Synthèse de presse

23 août 2017

12h36 | Par INSERM (Salle de presse)

Médicament thyroïde : des patients se plaignent d’effets secondaires

Dans un dossier de deux pages, Le Parisien revient sur la nouvelle formule du Levothyrox qui fait l’objet de controverses. Pris par 3 millions de malades en France, le Levothyrox occasionne des effets secondaires chez certains patients depuis la nouvelle formule, commercialisée depuis le 1er avril en France. Jean-Christophe Lifante, un spécialiste de la thyroïde à l’hôpital Lyon-Sud dans le Rhône soutient : « Il n’est pas question de nier ou de minimiser le mal-être de patients, mais les études de pharmacovigilance, que nous suivons de près, ne permettent pas, en l’état actuel des choses, de remettre en cause la nouvelle formule du Levothyrox ». Au total, ce sont 70 000 personnes qui ont signé une pétition en ligne. Demandée par l’Agence nationale du médicament (ANSM), la nouvelle formule avait pour but de « garantir une teneur en substance active plus constante d’un lot de médicaments à l’autre ».

Le Parisien, 23/08

Comment Crispr/Cas9 va changer la société

Dans un article publié par La Tribune, Solveig Fenet, ingénieure d’études et chargée de missions éthiques de l’Inserm ; François Hirsch, directeur de recherche et responsable de la mission éthique de l’Inserm ; et Hervé Chneiweiss, directeur de recherche et président du comité d’éthique de l’Inserm, expliquent que « la technique d’édition des génomes Crispr/Cas9 pourrait permettre de grandes avancées dans les domaines de la médecine, de l’agriculture, et, plus largement, impacter la société toute entière ». Ils soulignent que cette technique vient d’être utilisée sur un embryon humain aux Etats-Unis. Selon eux, un débat est « d’ores et déjà engagé par de nombreuses institutions publiques françaises dont l’Inserm, et étrangères tel l’institut Harvard » pour savoir quelles sont les applications des techniques de modifications du génome qui peuvent être autorisées, et celles qui doivent être interdites.

La Tribune, 23/08

En Bref

L’AFP fait part du décès, samedi, du Pr Claude Jasmin, cancérologue et hématologue, ancien directeur d’unités de recherche à l’Inserm (1984-2004), à l’âge de 78 ans. Disciple et successeur  de Georges Mathé, une figure de la cancérologie disparue en 2010, Claude Jasmin s’était spécialisé dans la recherche multidisciplinaire en matière de leucémies, cancers et sida. Fondateur de l’association Vaincre le cancer en 1987 qui soutient la recherche et la formation de jeunes chercheurs, il était membre de sociétés savantes internationales et signataire de plus 350 publications scientifiques. Ses obsèques ont lieu aujourd’hui au cimetière parisien de Bagneux (Hauts-de-Seine).

AFP, 22/08

Selon des chercheurs de l’université de Liverpool, un an après leur guérison, les survivants du virus Ebola ont, pour la plupart, des séquelles et souffrent de dépression. Dans un article publié dans la revue Clinical infectious diseases, les chercheurs affirment notamment que près de 4 survivants sur 5 (78%) présentent des troubles de la mobilité, soit environ 7 fois plus que le reste de la population.

Pourquoidocteur.fr, 22/08

Dans son édition Science et Médecine, Le Monde se penche sur « l’oubli, mécanisme-clé de la mémoire ». Francis Eustache, neuropsychologue, directeur d’une unité Inserm (université de Caen-Normandie) et directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études (EPHE), explique dans Mémoire et oubli : « En dehors du contexte très particulier des maladies de la mémoire, les deux termes « mémoire » et « oubli » sont loin de représenter deux fonctions antagonistes. Ils répondent aux mêmes objectifs, car l’oubli est indispensable au bon fonctionnement de la mémoire ».

Le Monde, édition Science et Médecine, 23/08

Le Figaro s’interroge, dans un article sur le terrorisme : « Les psychiatres peuvent-ils dépister des passages à l’acte de nature terroriste ? ». Raphaël Gaillard, chef de pôle à l’hôpital Sainte-Anne, estime que « pour l’essentiel, les terroristes n’ont rien à voir avec les grandes pathologies psychiatriques (…) ». « Il manque un débat de société sur les moyens à mettre en œuvre », remarque Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale à l’université Paris-Sud Paris-Saclay. Pour lui, « la question de la prévention du terrorisme est légitime mais plus vaste et il est délicat d’instrumentaliser la psychiatrie dont la fonction repose beaucoup sur la relation de confiance. »

Le Figaro, 23/08

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