Synthèse de presse

05 août 2013

11h58 | Par INSERM (Salle de presse)

Internet pour améliorer la pharmacovigilance

Le Figaro consacre un article à l’utilisation des informations trouvées sur le Net pour améliorer la pharmacovigilance. Face au manque de remontées d’informations par les professionnels, les moteurs de recherche et les forums Internet spécialisés apparaissent comme une manne d’informations pour se renseigner notamment sur les effets indésirables d’une molécule. Certaines entreprises se sont même lancées dans la commercialisation des données qu’elles en tirent. Une équipe de chercheurs américains a recensé à l’aide d’un programme de surveillance de navigation Internet les recherches de 6 millions d’internautes sur plusieurs moteurs de recherche (Google, Bing et Yahoo !) concernant l’interaction indésirable de deux molécules : l’antidépresseur paroxétine et l’anti-cholestérol pravastine. Selon les conclusions de leurs recherches publiées dans le Journal of the American Medical Informatics de janvier, les auteurs de ce travail ont précisé qu’ « en termes de santé publique, il peut être vraiment bénéfique de prêter attention à ces signaux et de les associer à d’autres sources d’information pour accélérer la création d’une pharmacovigilance fiable ». En France, la surveillance des forums Internet fait partie des recommandations finales du rapport sur la pharmacovigilance remis en novembre dernier à l’Académie de médecine. Par ailleurs Evelyne Falip, directrice de la surveillance à l’Agence nationale de sécurité du médicament, évoque le bénéfice des signalements émanant de particuliers, soulignant les différences d’approche entre professionnels et patients. Un décret de 2011 autorise les signalements directement à l’ANSM, d’effets secondaires et l’agence a prévu son propre programme d’analyse des forums médicaux, en partenariat avec l’Inserm.

 Le Figaro, 05/08

Recherche sur l’embryon humain : le point de vue de Geneviève Fioraso

Dans un entretien aux Echos, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche évoque la validation par le Conseil constitutionnel du projet de loi autorisant la recherche sur l’embryon humain. Un texte qui doit permettre à la France de combler son retard dans le secteur. Geneviève Fioraso considère qu’ « au lieu d’interdire cette recherche avec dérogation, elle l’autorise dans un cadre strict. C’est un vrai changement qui était attendu depuis longtemps par les chercheurs et les patients ». Et d’ajouter que « Si en douze ans nous sommes passés du 5ème au 17èmerang mondial en matière de recherche sur les cellules souches, c’est à cause de la réglementation qui prévalait jusqu’à présent ». De fait avec cette nouvelle réglementation, la ministre juge que « Nous allons revenir dans la course internationale. D’ici à quatre ou cinq ans, nous aurons de nouveau progressé ». Le régime d’autorisation français va rejoindre celui de nombreux pays européens, à l’exception de l’Allemagne et de l’Italie, tout en étant plus encadré. « L’embryon doit avoir entre 5,5 jours et 7,5 jours au plus », note la ministre. Par ailleurs, Mme Fioraso s’est aussi exprimée sur l’application du principe de précaution environnementale, approuvant la décision du chef de l’Etat, qui en matière de gaz de schiste attend d’avoir une méthode d’extraction plus fiable avec moins d’impact sur l’environnement. Enfin concernant le budget alloué à la recherche en 2014, la ministre précise : « Cette année, mon budget est stable. Dans le contexte actuel, ce n’est pas si mal ». 

Les Echos, 05/08

En Bref

Santé Magazine consacre un article à l’emploi d’insecticides et vise à prévenir un usage trop fréquent. Les Français comptent parmi les plus gros utilisateurs de pesticides au monde, avec selon l’Institut de veille sanitaire des concentrations urinaires de pyréthrinoïdes plus élevés en France qu’aux Etats-Unis, au Canada ou en Allemagne. L’Inserm  souligne de son côté que « les expositions aux pesticides intervenant au cours des périodes prénatales et périnatales, ainsi que lors de la petite enfance, semblent être particulièrement à risque pour le développement de l’enfant ». Santé Magazine, 01/09
Aujourd’hui en France prévient du pic des pollens d’ambroisie attendu mi-août. La lutte contre cette mauvaise herbe va devenir nationale, via un projet de loi déposé par le député de l’Isère, Alain Moyne-Bressand. 1,2 million de personnes sont touchées chaque année par cette allergie pour un coût moyen par patient par an de 150 euros. Aujourd’hui en France, 03/08

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