Synthèse de presse

05 novembre 2013

12h25 | Par INSERM (Salle de presse)

Le coût « astronomique » des nouveaux traitements « ciblés » du cancer

La Croix souligne qu’« alors que s’ouvrent [demain] les Rencontres de la cancérologie française à Lyon », Jean-Paul Vernant, professeur d’hématologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, dénonce, dans une interview accordée au quotidien, le coût « astronomique » des nouveaux traitements « ciblés » du cancer. Ce spécialiste a remis cet été, au gouvernement, un rapport dans lequel il fait part de ses recommandations pour le troisième plan cancer qui doit être présenté en février prochain. Il indique au quotidien : « Certaines molécules ont atteint un niveau de prix scandaleusement élevé et il arrivera un jour où même les pays riches comme le nôtre n’arriveront plus à délivrer ces médicaments ». Selon lui, « les médicaments du cancer atteignent un niveau de prix presque immoral ». Il estime que, « pour chaque produit, il faudrait définir la durée nécessaire pour que le laboratoire puisse amortir son investissement de départ (…) ». Il ajoute : « N’oublions pas que, dans un pays comme le nôtre, ces médicaments sont remboursés par la collectivité nationale qui, au départ, a elle aussi consenti des investissements parfois importants pour permettre leur développement dans des laboratoires publics de recherche ».

La Croix, 05/11

Zoom sur Alfact Innovation

Les Echos présentent Alfact Innovation, start-up de biotechnologies fondée en 2006 par Paul et Gilles Amouyal, médecins spécialistes en hépatologie et gastro-entérologie. Le quotidien souligne que cette entreprise a été créée, grâce non seulement aux fonds propres des deux présidents fondateurs (3,5 millions d’euros), mais aussi à un actionnaire minoritaire « qui leur a surtout apporté sa caution scientifique », Christian Bréchot, ancien directeur général de l’Inserm. Alfact Innovation a atteint son objectif initial en menant à bien la phase II de la protéine ALF-5755, issue de quinze ans de recherche à l’Inserm, « pour le traitement de l’hépatite fulminante ». Les résultats de « cette étude clinique de phase II », présentés hier lors du congrès de l’American Association for the Study of Liver Diseases, à Washington, « ont montré l’efficacité de cet antioxydant inédit sur les patients souffrant de maladies aiguës et chroniques du foie liées à l’hépatite auto-immune et l’hépatite B », explique le Pr Didier Samuel de l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif, coordinateur de cet essai clinique européen. Afin de réaliser la phase III dans des conditions optimales, les fondateurs envisagent « de lever entre 10 et 15 millions d’euros ou de céder nos actifs à un laboratoire pharmaceutique intéressé par l’hépatologie (…) », soulignent Paul et Gilles Amouyal.

Les Echos, 05/11

En Bref

L’essai international Euromax, piloté par le Pr Philippe-Gabriel Steg, unité Inserm 698 de l’hôpital Bichat, et mené sur plus de 2 200 patients, « confirme l’intérêt de la bivalirudine [un anticoagulant] en pré-hospitalier avant angioplastie coronaire pour infarctus du mycoarde », indiquent Panorama du Médecin et Le Quotidien du Médecin. Ce dernier ajoute que la bivalirudine, inhibiteur direct de la thrombine, « est associé à un meilleur pronostic à 30 jours par rapport à l’héparine, y compris en tenant compte des derniers progrès réalisés en angioplastie ». Le Quotidien du Médecin, Panorama du Médecin, 04/11

Une équipe de chercheurs de l’Inserm vient d’identifier deux marqueurs biologiques d’usage courant, permettant de faciliter la distinction entre la dengue et le paludisme, note La Croix. Elle a montré que le taux de plaquettes sanguines et le taux de protéine C réactive permettent de distinguer les deux maladies, qui ont des signes cliniques similaires, et ainsi d’améliorer la prise en charge précoce des patients. La Croix, 05/11

Les Echos se penchent sur « la nanomédecine à l’assaut du cancer ». « La lutte contre le cancer est le principal champ d’application » de cette discipline, « car la miniaturisation des traitements et produits d’imagerie est particulièrement adaptée aux tumeurs », explique le quotidien. Patrick Boisseau, responsable du programme nanomédecine au CEA et président de la plateforme technologique européenne de nanomédecine (ETPN), explique : « La nanomédecine, ce n’est plus une poignée de chercheurs isolés qui bricolent sur un coin de paillasse. C’est devenu une réalité pour nombre de patients ». Le quotidien présente notamment les recherches au Leti, le laboratoire grenoblois du CEA, sur le nanovecteur Lipidots, ainsi que sur le Livatag de BioAlliance Pharma, développé dans le cadre du projet Nice (« NanoInnovation for Cancer »). Les Echos, 05/11

Deux chercheurs français, Delphine Robineau et Thibaut de Saint Pol, ont analysé les « divergences de normes de minceur » dans 13 pays. Le travail de ces sociologues, publié dans la revue Populations et Sociétés de l’Institut national d’études démographiques (Ined), a consisté à poser des questions à quelque 20 000 personnes, dans le cadre du programme international d’enquêtes sociales lancé en 2007. Les deux auteurs ont distingué quatre groupes de pays, dont ceux, majoritairement européens, où la pression pour être mince est plus forte sur les femmes que sur les hommes. La Croix, 05/11

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