Synthèse de presse

10 mai 2017

12h46 | Par INSERM (Salle de presse)

Allergies : le rôle majeur des polluants

Dans son supplément Science et Médecine, Le Monde se penche sur les allergies, la saison des pollens « battant son plein ». De 20 à 25% de Français sont concernés contre 2% à 3% dans les années 1970. Ce phénomène s’explique par l’allongement des saisons polliniques et « l’effet cocktail » avec les polluants. Médicamenteuses, cutanées, respiratoires, les allergies peuvent se déclencher brutalement, y compris après la cinquantaine. Le quotidien rappelle qu’en 2003, l’équipe de Jean-Philippe Girard, directeur de recherche Inserm à l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale (CNRS-université de Toulouse), a mis en évidence le rôle majeur de l’interleukine-33 (IL-33) pour stimuler les défenses immunitaires, lors d’une agression (exposition aux allergènes ou une infection virale). Le lien entre cette protéine et l’asthme a été établi en 2005, indique Le Monde.

Le Monde, supplément Science et Médecine, 10/05

Cancer : les limites des thérapies ciblées

Dans un entretien accordé au Monde, l’oncologue canadien Ian Tannock, professeur émérite à l’université de Toronto, spécialiste de la méthodologie des essais cliniques en cancérologie, fait part de ses doutes quant aux bénéfices réels de la médecine personnalisée en cancérologie. Selon lui, « les résultats obtenus par cette approche sont bien en deçà des espoirs soulevés […] ». Il ajoute : « Dans les faits, seuls environ 5% des patients traités avec des médicaments ciblés en ont tiré un bénéfice ». Et d’expliquer : « Nous pensons que les tumeurs développent des résistances contre les médicaments, un peu comme les bactéries le font avec les antibiotiques ». « Pour moi, il y a aujourd’hui un trop grand écart entre le niveau des investissements mis dans le développement de cette médecine et les retombées effectives permettant d’améliorer vraiment la santé humaine », estime-t-il. Et d’ajouter : « Il serait préférable de se concentrer sur un petit nombre de tests collaboratifs très bien pensés plutôt que de multiplier à tout-va les essais cliniques ».

Le Monde, supplément Science et Médecine, 10/05

En Bref

Le Figaro rend compte de la prise d’un médicament pour hyperactifs, la Ritaline, par certains lycéens et étudiants, pour améliorer leurs performances intellectuelles. Ce médicament n’est pas sans danger, rappelle le quotidien. Une étude de l’Inserm parue en avril 2016, a révélé qu’un tiers des 1 700 étudiants en médecine interrogés prenaient des psychostimulants, dont 1,5% de la Ritaline, le plus vendu des médicaments sous ordonnance après les corticoïdes.

Le Figaro, 08/05

Le Parisien et Europe 1 expliquent que le réseau Cap Enfants qui gère plusieurs crèches a mis en place une pédagogie innovante autour de la musique. Afin d’évaluer cette pédagogie, une psycholinguiste, Chantal Caracci-Simon, a fait passer des jeux-tests à 51 enfants de 3 à 10 ans ayant fréquenté les crèches du groupe pendant au moins deux ans, entre 2006 et 2016. Ces travaux supervisés par Marie-Thérèse Le Normand, psycholinguiste et chercheuse à l’Unité Inserm 676, montrent que cette méthode augmente les capacités de mémorisation et de concentration des enfants.

Le Parisien, Europe 1, 09/05

Le Monde indique qu’une nouvelle étude, publiée dans Nature Medicine, remet en cause le fait que venir au monde par césarienne pouvait induire des changements importants et durables dans la flore intestinale du nouveau-né, favorisant ainsi l’apparition de maladies comme l’asthme, les allergies et l’obésité. Selon Kjersti Aagaard, professeure associée dans le département de gynécologie et obstétrique du Baylor College of Medicine, à Houston (Texas) et principale auteure de l’étude, « (…) La transmission des bactéries de la mère au fœtus pourraient déjà débuter durant la grossesse (…) ».

Le Monde, supplément Science et Médecine, 10/05

L’AP-HP a annoncé la généralisation du test de dépistage prénatal non invasif de la trisomie (DPNI) pour les femmes enceintes « à risque ». Le 2 mai, une plateforme automatisée de « séquençage haut débit » a été ouverte à l’hôpital Cochin, la première de France, souligne Le Figaro. Cette plateforme permet, par une simple prise de sang d’une femme enceinte, de prédire avec une faible marge d’erreur (environ 1%) si un fœtus est porteur de la trisomie 21, 13 ou 18. Selon les premières estimations, 7 000 femmes par an prises en charge par l’AP-HP pourraient être concernées.

Le Figaro, 10/05

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