Synthèse de presse

17 avril 2013

9h57 | Par INSERM (Salle de presse)

Les pleurs du bébé reconnus par ses deux parents

Une étude, menée par Nicolas Mathevon, de l’université de Lyon/Saint-Etienne et publiée dans Nature Communications, révèle que, « contrairement à une idée reçue, le père reconnaît aussi bien les pleurs de son bébé que la mère », indique Le Figaro. Selon la série d’expériences réalisée par le chercheur bio-acousticien auprès de 29 parents et leurs bébés âgés de 3 mois, si les deux parents restent aux côtés de leur bébé plus de quatre heures par jour, ils identifient facilement et aussi bien l’un que l’autre ses pleurs. Par contre, si l’un ou l’autre passe moins de quatre heures par jour auprès de lui, il devient difficile pour ce parent de distinguer les pleurs de son bébé par rapport aux autres enfants, souligne le quotidien. Nicolas Mathevon explique que « l’être humain est très doué dans le domaine sonore » et que les pleurs des bébés sont « un signal complexe, une signature sonore à part entière ».

Le Figaro, 17/04

Lancement d’une grande étude épidémiologique sur le scandale du Distilbène

« L’association Réseau DES (diéthylstilbestrol) lance, avec la Mutualité française et l’Agence nationale de sécurité du médicament, une grande étude épidémiologique portant sur trois générations de femmes », souligne L’Humanité. Cette étude, la première en France, a pour objectif « d’analyser et de détecter l’ensemble des conséquences de la prise du médicament [Distilbène] », ajoute le journal. En France, entre 1948 et 1977, plus de 200 000 femmes ont pris du Distilbène, médicament prescrit contre les fausses couches. Ce médicament s’est avéré très dangereux pour les mères et leurs enfants, qui ont aujourd’hui entre 35 et 60 ans, explique L’Humanité. L’association Réseau DES espère que des milliers de femmes participeront à l’étude, qui est largement relayée par le réseau mutualiste (centres de santé, pharmacies, sites Internet) et conduite « au moins » jusqu’à septembre.

L’Humanité, 17/04

En Bref

Le Monde publie une enquête sur le « monstre chimique » qui sévit en Guadeloupe : le chlordécone. Ce pesticide, connu pour être un perturbateur endocrinien, touche particulièrement la région de Basse-Terre, où produits de la pêche, gibiers et légumes sont contaminés. Le journal souligne qu’« une procédure est en cours au pôle santé du tribunal de Paris ». « Ce dernier a mandaté Luc Multigner [médecin épidémiologiste à l’Inserm, auteur de travaux sur ce sujet] et le toxicologue Jean-François Narbonne comme experts dans cette affaire », ajoute le quotidien. L’épidémiologiste, qui « doit rendre son mémoire en juin », indique : « Le problème n’est peut-être pas de la même ampleur que la catastrophe de Fukushima, mais il est comparable dans sa complexité (…) ». Le Monde, 17/04
Des chercheurs et médecins ont participé, au sein du synchrotron Soleil de Saint-Aubin (Essonne), à la mise au point d’un outil permettant de décider de façon plus sûre de transplanter ou non un foie. Catherine Guettier, anatomopathologiste, spécialiste en pathologie hépatique à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne), souligne : « On s’est rendu compte que le rayonnement par infrarouge permettait très rapidement de donner la composition moléculaire à l’intérieur du foie à de très petites échelles ». Un premier appareil vient d’être livré à l’hôpital Paul-Brousse où il sera utilisé. Le Parisien, 17/04

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

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