Synthèse de presse

15 octobre 2013

12h03 | Par INSERM (Salle de presse)

Hausse du risque d’avoir des bébés de faible poids avec la pollution de l’air

Une étude européenne, publiée dans The Lancet Respiratory Medicine, révèle que « la pollution de l’air augmente le risque pour les femmes enceintes de donner naissance à des bébés de petit poids au tour de crâne diminué », rapporte l’AFP. Selon les auteurs de l’étude, qui ont réuni 14 études de 12 pays européens impliquant plus de 74 000 femmes ayant accouché d’un enfant entre 1994 et 2011, « l’exposition de la femme enceinte aux polluants atmosphériques et au trafic routier augmente de manière significative le risque de retard de croissance fœtale, y compris à des niveaux bien inférieurs aux niveaux réglementaires des directives de l’Union européenne sur la qualité de l’air », ajoute l’agence de presse. Rémy Slama, directeur de recherche à l’Inserm, coauteur de l’étude, souligne que « ces résultats suggèrent qu’une proportion importante des cas (de bébés de) petit poids de naissance à terme pourrait être évitée en Europe si la pollution de l’air urbain, et en particulier les particules fines, diminuait ».

 AFP, 15/10

7e Baromètre de la santé en Europe

Selon le 7e Baromètre de la santé en Europe, réalisé par l’Institut CSA pour Europ Assistance, et que Le Parisien – Aujourd’hui en France publie en exclusivité, « un Français sur trois a renoncé à des soins l’an dernier faute d’argent ». Martin Vial, directeur général d’Europ Assistance, souligne : « Notre étude confirme qu’en 2013 la crise s’est installée dans les pays européens, même en Allemagne ; le niveau de renoncement à des soins y est élevé ». Selon Aujourd’hui en France, « c’est en France que ces renoncements sont les plus fréquents ». Les soins dentaires sont particulièrement pénalisés, avec 25% des sondés qui ont renoncé à soigner leurs dents, contre 7% pour les médicaments. Les femmes et les jeunes actifs sont les plus touchés. Par ailleurs, contrairement aux autres voisins, surtout les Suédois, les Français sont peu ouverts à l’e-santé. Consultation de forums Internet, recours à la robotique et à la téléphonie mobile pour surveiller un patient à distance, « les Français sont plutôt dans le bas du tableau », explique Martin Vial.

 Aujourd’hui en France, 15/10

En Bref

La Croix souligne que le Comité national pour la bientraitance et les droits des personnes âgées et des personnes handicapées (CNBD) préconise, dans un rapport sur la prévention du suicide chez les personnes âgées remis en août à la ministre déléguée, Michèle Delaunay, la mise en place d’une « charte éthique » avec les médias pour mieux parler du suicide. Selon le comité, « la médiatisation de cas de suicide peut entraîner un effet facilitateur pour des personnes en souffrance psychique (…) ». La Croix, 15/10

Le Quotidien du médecin indique qu’« une équipe de l’université de Leicester au Royaume-Uni a montré qu’un inhibiteur de kinase PERK administré per os était capable de bloquer la neurodégénérescence dans un modèle murin de maladie neurodégénérative avec mauvaise conformation des protéines ». Stéphane Haïk, directeur de recherche à l’Inserm Maladie d’Alzheimer-Maladies à prions de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (ICM) et du centre national de référence des prions, explique : « Les résultats de cette étude sont très intéressants. (…) Mais les résultats obtenus sur ce modèle murin expérimental de tremblante sont très loin d’une quelconque application dans les maladies à prions, et le sont encore moins dans la maladie d’Alzheimer ». Le Quotidien de médecin, 14/10 

Une étude britannique, financée par le laboratoire Pfizer, estime que « la lutte contre le cancer a coûté 126 milliards d’euros aux Européens en 2009 », indique La Tribune. Selon les chercheurs auteurs de cette étude, 40% de cette somme ont été investis en soins de santé aux malades du cancer (soit 51 milliards d’euros), et presque 11% pour les frais de médicaments (13,6 milliards d’euros). Il y a cependant d’« énormes disparités » selon les pays européens, explique Richard Sullivan, l’un des auteurs de l’étude et chercheur en cancérologie au King’s College de Londres.La Tribune, 15/10 

Libération rend compte de « la guerre » déclarée « autour d’un robot » utilisé en chirurgie urologique. Les chirurgiens sont très divisés sur ces bienfaits. La polémique sur ce robot appelé Da Vinci vient de s’accentuer dans la presse médicale américaine : « aux Etats-Unis, son usage pour la prostatectomie est systématique, et les données chirurgicales sont très inquiétantes », explique le quotidien. Et d’ajouter : « Une vingtaine de morts sont évoqués ». Selon le Pr Michaël Peyromaure, chef du service d’urologie à l’hôpital Cochin de Paris, il s’agit du « prochain scandale sanitaire ».Libération, 15/10 

Archives

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