Synthèse de presse

26 mars 2013

12h11 | Par INSERM (Salle de presse)

Des traces de médicaments ou de pesticides découvertes dans l’eau en bouteille

Selon une étude du magazine 60 Millions de consommateurs, reprise par Le Figaro, « sur cinquante eaux en bouteille testées – minérales ou de source – dix contenaient des traces de médicaments ou de pesticides ». Thomas Laurenceau, le rédacteur en chef de la revue, souligne : « Il s’agit moins de s’interroger sur le combien que de savoir comment les eaux ont pu entrer en contact avec certaines molécules », « même s’il n’y a à court terme aucun problème de qualité, ces eaux sont parfaitement buvables ». Le Pr Gérard Lasfargue, directeur général adjoint scientifique de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), estime que « la robustesse des méthodes d’analyse doit être impérativement vérifiée car des faux positifs ou des faux négatifs sont facilement possibles à ce faible niveau de détection ». L’étude montre par ailleurs que 10% des eaux en bouteilles analysées « présentent des résidus de tamoxifène », une hormone de synthèse employée dans le traitement du cancer du sein. Concernant les eaux du robinet, sur un échantillonnage réalisé dans dix villes, des traces de pesticides ont été trouvées dans sept d’entre elles. L’Anses vient de lancer une grande campagne d’analyse sur les eaux embouteillées dont les résultats seront rendus publics l’année prochaine.

Le Figaro, 26/03

Arnaud Montebourg veut « un nouvel élan » du secteur de la santé

Invité à co-présider avec Geneviève Fioraso, la ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, et Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, le Comité stratégique de Filière des Industries et Technologies de Santé, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a appelé, hier, les industriels du secteur de la santé à « redonner un nouvel élan au secteur de la santé », explique La Tribune. Il a estimé que « si on se remet à investir, public, privé, on peut réussir, dans les années à venir, à produire à nouveau en France. C’est notre nouvelle frontière ». Il a défendu la politique du « donnant-donnant » dans laquelle « l’Etat affirme sa présence dans la R&D et à travers les investissements d’avenir, le pacte de compétitivité et la commande publique », souligne le quotidien. Selon ce dernier, Geneviève Fioraso a appelé pour sa part à « l’union sacrée entre le public et le privé au sein de ce secteur ». Elle a souligné : « Il nous faut plus que jamais décloisonner (…) la recherche académique et la recherche privée » et « resserrer les liens, du grand groupe à la start-up ».

La Tribune, 26/03

En Bref

Une équipe de l’Inserm, dirigée par Victor Appay (U 945, Pitié-Salpêtrière, Paris), en collaboration avec les Universités de Cardiff (Royaume-Uni), de Kumamoto (Japon), et de Monash (Australie), et avec le soutien de l’ANRS, a découvert un « mode de défense naturelle » contre le VIH et ses variants, indique Le Quotidien du médecin. « Cette réponse immunitaire protectrice est possible grâce au recrutement de lymphocytes T CD8+ particuliers, appelés ‘‘cross réactifs’’ », souligne le journal. Le Quotidien du médecin, 25/03

Communiqué de presse : Caractérisation des cellules immunitaires capables de contrôler l’infection au VIH

La Croix publie, dans son cahier central « Sciences et éthique », un dossier portant sur les césariennes. Avec 46,2% de naissances par césarienne, la Chine « détient le taux le plus élevé au monde de ce mode d’accouchement ». En France, le nombre de césariennes reste stable (20,2% en 2009), ce qui place le pays à un rang intermédiaire en Europe. Catherine Deneux-Tharaux, chercheuse à l’Inserm et à la maternité Port-Royal à Paris, rappelle que « la césarienne est associée à un surrisque de mortalité maternelle. Celui-ci reste certes très faible mais il est quand même réel ». La Croix, 26/03
Caroline Demangel de l’Institut Pasteur et Marie-France Carlier du CNRS de Gif-sur-Yvette et leurs équipes, en collaboration avec les universités de Bâle et de Cambridge, ont élucidé le mécanisme d’érosion de la peau dans l’ulcère de Buruli, maladie cutanée des régions tropicales. Elles ont montré que la mycolactone diffusée dans les cellules épithéliales, déréglait la construction du ‘squelette interne’’ des cellules. Caroline Demangel explique : « (…) En activant de manière incontrôlée la synthèse de ce squelette, la mycolactone compromet à la fois la cohésion des tissus cutanés et leur potentiel de cicatrisation ». La Croix, 26/03

Archives

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