Synthèse de presse

27 novembre 2012

12h00 | Par INSERM (Salle de presse)

Le gouvernement compte réduire le « millefeuille » de la recherche

Lors de son discours, dans le cadre des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a déploré hier la multiplication des structures dans la recherche qui a « accru l’opacité du système », indiquent Les Echos. Il a promis un « agenda stratégique de la recherche », afin de clarifier le rôle des différents organismes de recherche, fixer des priorités en matière de nouvelles technologies, et valoriser le transfert industriel et le dépôt des brevets, explique le quotidien. Geneviève Fioraso, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a indiqué vouloir s’attaquer au « millefeuille » de la recherche, compte tenu des nombreux organismes mis en place. Serge Haroche, prix Nobel de physique et administrateur du Collège de France, estime que cet agenda devra également résoudre la question de l’évaluation des chercheurs et des laboratoires, aujourd’hui « quasi unanimement critiquée ». Selon lui, la « prolifération » des évaluations conduit à « une multiplication de demandes pour les chercheurs, avec des questionnaires et des dossiers à remplir à chaque fois différents », qui font peser sur les chercheurs « un poids bureaucratique insupportable ». L’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres) est « dans le collimateur » du gouvernement, Geneviève Fioraso estimant que « le système d’évaluation [n’]est ni pertinent ni efficace », soulignent Les Echos.

Les Echos, 27/11

En Bref

L’Association de Recherche sur le Cancer (ARC) vient de changer de statut pour devenir une fondation reconnue d’utilité publique, souligne La Croix. Elle a désormais un objectif ambitieux : « se mobiliser pour aider les chercheurs à guérir deux cancers sur trois en 2025 ». Ce changement de statut va permettre à l’ARC de « mobiliser davantage de ressources, notamment en sollicitant des mécènes », explique le quotidien. La Croix, 27/11

Pour la Science publie un article rédigé par Laure Coulombel, directrice de recherche Inserm, intitulé « Des cellules souches pour réparer et régénérer les tissus ? ». Cette dernière répond à plusieurs interrogations : « Pourquoi tant de cellules souches, comment aborder les problèmes éthiques liés à l’obtention de certaines d’entre elles, pourquoi cet objectif de médecine régénératrice tarde-t-il à se concrétiser (…) ? ». Elle indique notamment que « les cellules souches (…) portent de nombreux espoirs thérapeutiques », certains réalistes, d’autres « hors de portée » pour le moment. Pour la Science, 01/12
Ça m’intéresse publie un dossier intitulé « La santé passe par le ventre » et revient sur les avancées de la recherche dans ce domaine. La revue rappelle notamment que Michael Gershon, professeur à l’université de Columbia (New York), « a, le premier, mis en évidence la présence d’un ‘‘deuxième cerveau’’ dans notre tube digestif ». Ce système nerveux entérique (SNE) « est réparti tout le long du tube digestif sous la forme de réseaux de centaines de millions de neurones qui tapissent l’intérieur de la membrane intestinale ». Ça m’intéresse, 01/12
Panorama du médecin note le lancement par l’Inserm de METACARDIS, un projet européen visant à « étudier l’impact des gènes de la flore intestinale sur le développement des maladies cardiométaboliques ». Panorama du médecin, 26/11
Communiqué de presse: METACARDIS : un projet européen qui décrypte les gènes de la flore intestinale responsables des maladies cardio-métaboliques
Une étude, publiée dans Archives General of Psychiatry, révèle que « l’exposition à la pollution urbaine, notamment au dioxyde d’azote et aux particules fines, durant la grossesse et la première année de vie, serait un facteur de risque d’autisme, augmentant d’un facteur 3 son incidence », rapporte Le Quotidien du médecin. Heather E. Volk (Californie) et ses collègues ont étudié les données de « 279 enfants autistes comparées à celles de 245 enfants non autistes, au développement normal », ajoute la revue. Le Quotidien du médecin, 27/11
Aujourd’hui en France révèle qu’une note du 28 novembre 1969, versée au dossier Mediator, « apporte des éléments déterminants pour comprendre ce que fut la stratégie du groupe [Servier] à l’époque ». Ce document interne montre que le laboratoire « concevait le Mediator comme un coupe-faim plutôt qu’un antidiabétique » et qu’« il misait sur les médecins pour convaincre les patients en bonne santé de l’utiliser ». Aujourd’hui en France, 27/11

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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