Synthèse de presse

12 décembre 2017

12h35 | Par INSERM (Salle de presse)

Les recherches sur les cellules souches en débat

Si potentiellement les applications des cellules souches dans le domaine de la recherche et de la santé sont très vastes, dans la pratique, elles restent suspendues à des freins réglementaires et des questions éthiques qui seront au cœur des débats menés par le comité consultatif national d’éthique (CCNE) jusqu’en juin 2018, en vue de propositions refondant la loi de bioéthique prévue pour la fin de l’année 2018, rapporte le Quotidien du Médecin. Comme en témoigne Hervé Chneiweiss, président du comité d’éthique de l’Inserm et membre du CCNE, lors d’une séance organisée par l’Académie nationale de pharmacie, « tous les pays n’ont pas la même approche du problème. En France, on se demande à quel moment un embryon devient un humain, alors que les Anglais ont une vision de l’éthique fondée sur l’absence de douleurs. Un embryon peut donc être utilisé tant qu’il ne possède pas de système nerveux, soit moins de 14 jours après la fécondation. ». Pourtant, précise le magazine, avec les cellules souches mésenchymateuses et les cellules pluripotentes induites (IPS), les cellules souches embryonnaires (CSE) constituent la 3e grande source de cellules employées pour la recherche et, bientôt peut-être, dans la médecine régénérative.

Le Quotidien du Médecin, 11/12

Bilan des six premiers mois d’exercice d’Agnès Buzyn

Dans un entretien à Libération, Agnès Buzyn dresse un bilan de ses six premiers mois d’exercice. Elle a su, au cours de ces derniers mois, retisser « les liens avec les professionnels de santé, sérieusement mis à mal par le gouvernement précédent, mais aussi en renvoyant une image de compétence dans un univers qu’elle connaît par cœur », estime le quotidien. La ministre explique toutefois qu’il y a encore de grands défis à relever dans les prochains mois, à l’image de « la pertinence des soins, et une restructuration de nos hôpitaux est indispensable. Il va falloir recentrer leur activité sur leur valeur ajoutée et la médecine de recours, en renforçant leur capacité à accueillir tout le monde. Il faut surtout redonner confiance aux équipes de l’hôpital et du sens à leur mission. » Face aux actes non utiles, elle juge nécessaire « de mieux informer les patients et sensibiliser les professionnels de santé, qu’ils aient des guides de bonnes pratiques, et que la Haute Autorité de santé définisse ce qui est pertinent ou pas ».

Libération, 12/12

En Bref

Le site santémegazine.fr rapporte les résultats d’une étude menée par une équipe de chercheurs démontrant que le régime alimentaire peut aider à réduire les symptômes de la sclérose en plaques comme la dépression ou les douleurs.  Pour rappel, la sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central et se manifeste par des troubles moteurs, sensitifs, de l’équilibre, visuels pouvant être responsables à long terme d’un handicap : les cellules chargées de synthétiser la gaine de myéline qui entoure les axones (prolongement du neurone) sont attaquées par le système immunitaire. « Ce phénomène entraine des lésions à l’aspect scléreux, dispersées dans le système nerveux central. Ces lésions sont appelées plaques, d’où le nom de la maladie. », explique l’Inserm.

Santemagazine.fr, 11/12

Réalisé à la demande du think tank Renaissance numérique, un sondage de Médiamétrie souligne que les Français ont une vision majoritairement positive de l’intelligence artificielle… Hormis en ce qui concerne la création d’emplois. « Notre volonté était d’alimenter le débat sur l’IA, qui est souvent accaparé par des spécialistes et pollué par une vision héritée de la science-fiction », explique Henri Isaac, maître de conférences à l’université Paris-Dauphine et président de Renaissance numérique.

Les Echos, 11/12

Le Quotidien du Pharmacien rend compte du cas d’un patient de 51 ans, infecté en 1995 par le VIH et traité pour un cancer du poumon, qui a vu la quantité de virus réfugiés dans ses cellules réservoirs réduire de façon drastique. Ce cas, encore isolé, est à prendre avec précaution, mais il génère de grands espoirs pour les experts qui y voient là une possible validation de la théorie du « Chock and Kill ». Celle-ci repose sur le fait que l’on extrait le virus de ses réservoirs, en forçant une réactivation de sa réplication, ce qui est possible en inhibant les points de contrôle des lymphocytes infectés pour mieux le détruire par la suite. Jean-Philippe Spano, du département d’oncologie médicale du groupe hospitalier Pitié- Salpétrière-Charles-Foix (AP-HP) a cosigné une lettre de recherche décrivant ce cas clinique dans « Annals of Oncology ».

Le Quotidien du Pharmacien, 11/12

Les Echos rapportent l’inauguration, le mois dernier, du centre Broca, un tout nouveau bâtiment supplémentaire de 15 000 m² pour le Neurocampus de Bordeaux, qui rassemble 700 chercheurs et a nécessité un investissement total de quelque 67 millions d’euros. L’objectif de la région est d’en faire un nid à start-up. « Nous préparons l’avenir, y compris sur le plan économique, car le projet Neurocampus a aussi l’ambition de faire émerger des entreprises », expliquait ainsi Alain Rousset, le président du conseil régional, lors de l’inauguration du nouveau bâtiment.

Les Echos, 12/12

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube