Synthèse de presse

02 janvier 2013

11h48 | Par INSERM (Salle de presse)

L’ANSM va alerter sur les effets délétères de la pilule de 3ème génération

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), en lien avec le gouvernement, a décidé de renforcer le dispositif d’information et de sécurité concernant les effets secondaires délétères de la pilule de troisième génération, prise par près de 2 millions de femmes en France. Le directeur de l’Agence, Dominique Maraninchi, a dénoncé « un emploi excessif » de ce contraceptif et annoncé sa volonté de restreindre sa délivrance. « Si notre mise en garde auprès des prescripteurs ne suffisait pas, il s’agirait de réserver les conditions de prescription et de délivrance pour en limiter l’utilisation, pour être sûrs que [ces pilules] ne soient utilisées qu’en deuxième recours », a-t-il indiqué. Le 14 janvier, à la demande du député Gérard Bapt, une réunion extraordinaire du conseil d’administration de l’ANSM examinera « l’insuffisance de la communication d’alerte sur les alarmes de pharmacovigilance vers les médecins et les pharmaciens ». Libération rappelle la plainte d’un jeune française de 25 ans, handicapée à 65% depuis un AVC qu’elle impute à sa pilule, contre Bayer et le directeur de l’ANSM.

Libération, 02/01

Les labos inquiets pour leur avenir proche

Le Figaro fait état des inquiétudes des laboratoires pharmaceutiques concernant les plans d’économies dans les dépenses de santé annoncés par le gouvernement. Les labos estiment qu’ils vont supporter la moitié des 2 milliards d’euros d’économies prévus en 2013, alors même que les médicaments remboursés ne représentent que 15% des dépenses de santé. Claude Le Pen (Professeur à Paris-Dauphine) souligne que « d’un côté on rabote le chiffre d’affaires et les marges d’une industrie unanimement présentée comme un secteur d’avenir. De l’autre, on injecte deux fois plus d’argent dans le système de santé, au profit surtout d’institutions publiques peu compétitives ». Pour s’adapter à cette nouvelle donne et à la concurrence des génériques, les industriels français du médicament multiplient les programmes de réduction de coûts et les plans sociaux. Selon le cabinet Arthur D Little, 5 500 emplois (sur 40 000) devraient ainsi disparaître dans la production de médicaments d’ici à 2015.

Le Figaro, 02/01

En Bref

Le Monde met l’accent sur un phénomène qui « vire à l’addiction », à savoir le rapport entretenu par les collégiens avec leur téléphone portable, devenu un véritable « doudou ». A Nantes, un collège tente de limiter l’usage du téléphone, mais se heurte à la résistance des élèves, qui ne peuvent quasiment plus se passer de ce « cordon ombilical numérique ». Le Monde, 02/01
Dans Maxi, Pierre Desreumaux, directeur de l’unité Inserm sur la physiopathologie des maladies inflammatoires intestinales, évoque les stratégies de lutte contre le « syndrome de l’intestin irritable », une affection qui touche plus d’une personne sur 10. Il souligne au préalable que la première cause de cette pathologie est « une hypersensibilité du tube digestif, avec un seuil de douleur qui se trouve alors plus bas que la normale ». Pour calmer les crises, il conseille certains types de médicaments comme notamment les antispasmodiques et les régulateurs du transit, ainsi que des compléments alimentaires. Il vante également les mérites d’une activité physique, notamment en cas de constipation. Maxi, 31/12
Le Monde Diplomatique évoque le « mal planétaire » qu’est devenue l’obésité. Aujourd’hui, les personnes obèses sont parfois considérées comme seules responsables de leur condition. Les sociétés modernes ont pourtant construit leur développement autour du progrès technique, favorisant l’inactivité physique et qui a progressivement « diminué la quantité de calories que nous brûlons sans y penser », souligne deux sociologues américains. Autres facteurs expliquant cette « mondialisation » de l’obésité : la stratégie commerciale du « supersize » et l’embonpoint considéré, dans certains pays émergents, comme un signe de réussite sociale. Le Monde Diplomatique, 01/01 

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