Synthèse de presse

22 avril 2013

11h09 | Par INSERM (Salle de presse)

Percer le mystère du mal aigu des montagnes

Des chercheurs français et italiens mènent une étude afin de « percer le mystère du mal aigu des montagnes (MAM), une pathologie qui frappe des milliers d’alpinistes chaque année, et qui leur est parfois fatale », explique l’AFP. L’étude est réalisée auprès de 90 personnes environ sur plus de quatre mois. Ces volontaires vivent, pour l’expérience, dans un local creusé à l’intérieur de l’Aiguille du Midi à 3 800 mètres d’altitude dans le massif du Mont-Blanc. Sont mesurés, à l’aide d’électrodes, leurs débits sanguins, leur rythme cardiaque et le taux d’oxygénation du sang. Cette expérience devrait « permettre de mieux comprendre les différentes réactions des hommes face à l’altitude : certains développent des pathologies sévères, quand d’autres s’adaptent très rapidement », souligne l’agence de presse. Le Dr Emmanuel Cauchy, directeur de l’Ifremmont (Institut de formation et de recherche en médecine de montagne), qui dirige l’équipe menant ces travaux, espère que ce local, prêté par la compagnie du Mont-Blanc, devienne une plate-forme de test en milieu extrême. Le Dr Samuel Vergès, chercheur au laboratoire grenoblois HP2 (Inserm et Université Joseph Fourier), dont l’équipe est spécialisée dans les maladies liées au manque d’oxygène, estime, concernant un tel lieu, que « pour la recherche en France, c’est quelque chose de très intéressant ».

AFP, 20/04

AlzProtect expérimente un candidat médicament contre Alzheimer

La jeune société de biopharmacie AlzProtect, qui est née de la recherche publique, « a sélectionné un candidat médicament contre les maladies neurodégénératives et montré son efficacité sur des modèles animaux », rapporte La Tribune. Son PDG, Philippe Verwaerde, explique : « Alors que les autres [produits testés par les laboratoires] ciblent une action soit contre l’apparition des plaques amyloïdes, soit contre la diffusion de la protéine Tau, notre produit s’attaque aux deux et a déjà montré des caractéristiques d’innocuité très encourageantes ». Et d’ajouter : « Les essais sur l’homme devraient commencer en 2015 ». La société AlzProtect, hébergée dans le bio-incubateur du parc Eurasanté à Lille, a été fondée par André Delacourte, directeur de recherche à l’Inserm, et de Patricia Melnyk, directrice du groupe de pharmaco-chimie de l’Institut de biologie de Lille.

La Tribune, 22/04

En Bref

L’édition Science & techno du Monde consacre un article aux « techniques lumineuses pour voir les neurones ». Plusieurs équipes ont montré qu’il est possible, grâce à de nouvelles techniques, d’imagerie, de « visualiser de grandes populations de cellules nerveuses, en trois dimensions, et de mieux caractériser leurs interactions », explique le journal. Ce dernier cite notamment les travaux des chercheurs de l’université Pierre-et-Marie-Curie, de l’Ecole normale supérieure, du CNRS et de l’Inserm, qui ont réussi à « étudier la dynamique des processus du cerveau », en réalisant des images toutes les 200 millisecondes. Les techniques innovantes d’imagerie cellulaire sont également utilisées pour « illuminer la tumeur » cérébrale cancéreuse et « optimiser un geste d’ablation » lors d’une intervention, ajoute Le Monde. Le Monde, Science & techno, 20/04
Dans le procès des prothèses mammaires PIP, Jean-Claude Mas, fondateur de PIP, a répété lors de l’audience que le « gel maison » n’était « pas plus dangereux qu’un autre gel », indique Le Figaro. Il a ajouté : « C’est ce qui découle des tests de biocompatibilité. Tous les gels sont irritants, mais pas toxiques ». Selon lui, « si le gel PIP n’était pas homologué, il était homologable ». Pour Alexandra Blachère, la présidente de l’association des porteuses de prothèses PIP, qui accorde une interview à L’Humanité, « nous sommes intimement persuadées que le lien [entre le gel frauduleux et le développement d’un cancer] existe, mais nous n’avons encore aucune preuve. C’est très angoissant, notamment pour les victimes qui se sont fait retirer leurs prothèses fissurées mais qui souffrent encore du gel resté dans leur corps ». Le Figaro, 20/04, L’Humanité, 22/04
Dans son édition Science & techno, Le Monde rend compte de la première étude épidémiologique française sur les effets du Distilbène (cf synthèse de presse du 17 avril). Le journal souligne que cette étude « est pilotée par l’association DES France et la Mutualité française et financée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé à hauteur de 400 000 euros ». Pour mener cette étude sur trois générations de femmes, un vaste appel a été lancé pour trouver des volontaires. Le questionnaire est disponible sur le site www.Des-etude3generations.org. Le Monde, Science & techno, 20/04

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube