Synthèse de presse

18 février 2015

12h49 | Par INSERM (Salle de presse)

Médicaments : les enjeux de l’observance en France

Le Parisien rend compte d’une étude réalisée par le cabinet de conseil en santé Jalma, selon laquelle « 25% des médicaments prescrits par les médecins ne seraient pas consommés par les patients ». Ce phénomène engendrerait chaque année 12 000 décès. L’étude révèle que ce taux de non-observance (c’est-à-dire l’absence de prise de médicament) est très élevé chez les personnes atteintes d’une maladie où le risque est mortel. Ainsi, par exemple, seuls 64% des patients atteints du sida respecteraient la trithérapie. De même, seuls 66% des transplantés rénaux suivent correctement les traitements permettant la survie de leur greffe deux ans après celle-ci. Concernant les maladies chroniques (hypertension, cholestérol, diabète), dans 20% des cas, le traitement médical n’est pas respecté, ajoute le quotidien. Selon l’étude, plus de 100 000 hospitalisations pourraient être évitées chaque année si les traitements étaient mieux suivis.

Le Parisien, 18/02

Méfiance de l’ANSM face au Mysimba, un médicament anti-obésité

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a fait part de ses craintes, dans un courrier adressé à l’Agence européenne du médicament (EMA), quant à l’autorisation du médicament anti-obésité Mysimba, indique Le Figaro. Dominique Martin, directeur de l’ANSM, exprime notamment ses inquiétudes au sujet de la sécurité cardio-vasculaire du médicament, qui associe le bupropion et la naltrexone, et sur les possibles risques de dépression et suicides. Selon Jean-Louis Montastruc, pharmacologue au Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse : « Les risques liés à ces molécules, même s’ils sont minimes, ce qui reste à démontrer, sont inacceptables au regard du bénéfice faible sur la perte de poids ». L’ANSM a par ailleurs rappelé, il y a quelques semaines, que l’efficacité du baclofène, médiatisé dans la prise en charge de l’alcoolisme, n’a pas été démontrée dans la boulimie. Ce type de médicaments, détourné comme coupe-faim, fait l’objet d’une surveillance rapprochée de l’agence.

Le Figaro, 18/02

En Bref

Le Monde rend compte, dans son supplément Science & Médecine, d’« un cas d’obésité lié à une transplantation fécale ». Une femme qui souffrait d’une infection récurrente par la bactérie Clostridium difficile, est devenue obèse peu après une greffe de fèces dans un hôpital de Rhode Island (Etats-Unis). Philippe Seksik, gastro-entérologue à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, et directeur d’unité Inserm, explique qu’« en France, quelques dizaines de patients sont traités chaque année par transplantation fécale (…) ». Ce « cas d’école » a été publié dans la revue Open Forum Infectious Diseases

 Le Monde, Science & Médecine, 18/02

Un nouvel antiviral prometteur contre le sida, ABX464, vient d’entrer en étude clinique de phase IIa, indique Les Echos. Philippe Pouletty, président d’Abivax, la société parisienne qui le développe, explique : « Après l’arrêt du traitement, il n’y a pas de rebond immédiat de la charge virale, contrairement aux médicaments actuels. Si ces résultats se confirment au stade clinique, cette molécule ouvrirait la voie à un véritable traitement curatif ».

 Les Echos, 18/02

Archives

Une « synthèse de presse » n'est qu'un résumé des analyses et opinions des médias qui ont été lues pour la réaliser. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de l'Inserm. Sont mis à disposition, dès lors qu'ils existent, les liens vers les articles de presse cités dans la synthèse.

Ces liens, actifs à la date de la mise en ligne de la synthèse, sont susceptibles de ne plus l'être quelques jours plus tard.





fermer
fermer
RSS Youtube