Synthèse de presse

02 octobre 2012

12h26 | Par INSERM (Salle de presse)

Le cancer et les idées fausses sur ses causes

Une enquête, réalisée en Irlande et présentée le 30 septembre lors du congrès de la Société européenne d’oncologie médicale, révèle que les Européens ont des idées fausses concernant les causes du cancer, rapporte Le Figaro. Ces derniers « minimisent en revanche l’impact de l’alcool, de l’obésité et du soleil dans la genèse des tumeurs malignes », ajoute le quotidien. Selon le Pr Hans-Jorg Senn (Suisse), président de la chaire de prévention du cancer de la Société européenne d’oncologie, « une large partie de la population d’Europe n’aime pas particulièrement l’idée de la responsabilité individuelle dans la prévention du cancer, car cela signifie aussi changer ses habitudes et son mode de vie. Ils préfèrent blâmer la génétique ou la société ». Selon l’étude irlandaise, qui a porté sur 750 personnes dont 126 professionnels de santé (infirmières, aides-soignants), 90% des personnes interrogées considèrent que « les facteurs génétiques jouent un rôle important dans l’apparition d’un cancer », indique le journal. Derek Power, oncologue à l’hôpital universitaire Mercy et Cork (Irlande), et coauteur de l’étude, souligne qu’« il faut faire des campagnes d’information pour faire comprendre que le régime alimentaire, le mode de vie, l’alcool et le tabac ont un impact sur 90% à 95% des cancers. Seulement 5 à 8% des cancers ont une origine génétique ».

Le Figaro, 02/10

 

Journée nationale de la méningite le 6 octobre

La Journée nationale de la méningite, qui aura lieu samedi, lancée chaque année par l’association Méningites France-Association Audrey, a pour objectif de « sensibiliser les familles face à cette maladie », souligne La Croix. Jimmy Voisine, président de l’association indique : « Entre 600 et 800 personnes sont atteintes de la maladie chaque année en France, et environ 80 personnes en meurent ». 80% des méningites sont virales et bénignes, tandis que 20% sont bactériennes (pneumocoques, méningocoque, haemophylius B). Ces méningites bactériennes sont les plus dangereuses, explique La Croix. Concernant l’haemophylius B, grâce au vaccin, « nous sommes passés de 600 cas par an en 1992 à 20 cas par an en 2000 », indique le pédiatre Joël Gaudelus. Le quotidien souligne que « le recours en France au vaccin contre le méningocoque C reste insuffisant ».

La Croix, 02/10

 

En Bref

Alain Fuchs, président et directeur général du CNRS, revient dans Les Echos sur le rapport de l’Académie des sciences portant sur les structures de la recherche publique en France (cf synthèse du 28 septembre). Il explique que « le CNRS partage ce constat. Oui, l’organisation de la recherche publique en France s’est complexifiée, les sources de financement se sont multipliées. Oui, il est devenu difficile de se retrouver dans la jungle des appels à projets et des procédures d’évaluation, dévoreuses de temps et d’énergie. Mais non, l’effectif des services centraux n’a pas augmenté deux fois plus vite que celui des chercheurs entre 1960 et 2012 (…) ». Il ajoute : « Il est délétère de dresser les fonctions administratives contre les chercheurs et de laisser croire que notre organisme serait ‘‘asphyxié’’ par l’administration ». Les Echos, 02/10

La Croix se penche sur le côté marketing de la campagne de mobilisation sur le dépistage du cancer du sein, appelée Octobre rose. Le journal souligne que « durant un mois, de nombreuses actions vont être organisées en France ». Cependant, certains, notamment aux Etats-Unis, dénoncent « les dérives commerciales autour d’Octobre rose et l’activisme d’un grand nombre de marques qui, au nom de la ‘‘bonne cause’’, feraient surtout une promotion de leurs produits », explique le quotidien. La Croix rend compte également des partenariats qui se nouent entre les associations, qui cherchent à diversifier leurs collectes, et les entreprises. La Croix, 02/10

Danielle Moyse, chercheuse associée à l’Iris, au CNRS, à l’Inserm et à l’EHESS, publie une chronique dans La Croix où elle donne son point de vue sur l’article 21 du programme de François Hollande avant son élection concernant la fin de vie. Elle revient sur la loi du 22 avril 2005 « à peine connue et peu appliquée » qui « condamne l’acharnement thérapeutique et permet d’administrer des antalgiques pour soulager la douleur, fût-ce au risque d’écourter la vie du patient ». La Croix, 02/10

Archives

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