Synthèse de presse

25 mars 2013

12h17 | Par INSERM (Salle de presse)

Feu vert du CNS à la commercialisation d’autotests de dépistage du sida

Après deux refus en 1998 et 2004, le Conseil national du sida (CNS) a finalement donné, le 22 mars, un avis favorable à la commercialisation d’autotests dépistant le sida, rapporte Aujourd’hui en France. Le quotidien rappelle que la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a demandé, en juillet dernier, l’avis du CNS, « après avoir été interpellée par l’association de patients Warning lors de la Conférence mondiale sur le VIH à Washington » qui s’appuie sur la récente autorisation de la vente de ces dispositifs aux Etats-Unis. Ces autotests pourraient être vendus dans les pharmacies, parapharmacies et sur Internet. Le CNS explique avoir changé de position car, désormais, « pour faire régresser l’épidémie du VIH, les autotests présentent un rapport bénéfice/risque favorable ». Il estime malgré tout que « l’impact attendu est limité ». Le ministère attend désormais les conclusions, qui doivent être connues aujourd’hui, du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), également consulté sur le sujet.

Aujourd’hui en France, 23/03

Lutter contre l’obésité au sein des villes

Des chercheurs de l’université du Colorado et celle de Wake Forest ont mené un essai, publié dans American Journal of Preventive Medicine, ayant permis de réduire le risque de diabète en envoyant, depuis 2007, dans les lieux publics, du personnel de santé, explique Le Figaro. Ce travail, mené en particulier par le centre médical Wake Forest Baptist, a consisté à faire intervenir « le personnel de santé, infirmiers, médecins, dans des jardins publics, des parcs, des centres de loisirs du comté de Forsyth, en Caroline du Sud ». Ces derniers ont proposé à des volontaires des tests de dépistage du diabète. « Au total, 301 personnes en surpoids ou obèses ayant un taux de sucre dans le sang évoquant un prédiabète ont été recrutées », souligne le quotidien. « La moitié a bénéficié par tirage au sort d’interventions régulières dans les jardins, parcs de loisirs (soutien nutritionnel par un diététicien, exercice physique plusieurs fois par semaine). L’autre moitié a été adressée à un généraliste pour une prise en charge classique », ajoute Le Figaro. Au bout de deux ans, plus de 46% des personnes du premier groupe, suivis sur le terrain, ont réduit leur poids d’au moins 5%, trois fois plus que ceux de l’autre groupe.

Le Figaro, 25/03

En Bref

Dans son édition Science & techno, Le Monde se penche sur le cerveau qui « ne connaît jamais le repos ». Le Pr Francis Eustache, directeur de l’unité Inserm du laboratoire de neuropsychologie du CHU de Caen, explique qu’« il existe, lorsque notre activité cognitive n’est pas dirigée vers un objectif spécifique, une activité cérébrale intense et soutenue dans des régions spatialement éloignées ». Il s’agit de l’activité au repos du réseau par défaut (RD). Le Monde cite le Pr Andreas Kleinschmidt, neurologue aux Hôpitaux universitaires de Genève, qui estime que « notre cerveau passerait son temps au repos à évaluer de nombreuses hypothèses concernant une situation qui pourrait se produire dans le futur ». Selon le journal, des études récentes montrent que « l’existence d’altérations du RD » est impliquée « dans de nombreuses pathologies neuropsychiatriques » (maladie d’Alzheimer, dépression, schizophrénie, autisme). Le Monde, Science & techno, 23/03
Le Figaro rend compte des « nouveaux médicaments pour combattre l’alcoolisme ». Parmi les trois molécules les plus attendues, le Selincro, commercialisé par le laboratoire danois Lundbeck, est « à ce jour le plus abouti », explique le quotidien. Celui-ci a obtenu une autorisation de mise sur le marché européen le mois dernier et devrait venir en France à partir de 2014. Mickael Naassila, chercheur à l’Inserm, indique : « S’ils ciblent des systèmes de neurotransmissions différents, ces médicaments [le Selincro, l’Alcover et le baclofène] ont une même finalité, celle de jouer sur l’activité du circuit cérébral de la récompense ». Le Figaro, 25/03
Dans Le Figaro, José-Alain Sahel, ophtalmologiste, membre de l’Académie des Sciences, rend compte des « premiers succès » de la rétine artificielle. Il souligne : « L’Institut de la vision (UPMC, Inserm, CNRS) travaille, en partenariat avec l’Ecole de l’innovation technologique (ESIEE) de Paris et le CEA, sur des designs d’implants tridimentionnels ». Et d’ajouter : « Pour un codage plus précis des informations visuelles, une nouvelle équipe élabore des caméras ultrarapides et très économes en termes d’énergie et de puissance de calcul ». Le Figaro, 23/03
L’édition Science & techno du Monde brosse le portrait de François Taddei, polytechnicien, directeur de recherche à l’Inserm, et directeur du Centre de recherche interdisciplinaire (CRI) à Paris, « un laboratoire innovant pour la formation par la recherche ». « Près de 80 étudiants y préparent des licences, masters ou des doctorats », explique le journal. François Taddei souligne : « En huit ans d’existence, le CRI a doublé tous les dix-huit mois ses effectifs. Et nous allons bientôt déménager dans le quartier du Marais, à Paris, pour occuper 6 000 m² et devenir un institut innovant pour la formation par la recherche, grâce aux Investissements d’avenir ». Le Monde, Science & techno, 23/03
Dans Les Echos, Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, affirme : « Préparer l’avenir, c’est (…) s’appuyer davantage sur notre recherche pour répondre aux grands défis économiques et sociétaux du XXIe siècle. Dans la compétition mondiale, nous devons d’abord préserver notre atout majeur, la recherche fondamentale ». Selon elle, « le projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche propose au service public de l’enseignement supérieur et de la recherche et, au-delà, à tous les Français, un pari gagnant pour l’avenir ». « (…) Encourager la mobilité des étudiants et des chercheurs, attirer les talents du monde entier, investir à contre-cycle pour imaginer dans nos laboratoires un monde de progrès, c’est l’occasion d’une formidable mise en mouvement collective qu’il faut absolument saisir, ensemble », conclut-elle. Les Echos, 25/03

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