Synthèse de presse

21 janvier 2013

12h29 | Par INSERM (Salle de presse)

Les effets néfastes du bisphénol A prouvés in vitro

Une équipe de chercheurs du Laboratoire cellules souches et radiation (Inserm, CEA, université Paris-Diderot) a prouvé, pour la première fois, en laboratoire, les méfaits du bisphénol A sur la reproduction masculine humaine, rapportent Le Figaro, Le Monde, Les Echos, France Inter et RFI. Elle a pour cela mis en culture des testicules fœtaux humains en présence et en absence de BPA. L’étude française « prouve désormais que même de très faibles doses de bisphénol A [« seulement 2 mg par litre, ce qui correspond à la teneur moyenne de ce produit dans l’ensemble de la population »] entraînent des défauts de développement des organes sexuels masculins, en inhibant la production de testostérone », explique Le Figaro. René Habert, professeur à l’université Paris-Diderot et chercheur au Laboratoire cellules souches et radiation, principal auteur de ces travaux publiés dans la revue PLoS One, souligne : « Cette émission de testostérone par le testicule est cruciale lors du développement du fœtus car elle entraîne la masculinisation des organes sexuels, qui en absence d’hormones se différencient en organes génitaux féminins ».

 France Inter, RFI, 18/01, Le Figaro, 19/01, Le Monde, 20/01, Les Echos, 21/01
Communiqué de presse : L’effet néfaste du bisphénol A prouvé expérimentalement

Mise en place d’un nouveau système d’enregistrement des mort-nés

Selon le rapport européen sur la périnatalité (Europeristat), la France se situait au 23e rang, en 2004, pour la mortinatalité en Europe avec près de 7 000 mort-nés chaque année, indique Le Figaro. Avec un décret de 2008 modifiant les modalités d’inscription à l’état civil des enfants nés sans vie, les parents ont la possibilité d’inscrire leur enfant même si la naissance a eu lieu avant le seuil fixé par l’OMS (22 semaines de gestation) ou de ne pas l’inscrire s’ils ne le souhaitent pas. Or, selon Le Figaro, « faute de statistiques, les épidémiologistes ne sont plus en mesure de répondre ni d’assurer que ces mauvais chiffres ont d’autres raisons que médicales ». Jeanne Fresson, du département d’information médicale au CHU de Nancy, et Béatrice Blondel, épidémiologiste à l’Inserm, expliquent, dans le Journal de gynécologie obstétrique et biologie de la reproduction, que « cette situation pourrait s’expliquer par un enregistrement de bonne qualité des interruptions médicales de grossesse (IMG), ainsi qu’une politique active de diagnostic prénatal combinée à une absence de limite d’âge de la grossesse pour réaliser une IMG ». En 2011, avec la réforme de l’inscription à l’état civil, il a été décidé que les hôpitaux et les cliniques « assurent [dorénavant] l’enregistrement des enfants mort-nés après 22 semaines de grossesse comme c’était le cas jusqu’en 2008 avec l’état civil ». « La procédure entre dans le cadre du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI), (…) », ajoute le quotidien.

Le Figaro, 19/01

En Bref

Le Figaro explique que la grippe « avance masquée » cette année avec des symptômes inhabituels. Selon le Dr Jean-Marie Cohen, coordinateur des Grog, « dans près d’un cas sur trois confirmés par les prélèvements virologiques, ce sont surtout les troubles digestifs qui sont au premier plan. Les malades n’ont pas beaucoup de fièvre, 38°C tout au plus. Et le début n’est pas spectaculaire : la gorge irritée, un peu de toux, de la fatigue et mal à la tête ». Le Figaro, 19/01
Le Journal du dimanche publie un article consacré à la surdité. Entre 6 et 8 millions de Français sont atteints de surdité. L’implant cochléaire constitue « une grande révolution » : « des électrodes fixées sur un fin câble enroulé dans la cochlée sous anesthésie générale, remplacent les cellules ciliées disparues ». Didier Dulon, chercheur Inserm au Laboratoire Biologie cellulaire et moléculaire de l’audition à l’université Bordeaux Segalen, souligne : « C’est magique : des patients atteints de surdités accidentelles ou nés sourds peuvent entendre. Trois cent mille personnes en portent ». Les thérapies génique et cellulaire sont par ailleurs « les deux voies de recherche pour traiter la surdité d’ici à quinze ans », souligne le journal. Le Journal du dimanche, 20/01
Ole Rogeberg, un économiste norvégien, critique, dans un article publié sur le site Internet des Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS), les récents travaux de l’équipe de Madeline Meier et Terrie Moffitt (université Duke, Durham) sur le cannabis et estime, pour sa part, que « la preuve d’un lien causal entre consommation précoce et prolongée de cannabis et déclin intellectuel n’est pas apportée », indique l’édition Science et techno du Monde. Selon lui, les travaux, publiés dans les PNAS, ne prennent pas en compte le statut socio-économique, « facteur confondant » important. Pour le Pr Bruno Falissard, directeur de l’unité Inserm U669 (santé mentale et santé publique), « la question du rôle direct ou indirect du cannabis sur le QI relève avant tout du débat académique. En pratique, le problème essentiel est celui du manque de motivation induit par cette drogue. En principe, l’adolescent a un pouvoir de création énorme. Le cannabis lui coupe les ailes ». Le Monde, édition Science & techno, 19/01
Trois ans après la conception d’un premier organisme vivant artificiel par Craig Venter, un spécialiste américain du séquençage génétique, Les Echos font le point sur les avancées de la recherche en biologie de synthèse, et sur les applications qui commencent à voir le jour. Le médicament antipaludique de Sanofi, composé d’acide artémisinique (reproduction synthétique de l’artémisine, sécrétée naturellement par une plante : l’armoise annuelle) est entré en phase de production industrielle seulement l’année dernière. Côté perspectives, des chercheurs du Génopole sont en train d’élaborer un génome totalement artificiel, qualifié de « minimal ». Celui-ci est « doté uniquement des gènes nécessaires à la survie de la cellule », précisent Les Echos. Les Echos, 21/01

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube