Synthèse de presse

28 août 2012

11h33 | Par INSERM (Salle de presse)

Le cancer : une maladie professionnelle ?

Le mensuel Ça M’intéresse consacre une enquête au lien entre travail et cancer. Les données de l’Institut national de veille sanitaire (InVs) soulignent que chaque année entre 10 000 et 23 000 personnes contractent un cancer d’origine professionnelle. Le Centre international de recherche sur le cancer indique, lui, que 13% des salariés sont exposés à des agents cancérogènes dans leur environnement de travail, un chiffre qui atteint 70% chez les ouvriers. Moins d’un cancer professionnel sur 10 est reconnu comme tel par la Sécurité sociale et indemnisé. Le lien entre cancer et travail est souvent difficile à établir, sauf pour le cancer de l’ethmoïde (nez, sinus) qui est causé par une exposition aux poussières de bois. Par conséquent, des associations de malades se constituent pour prouver le lien existant entre la maladie et la profession exercée par les patients. Toutefois, précise Annie Thébaud-Mony, sociologue spécialiste de la santé au travail et directrice de recherche honoraire à l’Inserm, « les organisations syndicales ne disposent pas de l’expertise nécessaire pour contrer les arguments des industriels qui ont les moyens de financer des programmes de recherche sous leur contrôle. Une stratégie qui leur a permis, pendant des décennies, d’entretenir le déni des maladies associées à une exposition à l’amiante ».

Ça M’intéresse, 01/09

Les dégâts du cannabis sur le cerveau

L’étude Dunedin, réalisée par les scientifiques néo-zélandais, en collaboration avec des chercheurs de l’Université de Duke (Etats-Unis) et du King’s College de Londres, confirme que la consommation de cannabis durant l’adolescence perturbe durablement le cerveau. Selon l’étude, publiée aujourd’hui dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS), à 38 ans, les personnes ayant consommé du cannabis à l’adolescence, perdent quelques points de QI. La perte de QI peut atteindre 8 points pour les consommateurs les plus réguliers. L’étude révèle aussi qu’à partir de cet âge apparaissent des problèmes de mémoire ou d’attention. Par ailleurs, il est désormais avéré que commencer à fumer à l’adolescence a un impact plus dévastateur sur le cerveau que si l’on débute à l’âge adulte. Les séquelles sont irréversibles et selon les auteurs de l’étude « l’arrêt ne restaure pas complètement les fonctions neuropsychologiques de ceux qui ont commencé à l’adolescence ». Par conséquent, les chercheurs prônent un renforcement des mesures de prévention à destination des jeunes. L’observatoire français des drogues et des toxicomanies révèle que l’Hexagone compte quelque 3,9 millions de consommateurs de cannabis, dont 1,2 million réguliers. Parmi ces consommateurs réguliers, 3% sont des adolescents de 15 ans.

Le Figaro, 28/08

En Bref

Une étude réalisée par le sociologue britannique, David Stuckler de l’université de Cambridge, et publiée dans la revue médicale The British Medical Journal, établit un lien entre la crise et l’augmentation de 8 à 15% du nombre de suicides.La Croix remarque que de tels travaux n’existent pas en France, dans la mesure où aucun organisme scientifique centralisant des données sur le suicide n’existe. Un appel des médecins et spécialistes des risques psychosociaux a pourtant été lancé pour la mise en place d’un « Observatoire des suicides et des conduites suicidaires »La Croix, 28/08

Libération rapporte qu’un article paru récemment dans la revue The New England Journal of Medecine fait référence à une nouvelle maladie qui touche des patients asiatiques en s’attaquant à leur système immunitaire, à la manière du sida. L’étude réalisée à Taiwan et en Thaïlande évoque un possible« facteur génétique » ou « un facteur environnemental ». Une centaine de cas ont été identifiés en Asie du Sud-est. Didier Che, épidémiologiste à l’Institut de veille sanitaire (InVS), apporte dans La Croix des précisions sur la recherche de nouvelles infections.  LibérationLa Croix, 28/08

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