Synthèse de presse

08 octobre 2012

12h18 | Par INSERM (Salle de presse)

L’interdiction par précaution du bisphénol A justifiée par des risques

Les sénateurs doivent examiner demain une loi interdisant l’utilisation du bisphénol A dans les plastiques alimentaires, explique Aujourd’hui en France. Bernard Jégou, directeur de recherche sur la reproduction humaine à l’Inserm, indique à l’AFP que de « solides arguments » scientifiques justifient l’interdiction par précaution du bisphénol A. La « barque du BPA est très lourdement chargée », estime-t-il, en « évoquant des évidences qui touchent au cancer, aux maladies chroniques, à la reproduction », explique l’agence de presse. M. Jégou explique que « le bisphénol A est un perturbateur endocrinien ». Le biologiste William Bourguet (Montpellier, Inserm/CNRS) souligne : « Le BPA agit comme un leurre hormonal, en mimant l’action d’hormones naturelles. Il usurpe l’identité des oestrogènes et active leurs récepteurs de manière un peu anarchique et dérégule de cette façon le système hormonal ». Le Pr René Habert de l’Université Paris-Diderot, spécialiste des perturbateurs endocriniens, estime que « la norme actuelle de 50 µg/kg/jour est trop élevée et ne permet pas de protéger la population ». Selon le Pr Jégou, l’interdiction programmée du BPA dans les contenants alimentaires, tels que les conserves et les canettes, « doit être aussitôt encadrée par des recherches sur les produits de substitution, sinon ce sera une supercherie ».

AFP, 07/10, Aujourd’hui en France, 08/10

 

Fête de la science

L’AFP et Les Echos rendent compte de la Fête de la science, qui se déroulera du 10 au 14 octobre. Plus de 3 000 animations gratuites seront proposées dans toute la France. A Paris, une dizaine d’organismes de recherche, dont le CNRS et l’Inserm, seront réunis Place Carrée au Forum des Halles pour une opération « Sciences au Carré(e) », explique l’agence de presse. Plus de 80 chercheurs participeront à des animations et rencontres avec le public. Les Echos, qui se demandent « comment réconcilier les Français et la science », citent Bernard Schiele, président du comité scientifique des Rencontres Hubert Curien, qui ont eu lieu début septembre à Nancy, sur le thème des enjeux de la médiation des sciences : « Le scientifique n’est plus le grand savant humaniste du temps de Pasteur, mais un supertechnicien, travaillant le plus souvent dans un laboratoire privé à des fins économiques ».

AFP, 07/10, Les Echos, 08/10

 

En Bref

Le Monde rend compte, dans son édition Science et techno, de « l’avènement de nouveaux tests de dépistage prénatal de la trisomie 21, par analyse d’ADN fœtal dans le sang maternel ». Ces tests sont désormais commercialisés aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens (Suisse, Allemagne, Autriche), mais pas encore en France. Certaines femmes enceintes n’hésitent donc pas à se rendre dans un pays voisin et « dépenser environ 1 200 euros pour en bénéficier », ce qui leur permet d’éviter l’amniocentèse. Le Monde, Science & techno, 06/10

L’Association pour la lutte contre le psoriasis (APLCP) lance aujourd’hui une journée nationale d’information, indique Aujourd’hui en France. Près de 2,5 millions de Français sont atteints de cette maladie inflammatoire chronique de la peau, qui peut provoquer de disgracieuses lésions cutanées. Aujourd’hui en France, 08/10

L’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (Inpes) a lancé « une campagne de dépistage du chlamydia, via Internet, du 3 septembre au 15 octobre », indique Le Figaro qui publie un dossier sur cette bactérie. Le Dr Joëlle Bensimhon, gynécologue (nouvel hôpital Port-Royal, Paris), explique que cette bactérie, qui « évolue en silence », « est l’une des premières causes de stérilité ». Le Pr Michel Janier, directeur du centre clinique et biologique des MST à l’hôpital Saint-Louis, souligne : « On estime que 3% des jeunes femmes de 18 à 25 ans sont infectées (…) ». Le Figaro, 08/10

Dans son édition Science & techno, Le Monde revient sur les « querelles de chiffres entre l’Académie des sciences et le CNRS » (cf synthèses du 28 septembre et 2 octobre). Il explique que le « désaccord » porte notamment sur le ratio entre la masse salariale et la subvention publique. « Celui-ci serait pour le CNRS de 84% en 2012, selon l’Académie ». « Le CNRS, outre qu’il calcule plutôt 80,4% que 84%, fait remarquer que la prise en compte des autres ressources du CNRS (…) baisse ce ratio à 61% ». Le quotidien avance les chiffres disponibles pour les autres organismes comme l’Inserm : « 84,6% et 57,4% toutes ressources confondues », rapporte Le Monde. Le Monde, Science & techno, 06/10

Archives

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