Synthèse de presse

30 juillet 2013

12h14 | Par INSERM (Salle de presse)

Les bactéries agissent sur l’efficacité des médicaments

Une étude américaine, publiée dans la revue Science, révèle que « la bactérie ‘Eggerthella lenta’ serait responsable de l’inactivation de la digoxine, une molécule largement prescrite pour traiter certains types d’arythmies cardiaques », indique Le Figaro. Ce travail, mené chez des souris, montre pour la première fois qu’« une seule souche bactérienne peut moduler l’efficacité d’un médicament », ajoute le quotidien. Le Pr Peter Turnbaugh, microbiologiste à l’université de Harvard et auteur de l’étude, souligne : « (…) Les médecins observaient depuis toujours qu’une partie des patients [traités à la digoxine] semble ‘‘imperméable’’ au traitement ». Selon le Pr Joël Doré, chercheur spécialiste du microbiote intestinal à l’Institut national de recherche agronomique (Inra), « cette publication va marquer un tournant dans l’étude du microbiote. Cela montre l’importance de mieux comprendre les bactéries pour améliorer la prise en charge thérapeutique des patients ». Et d’ajouter : « Nous ne rêvons pas de médecine individualisée, mais nous espérons voir se développer une médecine adaptée à des patients qui partageraient certaines caractéristiques bactériennes ». 80% du génome des bactéries intestinales ont été séquencés en quelques années, soit 3,3 millions de gènes. Selon le Pr Doré, « (…) il va falloir maintenant tenir compte de ce que nous pouvons appeler ‘‘notre second génome’’ ».

Le Figaro, 30/07

Le retard français en matière d’automédication

Les Echos se demandent pourquoi la France est en retard en matière d’automédication. Une étude, menée par le spécialiste de santé, Celtipharm, montre en effet que « la part des produits achetés sans prescription dans le marché total des médicaments reste inférieure en France à la moyenne européenne, avec 15,9% des ventes en volume, contre 23,3% en Europe et jusqu’à 40% en Allemagne ». Si les Allemands acceptent d’investir chaque année 58 euros en moyenne dans des produits d’automédication, les Français, quant à eux, ne dépensent que 34,50 euros. Selon le quotidien, ce retard s’explique par « des freins culturels et un cadre réglementaire restrictif » en France. Les Français essaient de se faire prescrire, lorsque c’est possible, les médicaments pour éviter de les payer eux-mêmes et les médecins, quant à eux, ne sont pas très favorables au développement de l’automédication, « qui rendraient les patients moins dépendants d’eux », explique Les Echos. L’étude de Celtipharm révèle en outre que 53 molécules en vente libre dans d’autres pays européens ne le sont pas en France.

Les Echos, 30/07

En Bref

Une enquête, réalisée par l’équipe de l’Ecole de santé publique de Harvard et publiée dans la revue Circulation, montre que « les hommes qui ne prennent pas de petit déjeuner présentent plus de risques de souffrir d’une crise cardiaque ou de mourir d’une maladie du cœur », rapporte Le Figaro. Ce travail a porté sur 27 000 hommes américains âgés de 45 à 82 ans en bonne santé. Selon cette enquête, « les hommes ayant l’habitude de ne pas prendre de petit déjeuner avaient 27% de risque en plus d’être frappés par une attaque cardiaque ou de mourir d’insuffisance coronarienne », par rapport à ceux mangeant le matin, souligne le quotidien. Par ailleurs, ceux qui sautent le petit déjeuner prennent plus de poids, souffrent plus de diabète et ont un taux plus élevé de cholestérol. Le Figaro, 30/07
Libération publie un reportage sur Dominique Loumachi, atteint de la myopathie, qui a été condamné en mars dernier à une amende de 300 euros avec sursis, réduite à 50 euros en appel, pour usage et détention de cannabis. Ce quadragénaire, qui utilise depuis ses 17 ans cette drogue pour soulager ses douleurs liées à une pathologie rare, la dermatopolymyosite, se bat pour la légalisation du chanvre à usage médical. Libération, 30/07
Aujourd’hui en France explique que le laboratoire Alkopharm, « qui fait déjà l’objet d’une enquête judiciaire, vient de se faire rappeler à l’ordre par les autorités ». L’entreprise continue de vendre des médicaments – Osteocal D3 utilisé comme complément de calcium chez les personnes âgées, et Nopron, un sirop pour enfant – interdits à la vente. Aujourd’hui en France, 30/07

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