Synthèse de presse

28 octobre 2013

12h52 | Par INSERM (Salle de presse)

Débat autour de la transition animal/homme de la résistance bactérienne aux antibiotiques

Les Échos éclairent le débat au sein de la communauté scientifique sur la transmission à l’homme – ou non – du matériel génétique de résistance aux antibiotiques des bactéries animales. Deux études sont venues récemment apporter des réponses contradictoires sur le sujet. La première, publiée le 3 avril dans Génome Research par une équipe européenne du laboratoire de biologie moléculaire d’Heidelberg, a passé au crible le génome de la population bactérienne présente dans le tube digestif de 252 individus sur la planète. Elle conclut que « l’utilisation des antibiotiques chez les animaux contribue au développement de résistances dans les bactéries hôtes de l’homme ». La cohabitation homme/animal (par consommation de viande ou contact rapproché) encourage la prolifération de « superbactéries », résistantes aux plus puissants antibiotiques, et accélère les mécanismes de transfert de ces résistances. À l’inverse, une étude publiée dans Science du 27 septembre, prouve que les populations de salmonelles résistantes aux antibiotiques chez les humains et les animaux domestiques vivant à leur contact, sont différentes. Le résultat provient d’une analyse détaillée de l’ADN de plus de 370 échantillons de cette bactérie recueillis sur une période de vingt-deux ans en Ecosse. « Nos résultats indiquent que le nombre de fois où les bactéries passent d’une espèce à l’autre est extrêmement faible », explique le professeur Nicholas Thomson de l’Institut Wellcome Trust Sanger. Consciente des risques qui existent potentiellement, l’Anses recommande aux éleveurs français un usage parcimonieux des antibiotiques vétérinaires, surtout ceux administrés préventivement aux animaux sains.

Les Échos, 28/10

Le gouvernement veut encourage l’usage des médicaments biosimilaires

Le Figaro indique que, dans le cadre du budget 2014 de la Sécurité sociale, les députés ont voté une mesure visant promouvoir les médicaments biologiques similaires, appelés « biosimilaires ». L’objectif est d’augmenter les ventes de ces molécules proches des biomédicaments issus du vivant. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) va dans un premier temps dresser la liste des biosimilaires autorisés en France, puis elle ouvrira aux pharmaciens la possibilité de substituer des biosimilaires aux molécules prescrites par le médecin, uniquement en tout début de traitement. Cette mesure pourrait avoir un impact important, à termes, sur les comptes de la Sécurité sociale. « Chacun des traitements à base de médicaments biologiques coûte des milliers, voire des dizaines de milliers d’euros par patient», a précisé la ministre de la Santé, Marisol Touraine, alors que les biosimilaires affichent des prix inférieurs de 20%. À ce jour, ce marché est encore modeste (60 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit 1% des ventes de médicaments d’origine biologique). Mais c’est un secteur en pleine croissance : le chiffre d’affaires mondial des biosimilaires devrait être multiplié par sept entre 2016 et 2020, atteignant plus de 20 milliards, selon le cabinet spécialisé IMS Health

Le Figaro, 26/10

En Bref

L’AFP indique que l’Assemblée nationale a donné son feu vert à des expérimentations de vente à l’unité de certains antibiotiques, afin d’éviter leur gaspillage ou une automédication dangereuse. Des pharmacies volontaires pourront ainsi s’inscrire dans le cadre de cette expérimentation. « Un médicament sur deux n’est pas consommé », entraînant de la pollution lorsqu’ils sont jetés, des gaspillages et de l’automédication lorsqu’ils restent dans les placards, a souligné la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Le docteur Maria Melchior (Unité Inserm 1018 – Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations. Épidémiologie des déterminants professionnels et sociaux de la santé), explique dans Le Figaro les facteurs différenciant les états de dépression, déprime et tristesse. Elle présente notamment les recherches de l’unité 1018 de l’Inserm, à partir de la cohorte Gazel (20 000 personnes âgées de 35 à 50 ans et travaillant à EDF-GDF en 1989), qui ont mis en lumière les inégalités sociales relatives à la dépression. Ces inégalités sont liées au « devenir professionnel des personnes, mais aussi par le fait que les personnes qui ont une situation socio-professionnelle défavorable ont tendance à cumuler plusieurs facteurs de risque de la maladie. D’autre part, on sait également que l’accès au traitement est inégal. » Le Figaro, 28/10

Une équipe l’université du Texas, à Austin, tente de décrypter les mécanismes moléculaires qui permettent à une souris des déserts de l’Arizona, la « souris sauterelle » de résister au venin neurotoxique du scorpion écorce (Centruroides sculpturatus), dont la piqûre est l’une des plus douloureuses du monde, pouvant entraîner la mort. Les mécanismes mis en lumière pourraient avoir une portée considérable dans le traitement de la douleur pour l’être humain. Le Figaro, 26/10

Le Figaro a publié un article sur l’amélioration de la prise en charge, en France, de la paralysie cérébrale. Les patients concernés « ont en commun des problèmes neurologiques liés à quelque chose qui survient avant ou pendant la naissance », explique le Pr Pierre Gressens, neurologue de l’Inserm à l’hôpital Robert-Debré, à Paris. Le Figaro explique que longtemps, les troubles moteurs induits ont masqué les troubles mentaux qui pouvaient également survenir. « La France a été pionnière avec une succession de plans périnatalité qui ont permis des progrès spectaculaires, souligne le quotidien. Seuls 5% des prématurés connaissent des problèmes moteurs mais, lorsqu’on les suit jusqu’à 6 ans, 35% d’entre eux échouent à l’école ». Le Figaro, 28/10

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