obèses. Le Pr Arnaud Basdevant, chef du service de nutrition à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, explique que « cette expérience nous montre que l’obésité n’est pas uniquement liée à une anomalie entre les apports énergétiques et les dépenses. (…) Ce travail nous montre le lien entre veille, sommeil et obésité ». Le Figaro, 19/11

Dans son supplément Science & techno, Le Monde indique que Gerald Crabtree, professeur de biologie du développement à l’université de Stanford (Californie), a publié un article, intitulé « Notre intellect fragile », le 12 novembre dans la revue Trends in Genetics. Dans cet article, il suggère que « les performances de notre cerveau ont atteint leur apogée il y a quelques millénaires et sont désormais en déclin », explique Le Monde. Il appuie sa théorie sur le fait qu’il y a un nombre important de gènes (de 2 000 à 5 000) impliqués dans les facultés intellectuelles et qu’ils sont fragiles. Le Monde, supplément Science & techno, 17/11

Le Généraliste fait le point sur l’incidence de la varicelle du 5 au 11 novembre à partir des données de Sentiweb/Inserm-DGS-InVS. 8 foyers d’activité forte ont été recensés dans l’Hexagone. Les régions les plus touchées sont le Nord-Pas de Calais, la Picardie et Rhône-Alpes. Le Généraliste, 16/11
Le Figaro rend compte de l’essai clinique, lancé cet automne à l’Institut Curie à Paris, qui consiste à « traiter des tumeurs sans tenir compte de l’organe touché ». Les médecins français cherchent ainsi à « identifier des anomalies génétiques propres à la tumeur sans se soucier de l’endroit du corps où elle se développe, afin de l’attaquer avec un médicament ciblé », explique le quotidien. Les chercheurs de l’Institut Curie recherchent « sur certains patients atteints de métastases toutes les anomalies biologiques pour lesquelles il existe des thérapies ciblées, quelle que soit la localisation de la maladie », ajoute-t-il. « L’essai [mené sur 200 patients] porte sur 11 thérapies ciblées déjà commercialisées », souligne Le Figaro. Le Figaro, 17/11

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