Synthèse de presse

03 septembre 2012

11h14 | Par INSERM (Salle de presse)

Des doutes sur la pertinence du spray nasal contre le suicide

Face à la recrudescence des suicides chez les soldats américains, le Pentagone finance les travaux d’un neurobiologiste de l’université de l’Indiana, Michael Kubek, qui étudie la thyrotropin releasing hormone (TRH), une neurohormone produite au niveau de l’hypothalamus. Ce chercheur travaille sur un spray nasal qui pourrait permettre de prévenir les suicides. Le professeur Jacques Young, du service d’endocrinologie de l’hôpital de Bicêtre, chercheur à l’Inserm, note que ce projet présente quelques faiblesses : « la TRH, constituée de trois acides aminés, n’est pas difficile à synthétiser, mais il n’y a pas le moindre début d’une preuve d’efficacité contre le suicide ». En revanche, le psychiatre Fabrice Duval (hôpital de Rouffach), spécialiste des liens entre endocrinologie et psychiatrie, prend plutôt la défense du chercheur américain : « Dans la dépression, la sérotonine diminue et la TRH s’active pour la normaliser, mais nous avons constaté que la réponse n’est pas la même selon que les patients ont ou non des antécédents suicidaires. Chez ceux qui sont passés à l’acte, la sécrétion de TRH est abaissée, ce qui va dans le sens de l’approche américaine. »

Le Monde, 01/09

L’ANSM veut s’assurer de l’indépendance de ses experts

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) doit présenter dans un mois les nouvelles structures qui remplaceront celles de l’Afssaps, mais certains postes seraient difficiles à pourvoir. Les nouvelles règles établies après le scandale du Médiator durcissent les conditions d’admission des experts, qui doivent être clairement indépendants de l’industrie pharmaceutique. En outre, plusieurs médecins hésitent à participer aux groupes de travail : « beaucoup de professeurs des universités-praticiens hospitaliers rechignent à y aller. Le système en place rend contradictoires la volonté de bâtir sa carrière et le désir de s’investir dans l’agence », regrette le professeur Mathieu Molimard, directeur adjoint du département de pharmacologie de Bordeaux (Université de Bordeaux Segalen, CHU et Inserm). Dominique Maraninchi, directeur général de l’ANSM, relativise cependant le besoin d’experts de l’Agence : « nous avons déjà reçu 165 dossiers de candidatures, dont une centaine pour les commissions. Le gros du flux est attendu pour septembre. Le nombre de groupes de travail passe de 107 à 37, avec au maximum vingt membres, alors que certains réunissaient jusqu’à une soixantaine de participants. »

Le Monde, 01/09

En Bref

Une équipe de chercheurs de l’université de médecine Tufts à Boston (Etats-Unis), a mis au point un protocole sur les souris pour observer comment un stress subi par un individu pourrait se transmettre à ses descendants. Les scientifiques ont ainsi pu observer qu’un stress pouvait se répercuter sur les descendants, notant à travers les lignées femelles. « Cela peut s’expliquer parce que la femelle stressée transmet quelque chose à sa fille durant la gestation, par exemple via un niveau de corticostérone accru », observe Deborah Bourc’his(Inserm/CNRS), spécialiste des effets parentaux à l’Institut Curie. Elle précise cependant que « les auteurs ont eu recours à une lignée de souris hétérogènes sur le plan génétique. C’est sans doute un bon modèle pour l’étude des effets de l’instabilité sociale, mais pour les études épigénétiques toujours très complexes à mener, mieux vaut utiliser des lignées génétiquement homogènes. » Le Monde, 01/09
Aujourd’hui en France présente les avancées enregistrées en matière dediagnostic prénatal de la trisomie 21. Une nouvelle technique, utilisant un « séquenceur à très haut débit », permet de déceler la maladie par une simple prise de sang, avec un taux de réussite de 99%. Ce procédé permettrait d’éviter l’amniocentèse, qui présente certains risques de fausses-couches. Aujourd’hui en France, 03/09

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