Synthèse de presse

12 décembre 2012

12h11 | Par INSERM (Salle de presse)

Un traitement diurétique atténue les symptômes de l’autisme

Deux chercheurs de l’Inserm ont présenté, hier, les résultats prometteurs d’un essai clinique ayant permis d’atténuer la sévérité des troubles de l’autisme, grâce à un traitement diurétique, indiquent l’AFP, Le Figaro, Aujourd’hui en France ainsi que les chaînes radiophoniques et audiovisuelles. Le Pr Yehezkel Ben-Ari (Inserm, Marseille), fondateur de l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée qui a mené l’essai avec le Dr Eric Lemonnier, clinicien, spécialiste de l’autisme (Centre hospitalier universitaire, Brest), explique que « les résultats sont nets et significatifs ». Il ajoute cependant que ce médicament n’est « pas une molécule miracle ». Ces travaux, publiés dans la revue Translational Psychiatry, ont été menés, durant quatre mois, sur « 60 enfants [« atteints de diverses formes d’autisme, dont celui de ‘‘haut niveau’’, le syndrome d’Asperger], âgés de 3 à 11 ans, en double aveugle, par tirage au sort, une moitié prenant le diurétique, le bumétanide (1 mg/jour) pendant trois mois, l’autre, un placebo », souligne l’agence de presse. Selon les chercheurs, ce traitement, même s’il ne guérit pas, permet, pour les trois quarts des enfants traités, une diminution de la sévérité des troubles autistiques. Selon le Dr Lemonnier, « l’enfant traité est plus présent ; il est plus facile d’échanger avec lui, d’accrocher son regard, il fait plus facilement ce qu’on lui propose et supporte mieux des bruits qui lui étaient auparavant insupportables ». Les deux chercheurs ont créé une start-up, Neurochlore, afin de mener d’autres essais et obtenir le feu vert pour une commercialisation du traitement en 2015.

AFP, TF1, France 3, France 5, LCI, RTL, France Info, France Inter, Europe 1, 11/12, Le Figaro, Aujourd’hui en France, La Croix, 12/12
Communiqué de presse: Un essai clinique prometteur pour diminuer la sévérité des troubles autistiques

Une fillette, atteinte d’une leucémie, soignée grâce au virus du sida

Le Figaro et TF1 rapportent le cas d’une jeune Américaine, âgée de 7 ans, Emma, atteinte d’une leucémie lymphoblastique aiguë, qui est en rémission depuis 7 mois, grâce à un traitement basé sur un virus du sida modifié. Elle a participé à un essai mené, au total, chez dix adultes (dont deux sont en rémission depuis deux ans grâce au traitement) et deux enfants. Les chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont renforcé à l’aide d’un virus du sida modifié et rendu inoffensif, le système de détection dont sont équipées les cellules immunitaires T. Celles-ci, baptisées cellules TCAR, sont alors capables d’identifier les cellules B (chargées de la fabrication des anticorps) de l’organisme. Le Dr June, de l’Abramson Cancer Center de l’université de Pennsylvanie, qui a dirigé ces recherches, souligne : « Nous avons montré que les cellules TCAR pouvaient être de véritables serial killers pour les cellules cancéreuses ». Le Figaro indique que « les cellules TCAR ne sont pas seulement des serial killers de cellules cancéreuses, elles se multiplient et stimulent également les autres cellules T de l’organisme – libérant des cytokines – (…) formant une armée de plus en plus grosse jusqu’à ce que les cibles soient détruites ». Le laboratoire Novartis a dès à présent investi 20 millons de dollars dans un centre de recherche conjoint avec l’université de Pennsylvanie, à Philadelphie, afin de développer cette approche, indique le quotidien.

TF1, 11/12, Le Figaro, 12/12

En Bref

Les Echos soulignent que, selon une étude du syndicat de l’industrie pharmaceutique (LEEM) sur l’attractivité du pays en matière d’essais cliniques, « la France voit sa position de force s’effriter ». Selon Philippe Lamoureux, directeur général du LEEM, « on note des signes d’érosion de notre compétitivité ». L’étude, qui porte sur 420 études internationales avec participation française, révèle que la France « reste attractive pour les essais cliniques en cancérologie et dans les maladies rares », mais « perd pied dans le domaine du cardiovasculaire et du diabète ». Selon Gérard Sorba, président de l’Association française des CRO (sociétés de recherche sous contrats), « dans beaucoup d’hôpitaux publics, il n’y a pas assez de ressources disponibles, de technicité, de médecins formés. C’est là qu’il faut faire porter l’effort ». Les Echos, 12/12

Le Nouvel Observateur indique que l’Institut de Recherches scientifiques sur les Boissons a organisé, le 5 décembre, un colloque intitulé : « Ce qui a changé dans la consommation d’alcool des jeunes ». Marie Choquet, épidémiologiste et directeur de recherche honoraire à l’Inserm, a souligné que les adolescents d’aujourd’hui sont de plus en plus nombreux à « utiliser l’alcool comme une drogue, c’est-à-dire à s’en servir exclusivement pour son effet psychotrope ». Selon les recherches qui ont été menées à ce sujet, cette utilisation « toxicomaniaque » de l’alcool a « des effets négatifs au niveau cérébral, notamment sur la mémoire et les fonctions d’apprentissage ». Le Nouvel Observateur, 13/12 
Le GIP Esther (Ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau) vient de fêter ses 10 ans au ministère des Affaires sociales et de la santé, en présence de Marisol Touraine et de Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement, indique Le Quotidien du médecin. Ce dernier souligne que « quelque 46 hôpitaux français et 173 établissements hospitaliers partenaires dans les pays d’intervention sont aujourd’hui mobilisés ». Marisol Touraine a préconisé, à l’occasion de cet anniversaire, la modernisation du système français de coopération en santé, avec la mise en place d’un opérateur unique pour tous les programmes de santé. Le Quotidien du médecin, 12/12

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