Synthèse de presse

12 février 2013

12h01 | Par INSERM (Salle de presse)

Baisse de 50% en 25 ans des suicides des jeunes

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) indique, dans un avis intitulé « Plaidoyer pour une prévention active » et repris par Le Figaro, qu’« en un quart de siècle, le nombre de décès par suicide a baissé de 20% en France » et celui chez les adolescents de « 50% grâce à des stratégies ciblées ». L’avis souligne que la France demeure, malgré tout, un « mauvais élève », avec plus de 10 000 morts et 220 000 tentatives par an. Selon Didier Bernus, rapporteur du projet d’avis du CESE pour la section des affaires sociales et de la santé, « le taux de décès par suicide en France – 14,7 pour 100 000 habitants en 2010 – se situe largement au-dessus de la moyenne européenne de 10,2 pour 100 000 habitants ». Didier Bernus estime qu’« il faut aller contre l’idée reçue que le suicide est une fatalité. Avec une prise de conscience et une volonté politique forte, la prévention peut faire baisser les chiffres (…) ». Didier Bernus souligne : « Le suivi après une tentative de suicide est déterminant ». « Quarante-quatres jeunes de moins de 14 ans se sont donné la mort en 2010, selon l’Inserm ». Didier Bernus estime cependant que ces drames sont « exceptionnels » et « doute de la pertinence de lancer une politique de prévention spécifique pour les très jeunes », explique Le Figaro. L’avis du CESE appelle à créer un Observatoire national des suicides.

Le Figaro, 12/02

En Bref

Les Assises nationales de la protection de l’enfance se sont ouvertes hier au Mans et se tiennent jusqu’à aujourd’hui, a indiqué France Info. A cette occasion, Anne Tursz, pédiatre et épidémiologiste à l’Inserm, a accordé une interview à la chaîne radiophonique. Selon The Lancet, 10% des enfants sont maltraités dans les pays développés. France Info, 11/02
Le Figaro rend compte de la situation difficile, dans la rue Ambroise-Paré, près de la gare du Nord (Xe), où se trouve l’un des principaux lieux de vente de drogues dures de la capitale. Les consommateurs y vendent, bien souvent eux-mêmes, du Subutex et surtout du Skenan, un antalgique puissant prescrit aussi comme substitut à l’héroïne. Ce trafic leur permet de financer leur propre consommation d’héroïne. Face aux habitants excédés par ces trafics et l’insécurité qui règne dans le quartier, la Mairie souhaite accueillir la future salle de shoot du pays.Le Figaro, 12/02
Libération rend compte d’un paradoxe : avec une réduction du nombre de morts sur la route et l’amélioration de la prévention des accidents cérébraux vasculaires, on assiste à « une stagnation du nombre de corps sur lesquels on peut prélever des organes ». Depuis cinq ans, la loi autorise « les greffes sur cœur arrêté », c’est-à-dire le prélèvement d’organes sur une personne en arrêt cardiaque. Des audiences publiques ont eu lieu, la semaine dernière, sur cette problématique, à l’initiative de l’Assemblée et de l’Agence de la biomédecine. Libération explique qu’« il y a une inconnue [avec ces patients, souvent atteints aux cerveaux et qui dépendent de machines] : le temps séparant l’arrêt des traitements du décès. Or, si la durée est trop longue, les organes sont abîmés ». Laurent Beydon, de la Société française d’anesthésie et de réanimation, s’interroge : « N’y a-t-il pas le risque que l’on aille vers une mort utilitaire, où l’on accélère le décès pour prélever dans de bonnes conditions ». Libération, 12/02
20 Minutes souligne qu’après la fraude découverte de viande de cheval dans des plats au bœuf surgelés, les autorités outre-Manche s’inquiètent d’une possible contamination au phénylbutazone, un anti-douleur pour chevaux. Le ministre de l’Environnement britannique, Owen Paterson, a indiqué, le 10 février, que « la viande de cheval, si elle était contaminée par cet anti-inflammatoire, pourrait être nuisible à la santé humaine », rapporte le quotidien. Selon Robin Hargreaves, de la British Veterinary Association, « beaucoup de chevaux [sont] traités » avec cet anti-inflammatoire non stéroïdien. Or, le phénylbutazone peut provoquer de « graves réactions », dont des cas d’anémie asplasique, une diminution de la production de globules rouges, blancs et de plaquettes. 20 Minutes, 12/02

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube