Synthèse de presse

10 juin 2014

12h31 | Par INSERM (Salle de presse)

Difficultés des patients atteints d’un cancer

Le Figaro ainsi que La Croix présentent les résultats de l’enquête Vican2, « de l’Inserm pour l’Institut national du cancer (INCa) », qui montrent que les difficultés des patients atteints d’un cancer demeurent deux ans après le diagnostic. Selon cette enquête, intitulée « La vie deux ans après un diagnostic de cancer », « à peine plus de la moitié (55%) des 4 349 personnes interrogées disent avoir bénéficié d’une consultation spécifique pour l’annonce du diagnostic », souligne Le Figaro. Si l’enquête montre « des progrès réalisés pour la vie quotidienne des patients », elle révèle également que « de nombreuses améliorations sont encore nécessaires ». Ainsi, expliquent les deux quotidiens, près d’une personne sur cinq (18%) estime que l’annonce du diagnostic a été trop brutale. Parmi les points soulignés dans le document figurent également « la fatigue [qui est] le premier des symptômes », le manque d’information des patients sur la fertilité et l’impact de la maladie sur la vie professionnelle. Selon Le Figaro, « en fil rouge de ce volumineux rapport de l’Inserm figurent les inégalités sociales de santé ».

Retrouvez le communiqué sur la salle de presse : Cancer : la vie deux ans après le diagnostic

Le Figaro, La Croix, 10/06

En Bref

Des chercheurs de l’université de Californie, à San Diego, confirment, par leurs travaux sur le rat, « le lien entre l’activité des synapses et la constitution de la mémoire », explique Le Figaro. Le journal indique qu’ils « ont réussi à éteindre chez des rats la peur conditionnée d’une décharge électrique, puis à la réveiller ». Ils ont utilisé, dans cette optique, une technique dite optogénétique qui « consiste à transformer génétiquement des rats pour rendre certains neurones activables par la lumière ». Le Figaro, 10/06
Dans un article intitulé « Des cellules souches en cardiologie : promesse ou mirage ? », Le Figaro se penche sur les cellules souches et deux thérapies cellulaires destinées à « soigner le cœur après un infarctus [qui] vont être évaluées ». Ainsi, la start-up CellProthera, fondée par le Pr Philippe Hénon, a mis au point des cellules sanguines CD34+, qui, injectées directement dans le cœur, sont « capables de ‘‘refabriquer’’ des vaisseaux et du muscle cardiaque ». Une nouvelle étude doit débuter en septembre sur 44 patients. Malgré tout, « certains spécialistes ne croient absolument pas à cette technique », souligne le quotidien. Selon Michel Puceat, directeur de recherche à l’Inserm, « les cellules peuvent avoir un effet transitoire, aussi longtemps qu’elles survivent. Mais on ne va pas en injecter tous les deux ans ! ». Le Figaro, 07/06
Les Echos rendent compte du « résultat final » de la première étude clinique de Nanobiotix sur les nanoparticules ciblant les tumeurs cancéreuses. Cette société pionnière en nanomédecine a montré la faisabilité et l’innocuité de sa technologie. Aucun des 20 patients atteints d’un sarcome des tissus mous (STM) ayant reçu le traitement n’a souffert d’effets secondaires graves. Cette approche consiste à « injecter directement dans la tumeur des nanoparticules cristallines, ensuite activées à distance par la radiothérapie ». Le quotidien ajoute qu’elles provoquent, en captant les rayons X, « une destruction mécanique des cellules tumorales ». Les Echos, 10/06
Le Comité national de la recherche scientifique va alerter demain sur « la dégradation rapide de l’emploi scientifique », rapporte l’AFP. Selon un communiqué du Comité, des « propositions chiffrées » seront présentées. Instance du CNRS, le Comité est chargé notamment du recrutement de nouveaux chercheurs. Il considère que « la dégradation rapide de l’emploi scientifique est en passe d’entraver la capacité de la France à garder son rang dans la recherche internationale de haut niveau ». La secrétaire d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso a souligné, la semaine dernière, que le ministère travaillait avec les organismes de recherche « à un plan de trois ans pour l’emploi scientifique ». Elle a, malgré tout, reconnu que les recrutements allaient se réduire. Selon le biologiste Alain Trautmann, directeur de recherche (Institut Cochin, CNRS/Inserm) et membre du Conseil scientifique du CNRS, 300 chercheurs, toutes disciplines confondues, doivent être recrutés cette année au CNRS, contre 400 en 2010. Ce chiffre descendra à 200 en 2017. AFP, 06/06

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