Synthèse de presse

16 février 2016

12h32 | Par INSERM (Salle de presse)

Les moustiques doivent-ils être éradiqués ?

Les Echos expliquent que, grâce à la génétique, les hommes sont aujourd’hui capables de procéder à l’extinction d’une espèce animale jugée nuisible. Le quotidien s’interroge cependant sur les conséquences d’une telle action. Hervé Chneiweiss, président du comité d’éthique de l’Inserm, indique : « Certains arguent que si l’on sait répandre un gène d’infertilité par un « gene drive » [« forçage génétique » grâce au Crispr-Cas9], on pourra tout aussi bien, au cas où les choses tourneraient mal, rétablir la situation initiale par un contre-« gene drive ». Face au « dilemme du moustique », il préconise le principe de précaution : « Ce n’est pas un principe d’abstention, mais d’évaluation raisonnée de la balance bénéfices-risques. » Il estime qu’« il faut créer une instance d’évaluation du type GIEC ».

Les Echos, 16/02

Les maladies rares intéressent les laboratoires

Le Monde Eco & Entreprise, qui publie un dossier sur les maladies rares, explique qu’« autrefois délaissées, les pathologies orphelines sont devenues, en dix ans, une manne pour l’industrie pharmaceutique, avec des traitements de plus de 100 000 euros par patient et par an ». Le journal rappelle que les succès rencontrés dans les maladies rares sont aujourd’hui des modèles pour le développement de molécules destinées à traiter des maladies plus répandues. Le quotidien explique qu’« à l’avenir, les limites risquent davantage d’être financières que scientifiques ».

Le Monde Eco & Entreprise, 16/02

En Bref

L’ONG WECF révèle que 299 produits cosmétiques pour bébés testés sur 341 contiennent des ingrédients à risque élevé. Invité de l’émission Europe 1 Matin, Robert Barouki, professeur à l’université Paris Descartes et directeur de l’unité Inserm 1124 « Toxicologie, pharmacologie et signalisation cellulaire » s’est notamment penché ce matin sur les perturbateurs endocriniens.

Europe 1, 16/02

Lemonde.fr s’intéresse à une maladie tropicale négligée : l’ulcère de Buruli (UB), « provoqué par une bactérie, Mycobacterium ulcerans, appartenant à la même famille d’agents que ceux qui répandent la tuberculose et la lèpre ». Selon Laurent Marsollier, chercheur Inserm au sein de l’Unité 892 « Centre régional de recherche en cancérologie Nantes-Angers » cette maladie constitue « une aventure scientifique, où tout est à faire ».

Lemonde.fr, 15/02

La Croix indique : « Il y a deux semaines, l’association France Libertés et la collectivité territoriale de Guyane se sont élevées contre le brevetage d’une molécule antipaludique, la simalikalactone E., issue des laboratoires de chimie de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), mais aussi facilitée par les entretiens réalisés avec des peuples autochtones sur leurs savoirs traditionnels ». L’IRD a finalement proposé aux autorités guyanaises « un partage égalitaire des résultats de la recherche et de toute retombée économique et financière découlant de l’exploitation de ce brevet ».

La Croix, 16/02

Rechercher
dans les Synthèses de presse


Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.




fermer
fermer
RSS Youtube