Synthèse de presse

04 septembre 2017

13h04 | Par INSERM (Salle de presse)

Adolescents et cannabis

Menée sur un millier de personnes, une étude de l’Inserm, publiée en mai dernier, alerte sur les dangers accrus du cannabis pour les adolescents. « Nos résultats ont montré que la consommation de cannabis avant 17 ans peut aggraver ou induire des difficultés scolaires qui se traduisant à terme par un niveau d’études inférieur chez ces jeunes », affirme Maria Melchior, chercheuse Inserm (Unité 1136 IPLESP, Paris) et coauteur de l’étude. Et ce, indépendamment du milieu social considéré et des difficultés psychologiques ou scolaires des jeunes. Selon Le Figaro, les résultats de cette étude viennent conforter ceux d’une étude néo-zélandaise de 2012 qui démontraient que commencer à fumer avant 18 ans et continuer durant des années influaient sur le quotient intellectuel. Mais plus inquiétant encore, le cannabis peut également précipiter l’apparition de troubles psychiatriques tels que la dépression, les troubles anxieux voire les troubles psychotiques. Le Parisien, qui constate une flambée de la consommation de cannabis chez les jeunes, rapporte que les médecins conseillent de ne pas « banaliser » ces addictions.

Le Figaro, 04/09, Le Parisien, 02/09

Lire le communiqué Inserm « Consommation précoce de cannabis et influence sur les résultats scolaires : le lien se précise » publié le 18 mai 2017

Maladie d’Alzheimer, la plus fréquente des démences

Le Figaro publie un dossier sur les démences et la nécessité d’établir un diagnostic précoce des troubles. Le quotidien précise que la maladie d’Alzheimer, la plus fréquente des démences, représente 60 à 80 % des troubles cognitifs dégénératifs, affecte plus d’un million de patients en France et concerne 6 à 8 % des personnes de plus de 65 ans. Elle se révèle par des troubles de la mémoire, alors que la démence fronto-temporale affecte d’abord le comportement. « Il est important d’établir si des troubles neuro-cognitifs sont liés à la maladie d’Alzheimer ou à une autre pathologie neuro-dégénérative, même s’il n’existe pas encore de médicament pour la traiter », précise le Pr Yannick Béjot, chef du service de neurologie générale, vasculaire et dégénérative du CHU de Dijon. En effet, ces troubles n’affectent pas les mêmes zones du cerveau ni les mêmes processus neurologiques, souligne Le Figaro, qui insiste sur la nécessité d’adapter la prise en charge au type de trouble. Les épidémiologistes s’attendent à une hausse de 75 % du nombre de patients d’ici à 2030, liée notamment au fait que l’espérance de vie a progressé. « L’intérêt de la recherche pour cette pathologie est crucial et ses mécanismes commencent à s’éclaircir », rassure Le Figaro. De son côté, Le Parisien rapporte qu’un appel aux dons vient d’être lancé pour développer la recherche sur cette pathologie.

Le Figaro, Le Parisien, 04/09

En Bref

Le quotidien Les Echos rend compte des derniers résultats de l’étude EPIPAGE-2 conduite par une  équipe de chercheurs Inserm (Unité 1153/Université Paris Descartes), dont les conclusions viennent d’être publiées dans la revue The British Medical Journal et qui rapportent une nette amélioration, en 20 ans, de la survie des enfants nés prématurés, dont le nombre ne cesse d’augmenter, alors que les séquelles cérébrales à l’âge de 2 ans ont été divisées par deux.

Les Echos, Le Parisien, 04/09, Parents.fr, 02/09

Lire le communiqué Inserm « Suivi à 2 ans : les prématurés survivent mieux et sont en meilleure santé qu’il y a 20 ans », publié le 30 août.

Une étude de chercheurs néerlandais indique que le plancher de la durée de vie humaine s’élève à 115,7 ans pour les femmes, et à 114,1 ans pour les hommes. Le niveau de l’âge maximal ne progresse pas depuis 30 ans. « On diagnostique statistiquement davantage de maladies chez les personnes très âgées », souligne le docteur Yann Spivac, gériatre à l’hôpital Emile-Roux de Limeil-Brévannes (94). « Si elles sont fragiles et sujettes à des maladies chroniques comme l’hypertension, le diabète ou l’insuffisance cardiaque, elles peuvent dégringoler à la moindre grippe. ».

Le Parisien, 03/09

Le Monde précise que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) admet un défaut d’information des patients concernant le changement de formule du Levothyrox, traitement contre l’hypothyroïdie, prescrit à 3 millions de Français. Près de 5 000 déclarations d’effets inhabituels liés au Levothyrox ont été effectuées fin août, ajoute le quotidien.

Le Monde, 02/09

Un premier essai clinique mené sur l’apeline, produite par le tissu graisseux et susceptible de réguler le taux de sucre dans l’organisme, vient de s’achever. Il a été conduit par Philippe Valet, professeur à l’université de Toulouse-lll et chercheur Inserm (Unité 1048). Un deuxième essai clinique est en cours de réalisation sur huit patients diabétiques. Ses résultats sont attendus pour 2017.

Sciences et Avenir, 01/09

Lire le communiqué Inserm « Une nouvelle étape franchie par une molécule anti-diabétique », publié le 10 juillet.

Archives

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