Synthèse de presse

01 octobre 2013

12h09 | Par INSERM (Salle de presse)

Pas de risque accru de cancer en cas de symptômes dépressifs

Une étude épidémiologique, réalisée par des chercheurs de l’Inserm et publiée dans The American Journal of Epidemiology, révèle qu’« être déprimé n’exposerait pas à un risque accru de cancer », indiquent l’AFP et Libération. Les chercheurs de l’Inserm ont étudié les données médicales de 14 203 personnes participant depuis 1989 à la cohorte Gazel des anciens employés d’EDF-GDF. « 1 119 d’entre eux ont développé un cancer entre 1994 et 2009 », indiquent les deux médias. Cette étude, coordonnée par Cédric Lemogne, psychiatre à l’hôpital Georges Pompidou, n’a pas trouvé d’« association significative » entre le fait d’avoir connu des symptômes dépressifs au cours de sa vie et la survenue ultérieure de cinq types de cancers (prostate, sein, colon, cancer associé au tabac et cancers du sang). En revanche, selon le Dr Lemogne, la survenue d’un cancer est un facteur connu de dépression, avec 25% de personnes atteintes d’un cancer qui connaissent des épisodes dépressifs après l’annonce de la maladie. En outre, « il existe une association solide entre dépression et maladies cardiovasculaires, tout comme entre le stress et les maladies cardiovasculaires », ajoute-t-il.

AFP, Libération, 01/10 – Communiqué de presse : Etre déprimé n’expose pas à un risque de cancer accru

Une molécule contre la douleur découverte dans un arbuste africain

Le neurobiologiste, Michel De Waard, et son équipe à l’Institut des neurosciences à Grenoble (Inserm, Université Joseph-Fourier, CNRS), ont découvert qu’un petit arbuste d’Afrique sub-saharienne, le pêcher africain, produisait des molécules antidouleur, rapporte Le Figaro. Ils ont réussi à « isoler le composant responsable des effets antidouleur présumés de l’arbre à partir d’un extrait d’écorce de racine », explique le journal. Michel De Waard souligne : « Le plus surprenant pour nous a été de constater que cette molécule ne nous était pas inconnue. Elle était identique au tramadol, un médicament de synthèse mis au point dans les années 1970 et utilisé couramment dans le traitement de la douleur ». Selon les chercheurs, « c’est la première fois qu’un médicament de synthèse issu de l’industrie pharmaceutique est découvert à forte concentration dans une source naturelle », indique le quotidien. Selon Michel De Waard, « avec 20 grammes de la plante, on a une pilule de tramadol ». 

Le Figaro, 01/10 – Communiqué de presse : Une molécule contre la douleur découverte à l’état naturel en Afrique

En Bref

Le ministère de la Santé met en ligne aujourd’hui un site officiel présentant « les données administratives et scientifiques sur les traitements et les bons usages des produits de santé », rapporte Le Figaro. Cette base de données (http://medicaments.gouv.fr) est en accès libre et gratuit. Le Figaro, 01/10

Des chercheurs du Mount Sinaï, dont les travaux sont publiés dans Science du 26 septembre, ont découvert « des propriétés anti-inflammatoires et pro-immunitaires insoupçonnées jusqu’alors du mucus intestinal », explique Le Quotidien du médecin. Le Dr Meimei Shan et son équipe estiment que leur découverte permet d’envisager des applications thérapeutiques potentielles dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) comme la maladie de Crohn, voire dans certains cancers. Le Quotidien du médecin, 30/09

Les cancérologues, réunis à Amsterdam (Pays-Bas) cette semaine pour le Congrès européen d’oncologie, soulignent que « l’âge avancé n’est plus un obstacle au traitement » du cancer, explique Le Figaro. Ils insistent sur « l’importance d’une meilleure évaluation avant d’opérer les personnes âgées », ajoute le quotidien. Une étude, présentée à Amsterdam et réalisée par le Dr Monique Huisman, de l’université de Groningen (Pays-Bas), auprès de 329 patients de plus de 70 ans cancéreux pour qui une chirurgie était envisagée, a montré que les patients ayant réussi le test « lève-toi et marche » en moins de 20 secondes n’étaient que 15% à risquer des complications postopératoires graves, contre 50% pour les autres.Le Figaro, 01/10

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