Synthèse de presse

16 janvier 2013

12h16 | Par INSERM (Salle de presse)

Augmentation du risque cardiovasculaire chez les femmes souffrant de certaines migraines

Une étude, publiée aux Etats-Unis par l’American Academy of Neurology, révèle que « les femmes souffrant d’une certaine forme de migraine accompagnée de troubles visuelles auraient un risque trois fois plus élevé que les autres de développer une maladie cardio-vasculaire », indique l’AFP. Le Dr Tobias Kurth, de l’Inserm à Bordeaux, principal auteur de l’étude, explique : « Après l’hypertension artérielle, la migraine dite avec ‘‘aura’’ – précédée ou accompagnée notamment d’éblouissement ou de fourmillement dans le visage ou les mains – représente le deuxième plus grand risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral, avant le diabète, le tabagisme et l’obésité ». L’étude, réalisée « pendant 15 ans aux Etats-Unis auprès de 27 860 femmes, dont 1 435 souffraient de ce type de migraine, a recensé durant cette période 1 030 crises cardiaques, accidents cérébro-vasculaires et décès », explique l’agence de presse. Cette dernière ajoute que, selon le Dr Kurth, « ce risque a été de 7,9 cas pour mille par an dans le groupe de femmes souffrant de migraine avec aura, comparativement à 2,41 cas pour mille par an chez les autres, soit 3,27 fois plus ». Toutefois, le nombre de femmes ayant une migraine avec aura, victime d’une crise cardiaque ou d’une attaque cérébrale reste relativement faible. Une autre étude, également publiée par l’American Academy of Neurology, constate que les femmes souffrant de migraine avec aura prenant des contraceptifs hormonaux ont plus de risque de formation de caillot sanguin (7,6%) que celles ayant d’autres formes de migraine (6,3%).

AFP, 15/01

En Bref

Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), « la population française continue de croître, mais moins vite en 2012 que les années précédentes », indique Le Monde. Cette faiblesse de la croissance démographique s’explique par une mortalité importante dans les premiers mois de 2012, due à un hiver particulièrement rigoureux. Les statisticiens ont constaté que « dans les quinze premiers jours de février 2012, la France a connu une vague de froid exceptionnelle, une épidémie de grippe qui a atteint son pic en février et qui a continué début mars, et d’autres épidémies, respiratoires et gastro-entérite (…) ». Le Monde, 16/01
Maud Pousset, directrice de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), a indiqué, lors d’une rencontre hier avec l’Institut de recherche scientifique sur les boissons (Ireb), fondé par des producteurs et distributeurs d’alcool, que « les jeunes Français sont parmi les plus gros consommateurs de cannabis en Europe alors que sur l’alcool ils semblent rester dans la moyenne » (enquête HBSC), souligne l’AFP. Selon Marie Choquet, présidente du comité scientifique de l’lreb et directrice de recherche honoraire à l’Inserm, « les jeunes sont en tête pour le cannabis et on a toujours pensé que l’alcool poserait aussi problème » mais ce n’est pas le cas. AFP, 15/01
Le Figaro indique, selon le Réseau de mesure de la qualité des sols (RMQS), basé à Orléans et piloté par l’Inra, le lindane, un insecticide, interdit en 1998, « pollue encore les sols ». La cartographie réalisée par le RMQS, publiée par Le Figaro, montre que le nord-ouest du pays est particulièrement touché. Céline Boudet, de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), chargé actuellement d’évaluer le risque cumulé de substances toxiques dans le cadre du plan national santé environnement (Ineris), souligne : « Nous prenons en compte la contamination des sols ainsi que la qualité de l’eau, la pollution atmosphérique et la nourriture avec des scénarios d’exposition intégrant les données socio-économiques. Ce travail devrait permettre de fournir un indicateur spatialisé du risque ».Le Figaro, 16/01
Jean de Kervasdoué, professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), et Didier Sicard, président d’honneur du Comité consultatif national d’éthique, expliquent qu’il y a « plus grave que le débat sur la pilule, l’affaires des données de santé publique ». Selon eux, « qu’il s’agisse de médicaments et d’actes diagnostiques et thérapeutiques, il y a à la fois sous-prescriptions, sur-prescriptions et prescriptions inadaptées parce qu’il est matériellement impossible aux médecins de suivre toute l’actualité médicale ; (…) parce que l’assurance-maladie non seulement n’exploite pas ou peu les données qu’elle possède mais aussi et surtout rend difficile aux chercheurs d’y avoir accès (…) ».Le Monde, 16/01 

Archives

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