Synthèse de presse

04 juin 2013

12h03 | Par INSERM (Salle de presse)

Le baclofène bientôt autorisé temporairement

Dominique Maraninchi, directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), a annoncé, hier, lors d’un colloque sur le baclofène, relaxant employé contre la dépendance à l’alcool, que ce produit devrait prochainement bénéficier d’une recommandation temporairement d’utilisation (RTU), indique Libération. Il est cependant resté prudent, soulignant : « On a besoin de plus de connaissances sur l’efficacité de ce médicament et, en tout état de cause, cette recommandation temporaire serait valable trois ans ». Deux essais cliniques portant sur le baclofène sont actuellement menés. Il s’agit de l’essai Bacloville, autorisé en avril 2012, et de l’étude Alpadir, « initiée en milieu hospitalier », rappelle le quotidien. Le baclofène est prescrit, hors de tout cadre légal, en France à environ 50 000 buveurs excessifs. La Caisse nationale d’assurance maladie estime que cette prescription hors autorisation de mise sur le marché (AMM) a progressé de 29% en 2012.

Libération, 04/06

Les femmes et la grossesse

Le Figaro publie un sondage OpinionWay, réalisé en amont des assises de la fondation de coopération scientifique Premup, qui auront lieu le 7 juin à Paris, qui révèle qu’« une femme sur quatre ne fait pas de sa grossesse un moment de plénitude ». Selon une femme sur trois, la grossesse constitue une période à risques. Le quotidien explique que certains risques sont bien identifiés par les femmes interrogées tels que les conduites addictives (tabac, alcool, prise de certains médicaments). « Le rapport Euro-peristat montre que 31% des Françaises fumaient avant la grossesse et 17% continuaient pendant. » Si plus de la moitié des femmes savent qu’une grossesse tardive est à risque, elles sont seulement 10% à savoir que la gestation précoce, en particulier avant 18 ans, en constitue un également, explique le journal. Les grossesses gémellaires, qui concernent en France 1,74% des femmes et représentent l’un des principaux risques de prématurité, « ne sont perçues comme risquées que par 34% des femmes interrogées », ajoute-t-il. Enfin, 22% des femmes sondées affirment que si elles étaient enceintes dans un contexte de difficultés financières, elles seraient prêtes à renoncer à certains soins (échographies, rendez-vous de suivi).

Le Figaro, 04/06 – Communiqué de presse : Rapport européen sur la santé périnatale

En Bref

Selon une étude, réalisée par Sylvaine Cordier et son équipe (Inserm, Université de Rennes, Ecole des hautes études en santé publique), « une exposition environnementale à des mélanges complexes de pesticides pourrait conduire à des perturbations métaboliques chez les femmes enceintes habitant près des cultures de céréales fortement traitées », rapporte La Croix. Les chercheurs ont constaté des « modifications des concentrations urinaires de composés tels que des acides aminés », ajoute le quotidien. La Croix, 04/06

Communiqué de presse : Analyse de l’empreinte métabolique chez les femmes enceintes résidant à proximité de zones de culture de céréales

Une enquête française réalisée par le Pr François Sztark (chef du Pôle Anesthésie Réanimation à Bordeaux), en collaboration avec une équipe Inserm dirigée par Mme Helmer, montre « un surrisque de survenue d’une démence, de 35%, chez les personnes âgées de plus de 65 ans qui ont subi une anesthésie générale », rapporte Le Quotidien du médecin. Ce travail prospectif (sur plus de dix ans) a été mené à partir de la cohorte des Trois Cités qui concerne les villes de Bordeaux, Dijon et Montpellier, soit plus de 7 000 personnes âgées d’au moins 65 ans. Ces résultats, qui n’ont pas encore été publiés, ont été présentés, dimanche, lors du congrès Euroanesthesia qui se déroule à Barcelone. Le Quotidien du médecin, 03/06

Un travail, dirigé par le Dr James Wilson (Pennsylvanie), a permis de développer « une thérapie génique délivrée à la muqueuse nasale qui permet de protéger des souris et des furets contre des doses létales de plusieurs couches pandémiques de grippe A », indique Le Quotidien du médecin. Selon Maria Limberis (Université de Pennsylvanie), première signataire de l’étude, « un essai clinique de phase 1 évaluant l’innocuité de ce vaccin passif nasal pourrait débuter dans un an ». Le journal précise que cette nouvelle approche « consiste à administrer une pulvérisation nasale d’un vecteur viral adéno-associé dans lequel a été inséré le gène d’un super-anticorps ». Le Quotidien du médecin, 03/06

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube