Synthèse de presse

13 novembre 2013

11h56 | Par INSERM (Salle de presse)

Hausse du risque de diabète avec une alimentation acidifiante

Une étude, réalisée par des chercheurs de l’Inserm et publiée hier dans la revue de l’Association européenne d’étude du diabète Diabetologia, révèle qu’« une alimentation riche en protéines animales et donc acidifiante augmenterait sensiblement le risque de diabète de type 2, le plus courant », rapporte l’AFP. Selon le Dr Guy Fagherazzi, l’un des auteurs de l’étude, « c’est la première étude à établir un lien entre la charge acide de l’alimentation et une augmentation significative du risque de diabète de type 2 ». Ce travail a été mené auprès de quelque 66 000 femmes affiliées à la MGEN (Mutuelle Générale de l’Education nationale) sur une durée de 14 ans pendant laquelle 1 372 d’entre elles ont développé un diabète de type 2. Les chercheurs de l’Inserm ont constaté que « les 25% de personnes qui avaient le régime le plus acidifiant avaient un risque accru de 56% de développer un diabète de type 2 par rapport aux 25% de femmes ayant l’alimentation la plus alcalinisante », explique l’agence de presse. Selon le Dr Fagherazzi, le risque augmenterait même de 96% chez les femmes de corpulence normale et mangeant des aliments à forte charge acide (viandes, surtout celles préparées de manière industrielle, fromages, produits laitiers), contre 28% chez les femmes obèses ou en surpoids, ce qui montre que « chez ces femmes déjà à risques, l’effet de l’alimentation serait moindre ».

AFP, 12/11

En Bref

Le Figaro, qui s’appuie sur le constat de l’Institut de veille sanitaire (INVS) dans le numéro thématique du Bulletin épidémiologique hebdomadaire, réalisé à l’occasion de la Journée mondiale du diabète du 14 novembre, rend compte d’une « prise en charge décevante » du diabète. Laurence Mandereau-Bruno, chargée d’étude à l’INVS, estime qu’« il faut sensibiliser les patients et leurs familles pour qu’elles prennent bien leur traitement et contrôlent régulièrement leur glycémie ». Le Figaro, 13/11

L’Ecossaise Margaret Buckingham, directrice de recherche de classe exceptionnelle émérite au CNRS et professeur émérite de l’Institut Pasteur, va recevoir demain la médaille d’or du CNRS, indique l’édition Science et Médecine du Monde. Elle est la troisième femme à recevoir cette médaille qui récompense ses recherches sur la formation du muscle et du cœur. Elle a accordé un entretien au journal, qui brosse son portrait. Le Monde, édition Science et Médecine, 13/11

Marco Zito, physicien des particules au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, donne son point de vue dans l’édition Science & Médecine du Monde sur le « lanceur d’alerte, [un] métier à risque ». Il s’interroge : « Pourquoi des scandales comme celui de l’amiante ou du Mediator ont-ils pu se produire, malgré toutes ces agences et ces experts ? ». Selon lui, « un service public de recherche est encore la meilleure garantie, même si non suffisante en soi, pour que la société puisse avoir une expertise indépendante sur des questions vitales ». Le Monde, édition Science et Médecine, 13/11

Le Quotidien du Médecin rend compte du travail de l’équipe de Stanley Prusiner (San Francisco), publié dans PNAS, qui constate que « les agrégats d’alpha-synucléine formés dans le cerveau des patients atteints d’atrophie multisystématisée (AMS), une maladie neurodégénérative proche de la maladie de Parkinson, s’avèrent transmissibles à des souris et sont donc de véritables prions ». Cette étude « soulève aussi le risque de transmission interhumaine de ces prions lors de la réutilisation des instruments utilisés au cours d’interventions neurochirurgicales chez des patients atteints d’AMS ou de maladie de Parkinson (telles que la stimulation cérébrale profonde)». Le Dr Kurt Giles, qui a codirigé ce travail avec le Pr Prusiner, explique : « Nous avons montré que les cerveaux de patients atteints d’atrophie multisystématisée (AMS) peuvent transmettre la maladie à la souris, ce qui définit l’AMS comme une maladie à prions ». Le Quotidien du Médecin, 12/11

Erytech Pharma a obtenu le feu vert d’un comité d’experts indépendants pour poursuivre son étude clinique de phase IIb dans la leucémie aiguë myéloïde. La société biopharmaceutique lyonnaise a mis au point un traitement novateur, baptisé Graspa, dont « l’innovation majeure tient à son encapsulation dans les globules rouges, qui réduit de façon significative ses effets secondaires et rend donc possible son administration aux patients fragiles », explique le quotidien. Les Echos, 13/11

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube