Synthèse de presse

01 octobre 2012

12h35 | Par INSERM (Salle de presse)

Trisomie 21 : évaluation concluante du test de diagnostic prénatal

Dans un rapport annuel dévoilé vendredi dernier, l’Agence de la biomédecine a confirmé que le test de diagnostic prénatal précoce des trisomies 13, 18 et 21 était « efficace », et que les résultats des essais étaient « bons », indique La Croix. Mais « ce test est très coûteux », a reconnu Emmanuelle Prada-Bordenave, la directrice générale de l’Agence : « environ 1 500 euros », contre « quelques centaines d’euros » pour une amniocentèse. Une réflexion est en cours, conjointement entre l’Agence de la biomédecine, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et la Haute Autorité de Santé (HAS), pour déterminer quelle sera la « stratégie de soin » à appliquer à un tel test. Pour l’heure, la mise en place d’une politique de diagnostic précoce généralisé n’est pas envisagée. Celui-ci ne devrait être proposé qu’aux femmes enceintes jugées à risque. Le dépistage actuel, par échographie et marqueurs sériques, a donc encore de beaux jours devant lui. 

La Croix, 01/10

 

Les multiples structures de la recherche hospitalière

Les Echos publient un article sur « l’incroyable millefeuille de la recherche hospitalière ». La France compte désormais 27 centres hospitalo-universitaires (CHU) (hors Dom), 8 départements hospitalo-universitaires (DHU) et 6 instituts hospitalo-universitaires (IHU). Le quotidien souligne cependant que cette « superposition de nouvelles structures » s’effectue au détriment « de petits établissements qui se sentent exclus ». Les Echos donnent l’exemple de deux structures démontrant l’efficacité de projets menés par plusieurs partenaires, dont, en biologie, I-Stem « qui est désormais intégré dans un ensemble plus vaste regroupant l’Institut de myologie, le Genethon et Atlantic Gene Therapies ».

Les Echos, 01/10

 

En Bref

Libération publie un reportage consacré à « l’expérience du shoot en salle ». Selon le quotidien, « les ‘‘centres d’injections supervisées’’ [CIS], attendus pour 2013 en France, représenteraient un progrès sanitaire ». Le journal rappelle une étude de l’Inserm, publiée en 2010, qui souligne que les CIS « apportent des bénéfices aux usagers » et « bénéficient également à la communauté par la réduction de l’usage de drogues en public ». En France, « une expérience discrète et innovante » est menée, depuis quelques mois, dans huit villes, avec 200 usagers volontaires qui se rendent dans un Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques des usagers de drogues (Caarud), explique Libération. Cette initiative a été lancée dans le cadre du programme Aerli (Accompagnement et éducation aux risques liés à l’injection) mis en place par les associations Aides et Médecins du monde, avec l’Inserm. BFM Business, 30/09, Libération, 01/10

Bernard Bégaud, directeur de recherches à l’Inserm et à l’université de Bordeaux, revient dans La Croix sur les résultats de l’étude qu’il a menée, et qui a montré une augmentation du risque de maladie d’Alzheimer avec la consommation prolongée de benzodiazépines pour les personnes âgées de plus de 65 ans (cf synthèse du 28 septembre). Il souligne : « Le message à retenir est que ces médicaments, s’ils peuvent avoir une utilité ponctuelle pour traiter l’insomnie ou l’anxiété, ne doivent pas être prescrits au-delà de quelques semaines ». Europe 1, 28/09, La Croix, 01/10
Communiqué de presse : « Démence et consommation de benzodiazépines chez les plus de 65 ans »

Dans son supplément Science et Techno, Le Monde rend compte de l’étude, financée par la chaîne de télévision britannique Channel 4 qui a consisté à « analyser par imagerie cérébrale l’impact de la prise de MDMA (ecstasy) sur le cerveau de volontaires plus ou moins connus ». Cette étude neuroscientifique, qui a duré six mois, a été coordonnée par deux spécialistes David Nutt (Imperial College de Londres) et Val Curran (University College de Londres). Luc Maroteaux, directeur de recherche CNRS, responsable d’une unité Inserm à l’Institut du Fer-à-Moulin (Paris), indique : « Les effets psychostimulants de la MDMA sont déjà bien documentés chez l’animal et même chez l’homme, je ne vois pas l’intérêt de faire ce genre d’expérience ». Le Monde, Science et Techno, 29/09

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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