Synthèse de presse

17 octobre 2012

11h53 | Par INSERM (Salle de presse)

Le cerveau et les drogues

Le Figaro souligne la tenue du 7e colloque organisé dimanche par l’Association franco-israélienne pour les neurosciences et les Amis français de l’Université hébraïque de Jérusalem où il a été question du cerveau et du phénomène d’addiction. Nicolas Ramoz, directeur de recherche à l’Inserm, explique dans Le Figaro : « Il existe des personnes qui ont une vulnérabilité à l’abus de drogues : celles qui ont une plus grande sensibilité au stress, qui sont anxieuses, impulsives (…) ». Il ajoute, concernant la génétique et les drogues, qu’« il y a beaucoup de recherches sur ces questions. Par exemple, certains variants génétiques permettent une métabolisation lente ou rapide des différentes drogues, qui aurait un effet protecteur ou, au contraire, incitateur vis-à-vis de ces produits (…) ». Le Pr Rami Yaka, de l’Université hébraïque de Jérusalem, explique l’influence de la mémoire : « (…) Il a été démontré qu’une molécule dite PKM zeta peut agir sur le mécanisme de mémorisation du désir de cocaïne et que l’on peut l’inactiver via un peptide appelé ZIP ». A partir des travaux du Pr Yaka, son collègue Simon Benita a mis au point et breveté des molécules qui pénètrent dans le cerveau et  apportent l’espoir de guérir des addictions.

Le Figaro, 17/10

 

En Bref

L’AFP, Le Monde et France Culture reviennent sur les résultats de l’enquête nationale ObEpi, rendue publique hier, qui révèle que « la progression de l’obésité semble marquer le pas en France ». Malgré tout, le Pr Arnaud Basdevant, spécialiste de la nutrition, coordinateur de l’enquête, indique que le « constat » est « nuancé », certaines tendances constatées chez « les femmes, les jeunes et les plus modestes » restant « préoccupantes ». Selon le Dr Marie-Aline Charles (Inserm, Villejuif), membre du comité scientifique de l’étude, « l’obésité étant multifactorielle, on a du mal à expliquer la situation de façon simple ». Elle souligne le rôle notamment de la précarité. AFP, France Culture, 16/10, Le Monde, 17/10

Une enquête, menée en début d’année par le Dr Etienne Couderc, psychiatre à l’hôpital Esquirol de Limoges (Haute-Vienne), auprès de 517 utilisateurs du réseau social Facebook, âgés de 18 à 36 ans et étudiants pour la moitié d’entre eux, révèle que « 4,5% des répondants » sont « addicts », rapporte Le Figaro. Ces accros à ce réseau social « se connectent en moyenne 11 fois par jour et pendant plus de 3 heures au total (191 min.) », explique le quotidien. Le Dr Eric Charles, psychiatre à l’hôpital Esquirol de Limoges, qui a supervisé l’étude, explique : « L’usage de Facebook s’avère bénéfique pour les non-addicts et négatif pour les addicts, comme le confirment les questionnaires de socialisation et d’anxiété-dépression ». Le Figaro, 17/10

Dans l’affaire du Mediator, les avocats François Honnorat et Charles Joseph-Oudin, « ont déposé séparément, la semaine dernière, au nom de six victimes du médicament, deux requêtes en récusation visant la juge Isabelle Prévost-Desprez, qui préside le procès » de Nanterre, indiquent Libération, Le Nouvel Observateur et RTL. Selon ces deux avocats, cette dernière a manqué à son devoir d’impartialité « en critiquant la démarche des victimes et en reprenant à son compte un argument de Servier », explique Libération. RTL, 16/10, Libération, 17/10, Le Nouvel Observateur, 18/10

L’université de Zurich a mené une étude, auprès de 85 personnes – membres de la famille ou amis – présentes lors de la mort d’un proche encadré par Exit, « la plus grande association d’aide au suicide en Suisse », indique La Croix. Cette étude, publiée récemment dans la revue European Psychiatry, révèle que « près de 20% de ces proches souffriraient d’un syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et 16% seraient dépressifs », ajoute le quotidien. Cette étude est cependant critiquée, notamment par Jérôme Sobel, président d’Exit Suisse romande, qui souligne qu’« aucune comparaison n’a été faite avec des personnes confrontées à la mort de proches en soins intensifs ou palliatifs ». En outre, La Croix publie un entretien avec Jean-François Mattei, ancien ministre de la Santé et membre fondateur de l’Espace éthique méditerranéen, qui souligne, pour sa part, être contre l’euthanasie et estime que « la dignité n’est pas une valeur à géométrie variable ». La Croix, 17/10

A l’occasion de l’inauguration récemment du service de radiothérapie oncologique du CRLC Val-d’Aurelle, Le Quotidien du médecin fait part des travaux de l’équipe de radiobiologie de l’Inserm U896, dirigée par le Pr David Azria. L’étude, coordonnée par le Pr Azria et menée pendant 5 ans auprès de 860 malades, « évalue de manière prospective et multicentrique l’utilisation d’un test sanguin pour repérer les patients qui seront le plus à risque de toxicité tardive [d’une radiothérapie] dans les cancers de sein et de la prostate ». Le Quotidien du médecin, 17/10

Archives

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