Synthèse de presse

16 octobre 2012

11h54 | Par INSERM (Salle de presse)

Enquête ObEpi sur l’obésité en France

Selon l’enquête nationale ObEpi, rendue publique aujourd’hui et réalisée auprès de 25 714 Français, « la progression de l’obésité semble marquer le pas en France », indique Le Figaro. La prévalence augmente de 0,5% seulement entre 2009 et 2012. Le Pr Arnaud Basdevant, nutritionniste à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, explique : « Ce résultat encourageant doit encore être confirmé par d’autres études dans les années à venir, mais c’est peut-être le signe que les politiques de santé publique commencent à avoir un impact ». Malgré tout, près de 7 millions de Français âgés de plus de 18 ans sont obèses. Ils représentent 15% de la population adulte, contre 8% en 1997. Cette enquête, menée tous les trois ans, révèle qu’en 15 ans, le poids moyen des Français a progressé de 3,6 kg et leur tour de taille de 5,3 cm. En outre, « la prévalence continue d’augmenter fortement chez les 18-24 ans », souligne le quotidien. Elle atteint un taux de 35%. L’étude confirme de nombreux facteurs d’inégalité comme le sexe (les femmes étant plus touchées que les hommes) et la situation géographique (l’obésité étant plus marquée dans le Nord et l’Est).

Le Figaro, 16/10

 

Rajeunissement de l’âge des AVC

Une grande étude américaine, The Greater Cincinnati/Northern Kentucky Stroke Study (GCNKSS), révèle qu’en dix ans, « l’incidence des accidents vasculaires cérébraux (AVC) de tous types est en augmentation chez les sujets de moins de 55 ans », indique Le Quotidien du médecin. « Entre 1993-1994 et 2005, la proportion d’AVC tous confondus est passée dans cette catégorie d’âge de 12,9 à 18,6% », explique le journal. L’étude a porté sur deux comtés de l’Ohio et trois autres dans le Kentucky du Nord, dans un peu moins de vingt hôpitaux. Parmi les raisons pouvant expliquer cette tendance figure « la survenue de plus en plus précoce de facteurs de risque cardio-vasculaire », particulièrement le diabète et l’obésité, souligne le journal. Ce dernier ajoute que « la consommation de drogues est sans doute [également] en cause ».

Le Quotidien du médecin, 15/10

En Bref

Le Quotidien du médecin rend compte de la mise au point, par l’unité Inserm 914, dirigée par le Pr Patrice Nordmann (Kremlin-Bicêtre), de deux tests de diagnostic rapide et faciles à mettre en œuvre visant à lutter contre les entérobactéries multirésistantes. Leur commercialisation devrait débuter dans les 12 à 16 mois. Le Quotidien du médecin, 15/10
Communiqué de presse: Mise au point de deux tests de diagnostic rapide de résistance aux antibiotiques

Les Echos présentent l’essai clinique Shiva, « impliquant en France 13 traitements ciblés et 6 centres de lutte contre le cancer ». Cet essai, qui vient de débuter sous la houlette de l’Institut Curie, va être mené en France grâce à un panel de 1 000 patients, divisés en deux groupes, l’un recevant des thérapies anticancéreuses ciblées, l’autre une chimiothérapie classique. Le but de l’essai est de tester l’efficacité des thérapies ciblées fonctionnant pour certains cancers, sur d’autres cancers présentant les mêmes anomalies biologiques. Les Echos, 16/10

La Croix souligne que « la dépénalisation du cannabis continue de faire débat ». Après que le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, a déclaré être favorable à cette dépénalisation, Matignon a réaffirmé, dans un communiqué, son opposition. Le sociologue Jean-Michel Costes, spécialiste des drogues, qui a lancé le mois dernier une charte « pour une autre politique des addictions », déjà signée par 1 500 professionnels, explique dans Libération : « Il y a un relatif consensus des chercheurs [sur la dangerosité du cannabis], mais le problème réside dans le niveau de danger ». Il ajoute : « En France, le principal danger n’est pas le cannabis, mais bien sûr l’alcool, le tabac puis l’héroïne ». La Croix, Libération, 16/10

L’AFP rend compte de l’inquiétude de la CGT de France Télécom-Orange pour « la santé de certains techniciens exposés à des parafoudres radioactifs utilisés jusqu’à la fin des années 1970 ». Le groupe a rappelé, quant à lui, « avoir fait réaliser une étude par l’Inserm, qui a porté sur 100 000 personnes ayant travaillé dans un service technique entre 1974 et 1995 », explique l’agence de presse. Selon la direction de France Télécom, cette étude a montré qu’il n’y avait « pas d’augmentation particulière des cas de cancer dans la population technique » par rapport à la population générale. AFP, 15/10

Archives

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